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London Calling fait parti de ces albums incontournables que le grand public connait même sans avoir jamais écouté une de ces chansons ... C'est aussi surtout le 3ème album de The Clash. Alors, The Clash, comment pourrait-on définir le groupe ... le mot précurseur est, je crois, ce qu'il convient de mieux. Pas seulement précurseur du Punk mais aussi de la Pop, du Reggae, du Ska ... Comme nous le montre cet album. Le groupe est composé de Joe Strummer (guitare et chant), Mick Jones (guitare et choeur), Paul Simmonon(basse et choeurs) et Topper Headon (batterie et percussion). La pochette de l'album représente Paul Simmonon fracassant sa basse sur scène et est en fait une imitation de celle du premier album d'Elvis.
Cette galette est pour le moins fourre-tout. C'est un joyeux pèle-mêle de tout ce que le groupe se plaisait à jouer. Bien entendu, cela semble un peu décousu, mais cela n'a aucun effet sur la qualité de cet opus. On commence bien sûr avec le cultissime "London Calling". Il est le premier morceau de cet album, éponyme et certainement un des morceaux les plus connus des Clash. Véritable tuerie, ce morceau fait également partie d'un bon nombre de bande-originale de film, certainement parce qu'il est représentatif de l'effervescence de cette époque.Un peu plus, loin l'auditeur sur la piste 5. Étrangement, à l'écoute de celle-ci, on croit reconnaitre les premières notes de "I Fought The Law And The Law Won", et non, il n'en ait rien, c'est "Rudie Can't Fail". C'est un morceau aux influences Ska. Petite explication des paroles, le texte parle d'un bus 19 et d'un certain Rudie ... Le bus 19 est un numéro de bus ammenant les prolos travailler et Rudie fait référence au Rude Boy, l'ancêtre du skinhead, qui est en général amateur de ska. Je vous l'ai dit, cet album comporte de nombreuses perles dont ma chanson préférée des Clash : "The Guns Of Brixton". Celle-ci est facilement reconaissable grâce à sa piste basse. Il évoque les conflits entre la police et les habitants d'une zone sud de Londres, Brixton. En avril 1981, d'importantes émeutes raciales y eurent lieu. A noter que un des seuls morceaux écrit par le bassiste, Simmonon. Et à l'écoute de celui-ci, on se demande pourquoi ce dernier n'en a pas écrit plus !
Plus d'une heure de mélodies, d'accords et de rythmes géniaux, London Calling est vraiment un album exceptionnel ! Bref, un condensé de toutes les passions du groupe. Tout le monde devrait l'écouter, pas seulement les punks mais tous les amateurs de musique, pour se rendre compte de l'influence et du potentiel des Clash. Que du bonheur ...
Val 10/01/2006 avis:  | | |
London Calling... Le fameux album souvent placé dans les premières places des classements des plus grands albums de tous les temps... Certains le considèrent même comme le plus grand album de rock de tous les temps...!
London Calling est avant tout pour moi l'album le plus surestimé de tous les temps d'un groupe parmi les plus surestimés de tous les temps... Une vaste supercherie reprenant une pochette d'Elvis et faisant croire à une réconciliation entre les générations : rock 'n roll, reggae, punk, R&B, pop, hard rock, jazz... Sur le papier ça a vraiment de la gueule, mais sur le disque c'est une autre histoire : un beau bordel.
Nous avons donc 19 titres, ce qui sent déjà l'overdose avant même de se les injecter, et même s'ils semblent plutôt courts (3 minutes en moyenne). Quelque soit le genre musical revisité, il est revisité de façon punk bien entendu, c'est à dire de façon rapide, entrainante voire sauvage mais aussi de façon monotone, entêtante voire barbante.
Pourtant, le premier titre "London Calling" laisse espérer de belles choses avec ses arrangements vocaux plutôt simples mais efficaces, mais il est suivi par une ribambelle de titres insipides dans lesquels Joe Strummer et Mick Jones donnent l'impression de pédaler sur un tricycle alors que d'autres sont passés à la Harley Davidson. "Rudie Can't Fail" fait peut être parmi des titres à sauver sachant qu'elle tourne rond et qu'on peut volontiers accrocher à cette mélodie malgré tout très ska (trop).
L'esprit de ralliement autour du punk est un des rares facteurs de cohérence entre certains titres, diminuant ainsi très légèrement l'effet bouillon insipide ou paëlla du pauvre. "London Calling", "Spanish Bombs" et "The Guns of Brixton" émergent tout de même de la masse des titres ridicules comme le pitoyable "Lost in the Supermarket"... Mieux vaut que je ne m'attarde pas sur la virtuosité ou la technique des musiciens de toute manière quasi-inexistante.
Arriver à la fin de cet album sans zapper tient pour moi de l'exploit sportif et je reste scotché de constater à quel point cet album est glorifié, notamment par rapport à l'excellent Look Sharp! de Joe Jackson sorti la même année.
Si il fallait toutefois garder un album des Clash, et bien ce ne serait pas celui là, mais plutôt le premier sobrement intitulé The Clash et tout de même plus accrocheur.
Religionnaire 15/01/2006 avis:  |
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