2009 et la bataille perdue pour le renouveau.
L’année 2008 se déroule dans la discrétion la plus totale. En sous-marin, Placebo doit digérer l’échec de Meds et les tensions grandissantes à l’intérieur du groupe. Steve Forrest a remplacé Steve Hewitt à la batterie, espérant injecter du sang neuf à l’inspiration du prochain opus : Battle For The Sun. Brian Molko et ses acolytes veulent une bonne fois pour toutes tourner le dos au passé, reprendre tout à zéro, renaître. Afin de consolider ces nouvelles fondations, les désormais anglo-américains autofinancent leur nouvel opus via leur propre maison de production Dreambrother. Reste à retrouver la magie en studio.
La surprise est de mise car Battle possède un échos bien plus rock que prévu. Les plages se veulent plus énergiques, colorées voire enjouées. Le juste contraire de Meds. L’envie de faire de la musique a regagné le cœur de Placebo. Cela se ressent. L’envie, oui, mais les plus gros travers du groupe sont toujours de mises. Il n’est plus à ce jour le meneur d’un genre musical, il se contente de le suivre vulgairement. Treize titres communs. De quoi laisser un chroniqueur devant son logiciel Word, s’interrogeant sur le(s) point(s) positif(s) qu’il pourrait trouver à cet album. Car l’évolution n’est que de façade. Il faut s’armer de patience avant de découvrir la première et unique plage intéressante Come Undone. Bien que l’introduction reste lourdingue, on retrouve les ingrédients du succès Placebo, du crescendo maîtrisé à la parfaite juxtaposition des instruments. Intéressante donc, sans plus. Il est difficile de tenir deux minutes sans appuyer sur la touche next de sa chaîne hifi, on s’ennuie fermement. L’impression de gâchis prédomine tout au long de ce désastre, les déjà entendus se multiplient, la guitare se répète. La voix de Molko agace, irrite au bout de treize années d’activité. Le groupe est totalement déconnecté de la réalité. Pour preuves, les plages Battle For The Sun et For What It’s Worth, respectivement premier titre en écoute et premier maxi commercialisé, font parties des plus mauvais morceaux avec Ashtray Heart et Julien. Cela peut pourtant se comprendre au vu de la pauvreté musicale de ces treize plages.
Placebo confirme une fois de plus son incapacité à donner un digne successeur à Without You I'm Nothing.
| Avis de la Team | |
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| Posthuman666 |  |
| Roquentin |  |
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