 ©Spinefarm / Universal
STYLE : Hard Rock
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The Answer - Revival - 2011
| 1 | Waste Your Tears
| | 2 | Use Me
| | 3 | Trouble
| | 4 | Nowhere Freeway
| | 5 | Tornado
| | 6 | Vida (I Want You)
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| 7 | Caught On The Riverbed
| | 8 | Destroy Me
| | 9 | New Day Rising
| | 10 | Can't Remember, Can't Forget
| | 11 | One More Revival
| | 12 | Lights Are Down
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En 2006, en plein revival hard rock 70’s, une horde de jeunes loups Irlandais montre les crocs et publie – plutôt dans l’indifférence générale dans un premier temps - Rise, une galette folle furieuse, généreuse en riff, suintant de guitares slide et dégoulinant d’harmonica. Un second disque, fait de titres inédits et de reprises vintages accentuait ce coté total, sans calcul, d’un groupe qui voulait tout donner et briller. De premières parties dans des clubs désertés (on n’était pas beaucoup à la boule noire en 2007 alors qu’ils accompagnaient Black Stone Cherry) aux showcase à la Fnac (Montparnasse brûle t’il se demandait t’on lors de la publication du pourtant plus tiède Everyday Demons), The Answer apporte une réponse aux désespérés des septante, avec un son de Gibson chaud, citant finalement autant Aerosmith ou Free (Cormac Neeson où la réincarnation du showman des années passées, voix aigues et poses de dandys sous coke dans une parfaite chemise à fleur et velours beige) qu’à Alice In Chain (Derrière ça turbine lourd, bucherons sensibles avec chemise à carreau et jeans délavés). Du groove, des paroles qui coulent comme une bonne pinte de Guiness et un succès grandissant, jusqu’à cette folle nouvelle : C’est bien eux, jeunes dublinois biberonnés au classic rock, qui ouvrirons pour AC/DC, chaque soir de la longue et harassante tournée que les légendes australiennes donneront pour défendre Black Ice. Un périple étendu sur plus d’un an et tout ce que le monde comporte comme arène ou stade. Everyday Demons sera à l’image de cette tournée, taillé dans le dur, à la va vite pour coller au public massif qui s’apprête à les acclamer. Déjà l’impression d’avoir perdu la folie qui faisait leur originalité se fait sentir. Car comme toujours, les bénédictions ont un prix et cette rencontre au Crossroads signifie pour le groupe vendre un peu son âme, quand bien même la proposition est impossible à refuser. Le Diable a mis des milliers de dollars sur la table pour financer l’importante tournée et compte bien rentabiliser l’investissement. Everyday Demons portera à jamais les stigmates de ce compromis et il lui sera donc beaucoup pardonné. Désormais The Answer est dans l’œil du cyclone et maître de son destin. Albert Production, le géant qui s’est rempli le portefeuille est parti, et les Irlandais sont libres d’envisager la suite des événements. Ce sera Spinefarm, fausse indépendance cornaquée par Universal et retour aux sources annoncées, un revival…
Le groupe, sobre, en noir et sourires effacés posent pour la promo. Quelque chose de sage, comme pour dire maturité. La pochette veut montrer les charmes de l’Irlande mais ressasse – hélas – les gimmicks pathétiques des visuel de musique pour le Yoga. De relaxation il ne sera pourtant pas question tant l’opus s’avère crispant. Mon Dieu, qui a laissé sortir pareille bouse ? En effet l’influence Aerosmith n’a absolument pas disparu, puisque sont convoquées ici les fantômes des pires années des Toxic Twins. Il ne manque plus qu’un clavier. Just Push Eject pensent-on immédiatement. C’est que coté pathos, le groupe a mis le paquet : Entre chansons faciles (« New Day Rising ») et gimmicks maintes fois entendus (« Caught On The Riverbed » adressé aux fans frustrés de U2), rien ne nous est épargné ! Ils ont même… Oh non… Si : Il y a bien un duo avec une voix féminine sur la « plus convenue tu meurs » ballade « Nowhere Freeway ». Rien ne nous est donc épargné, et comme un symbole, cet harmonica incisif qui faisait la renommé du combo n’apparait plus qu’à de rares moment, en soutien rythmique, comme un simple artifice noyé dans les hands clap, tambourin et autre orgue Hammond qui servent d’artifice vintage à cette tambouille trop produite pour être honnête. Avec peut être seulement la courte et efficace « Trouble » pour sauver le navire en détresse, ce Revival pathétique cristallise tout ce que je n’aurais jamais voulu entendre de la part d’un groupe que j’ai tant aimé.
Définitivement acquit à la cause trompeuse du plus grand nombre, The Answer se perd dans la complaisance et la volonté maladive de plaire à tout le monde, perdant par la même ses disciples les plus fidèles, ne supportant plus que l’on bafoue le rock. Le quatuor Irlandais a tout intérêt à avoir su faire fructifier ses passages dans les grands espaces en ouverture de la bande d’Angus Young car ils n’auront plus droit de cité dans les clubs fiévreux avec pareil preuve de leur couardise musicale. Il ne manque finalement que quelques « Nanananaana » façon pop adolescentes pour clairement afficher leur mépris pour le rock’n’roll. Ah non « Vida (I Want You) » l’a fait. Clap de fin.
| Avis de la Team | | |  | | DocSavage |  | | Iro22 |  |
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