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STYLE : Prog/Folk/Space rock

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Phideaux - Number Seven - 2009

1Dormouse - A Theme
2Waiting For the Axe to Fall
3Hive Mind
4The Claws of a Crayfish
5My Sleeping Slave
6Darkness at Noon
7Prequiem
8Gift of the Flame
9Interview With a Dormouse
10Thermonuclear Cheese
11The Search for Terrestrial Life
12A Fistful of Fortitude
13Love Theme From Number Seven
14Storia Senti
15Infinite Supply
16Dormouse - An End

      Religionnaire


15/10/2009    

Derrière ce combat burlesque entre une musaraigne et une écrevisse, le mélomane interprétatif détectera les messages et autres métaphores qui lui plairont. Ce Tarkus du nouveau millénaire, tout aussi caricatural que l'original, chatouille également les mêmes thématiques à savoir la prophétie écologique, les réflexions pseudo-philosophiques sur l'ambivalence entre opposition et complémentarité, les fantasmes de la science fiction et autres considérations darwiniennes. Pourtant, dans ses aspects proprement musicaux, cet album concept s'éloigne nettement des vieilles fanfaronnades d'Emerson, Lake & Palmer au profit de ses contemporains plus folk et planants. Le talentueux Xavier Phideaux semblait avoir perdu l'inspiration. Très productif depuis ses débuts, il avait marqué un temps d'arrêt en 2007 après Doomsday Afternoon, splendide deuxième volet d'une trilogie entamée avec The Great Lap (2006). Les deux années suivantes n'ont été ponctuées que d'une apparition vocale discrète sur le 01011001 (2008) d'Ayreon. Ce très attendu Number Seven ne constitue pas pour autant le troisième volet de la trilogie mais plutôt une sorte d'intercalaire ou de détour décontracté. Le Religionnaire anticipe avec un certain désappointement la sortie imminente d'un appendice nommé Seven and ½. Ainsi, il est un genre de rock qui ne semble pouvoir se débarrasser de cette satané tendance à la surenchère, un phénomène pourtant responsable de sa déchéance il y a plus de trente ans…

Le cocktail nostalgique réalisé sur Number Seven est des plus délicieux. Xavier Phideaux et ses acolytes semblent s'inspirer de la frange la plus folk et médiévale du rock symphonique. Si le fantôme de l'incontournable Genesis plane à travers certaines excursions pianistiques, le Religionnaire perçoit avant tout l'héritage de formations telles que Renaissance et Curved Air, le chant de Valerie Gracious rappelant immanquablement les prestations respectives d'Annie Haslam et Sonja Kristina. L'association raffinée du piano et du chant féminin fait également écho aux œuvres de Kate Bush et de son héritière Tori Amos. Certaines promenades mélodiques plus riches évoluent gracieusement et témoignent d'une délicatesse, d'une volupté, voire d'un maniérisme digne des grandes formations italiennes de rock progressif. D'autres échantillons prennent en revanche une dimension planante digne des grandes envolées floydiennes, lentes, ponctuées de cassures simples et nonchalantes et saupoudrées de soli élastico-poignants gilmouriens. Quelques-uns de ses passages saisissants évoluent malheureusement vers une mollesse persistante caractéristique des meilleurs albums de Camel, un des rares phénomènes que le Religionnaire ose condamner sur ce disque. Ce Number Seven ne possède pas la consistance ni l'emphase de son grandiose prédécesseur, mais n'en reste pas moins attrayant pour autant. Xavier Phideaux affiche une nouvelle fois sa suprématie en matière de rock progressif nostalgique, un domaine où ses rivaux peinent encore à développer une signature authentique.


Avis de la Team
DocSavage
Religionnaire

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BronDune  15/10/2009    avis

Sans doute le meilleur album de Phideaux à ce jour !!A la fois folk, rétro (Vintage comme on dit) et empreint d'énormément de références musicales des années 60 (Rock) et 70's (Art Rock).

En trois parties, ce concept album assez fabuleux peut se découper en :
"Le loir prisonnier", "Le loir se libère" et "Le loir en pleine lumière". Le concept de la rivalité Terre / Eau, entre animaux terrestres et aquatiques, entre la musaraisgne et l'écrevisse nous renvoie au future de notre planète. Un concept-album écologique en quelque sorte.

Un album qui ne supportera pas les découpes ou les extraits et qui donc, s'écoute de bout en bout et de préférence pas en mp3 (coupure entre les morceaux). A la grâce des voix tant masculines que féminines, il y a l'addition d'un saxophone. Une merveille. Il y a aussi l'addition d'un violon. Maginifique.

Cerise sur le gâteau, quand Phideaux devient l'espace d'un titre (court) PFM, Banco ou Late e Miele pour n'en prendre que trois comme références. Storia Senti nous transporte tout à coup d'un l'univers progressif italien. Dieu que ça sent bon le chef d'oeuvre et la sensibilité. Comment donc faire passer les émotions mieux qu'en chantant en italien ? Il est vrai que côté accent c'est pas parfait mais quelle idée lumineuse ! Surtout avec les "papapapaaa" qui suivent et qui nous renvoient à l'époque des Jan and Dean 30 ou 35 ans en arrière. Et ses exclamations, ces cris déchirants en fin de morceau qui me font songer à Polnareff.

En bref, voici un superbe album, sans doute un des meilleurs de l'année 2009 empreint de folk et de très bon rock progressif Vintage le tout emballé avec précaution dans un livret de 20 pages qui vous explique tout de ce concept-album avec illustrations et paroles.

BronDune AKA InsideRock 15.10.2009



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