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STYLE : Garage rock/punk

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Guitar Wolf - Live!! - 2000

1Planet of the Wolves
2Jet Generation
3All Night De Buttobase
4Ryusei Noise
5Reizouko Zero
6Jack the Ripper
7Wild Zero
8Rock'n'roll Etiquette
9Missile Me
10Kawasaki ZII 750 Rock'n'roll
11Summertime Blues
12Kasei Twist
13Too Much Junkie Business
14Machine Gun Guitar
15Ramen Shinya 3 Ji
16Kick Out The Jams
17Rumble

      Deadkal


10/05/2006    

Quand la horde d’acier rend hommage au rock’n’roll. Le rock à l’image des Métamorphoses d’Ovide a connu plusieurs âges : un âge d’or, un âge d’argent, un âge d’airain et enfin un âge de fer. Guitar Wolf pousse sur ses albums le concept encore plus loin en élaborant un cinquième âge issu de la fusion de ces différents âges : l’âge de l’acier. Le seul aspect bizarre avec Guitar Wolf c’est qu’on ne différencie pas un album studio d’un album live. Nous voilà donc réunis pour un nouvel album, enregistrement live de quatre performances en public en 1999 et en 2000 au Japon et au CBGB (club new-yorkais). One, two, three…c’est parti ! Les oreilles du public bien ouvertes, toujours enclines à s’abreuver à l’aciérie la plus proche, n’attendent que le signal…l’ultime cri de ralliement, l’hurlement à la nuit…la batterie roule et devant le public, véritable meute hystérique prête à recevoir le coup de grâce, la fraulein bascule le levier (voir pochette), l’électricité coule désormais dans nos veines.

Si le rock a su se métamorphoser au cours du temps, Guitar Wolf, creuset garage, n’en garde ici que la pulpe régénératrice, sauvage, celle qui permet de trouver dans les sources rock’n’roll le nouvel élan. Le ravage est considérable et tel Gengis Khan et sa Horde d’Or (en fait fondée par son petit-fils si l’on veut être juste), guitar wolf mène sa horde d’acier avec un rare férocité et là où ils passent, nos oreilles trépassent.

Le groupe reprend donc les artistes qui ont su l’influencer à la sauce Guitar Wolf. Du rockabilly d’Eddie Cochran (« Summertime Blues ») au protopunk des MC5 (« Kick Out The Jams ») et de Johnny Thunders (« Too Much Junkie Business ») en passant par le rock’n’roll de Link Wray (« Jack the Ripper », « Rumble »), le groupe nous livre un véritable hommage rock’n’roll en déclinant des versions hachées, passées au shaker garage.

Le culte de l’autodestruction créatrice. Où en était-on déjà ? Ah oui, la batterie roule (« Okami Wakusei (Planet of the Wolves) ») et le carnage commence. Encore une fois, cet album ruisselle de chrome. Ça couine, ça dégouline…qu’on vienne pas faire chier guitar wolf sur la réverbération ou sur les interférences.. non visiblement, il ne connaît pas. Il enchaîne solos décomplexés, expédiés à la moulinette (« All Night De Buttobase », «Ryusei Noise ») et flaques généreuses en métaux ferreux, carbures saturés aux indices d’octane frôlant le 100. La basse escalade le relief sonore et délivre une prestation exemplaire en particulier sur « Kick Out The Jams » et « Summertimes Blues ». Drum wolf maltraite comme à son habitude ses fûts avec la férocité d’un forcené.

Au programme on retrouve des titres émanant de toute la discographie du groupe, en somme un bon best-of. Ainsi de Wolf Rock ! (« Jack The Ripper », « Rumble » et « Machine Gun Guitar »), de Kung Fu Ramone (« Ryusei Noise », « Kick Out The Jams »), de Run Wolf Run (« All Night De Buttobase!! »), de Missile Me (« Missile Me ») de Jet Generation (« Jet Generation », « Summertime Blues ») de Planet of The Wolves (« Planet of The Wolves », « Wild Zero », « Kawasaki ZII 750 Rock'n'roll », « Rumble ») et « Rock'n'roll Etiquette » que l’on retrouvera sur l’album Rock’N’Roll Etiquette. Au menu donc du twist’n’roll, du rock’n’roll, du rockabilly, du punk, du garage…et il est permis de servir plusieurs fois.

La dernière salve résonne encore dans nos têtes et il est temps de reprendre nos esprits, de ramasser nos oreilles en lambeaux. Un album sympa qui donne sans doute une idée de ce que peut être un show du groupe en attendant le moment très attendu de l’ordination live. Seulement voilà, un live de Guitar Wolf ça se vit tout ouïe, ça ne s’écoute pas dans son salon. Pour une raison encore mystérieuse, Ovide fut banni et mourut en exil. Espérons un destin tout différent pour nos troubadours nippons.


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Deadkal

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