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Incubus - A Crow Left Of The Murder - 2004

1Megalomaniac
2A Crow Left Of The Murder
3Agoraphobia
4Talk Shows On Mute
5Beware! Criminal
6Sick Sad Little World
7Pistola
8Southern Girl
9Priceless
10Zee Deveel
11Made For TV Movie
12Smile Lines
13Here In My Room
14Leech
Découvrez la playlist Incubus A crow left of the murder avec Incubus

      DocSavage


31/03/2011    

Après quelques déconvenues avec leur label Epic/Immortal et le départ du bassiste Alex Katunich (alias Dirk Lance), Incubus se lance en 2003 dans l'écriture de leur cinquième album, épaulé par un jeune prosélyte, l'ancien guitariste des Roots converti à la basse pour l'occasion : le discret Ben Kenney. Le précédent Morning View, déconcertant de fraîcheur, plaçait le quintet californien en ambassadeur d'un rock bourlingant aux influences diverses, bringuebalant entre riffs fracassants et ambiances asiatiques, aquatiques ou apathiques. Les attentes des fans, regroupant à la fois l'érudit rock et l'adolescente pas encore nubile fascinée par le chanteur Brandon Boyd ("Il est trop bôôô, puis en plus il chante trop bien, puis en plus il a les cheveux qui volent au vent, puis en plus il fait du surf !"), étaient donc légitimement considérables.

Les premières annonces et promesses ante-publication de l'album auguraient le meilleur pour le successeur de Morning View : Brendan O'Brien, l'excellent producteur du VS de Pearl Jam ou du The Battle Of Los Angeles de Rage Against The Machine, s'occupe d'A Crow Left Of The Murder et notamment de l'imparable single sorti en décembre 2003, "Megalomaniac". Premier extrait du disque pour les radios et première plage de ce quatorze-titres, cette pièce constitue une excellente ouverture vers un univers qui paraît plus mature, plus engagé, en particulier à travers des paroles scintillantes et séditieuses (Hey megalomaniac / You're no Jesus / Yeah, you're no fucking Elvis / Wash your hands clean of yourself, maniac, and Step down), exceptionnellement bien servies par une des meilleures instrumentalisations du groupe jusqu'alors. Des élements de musique électronique distillés par Dj Killmore s'incorporent à cette mélodie terriblement accrocheuse, portée d'une voix de maître par l'excellent Brandon Boyd qui signe ici un chant des plus difficiles techniquement et des plus jubilatoires pour l'auditoire. Tout alors laissait envisager A Crow Left Of The Murder comme un nouveau disque remarquable et en aucun cas inférieur au précédent.

Pourtant, dès l'écoute du titre éponyme, Incubus déçoit. Pire : il trahit. La folie de S.C.I.E.N.C.E ; l'efficacité de Make Yourself ; le côté aérien de Morning View : tout s'est évaporé aux dépends de productions au caractère moins prononcé. Des ballades narcotiques sont répandues tout au long de l'album : "Agoraphobia", "Here In My Room", "Talk Shows On Mute" et "Southern Girl" pour ne pas les citer, mention spéciale à cette dernière qui, dans la catégorie "chansons chiantes et niaises au possible", ferait un véritable malheur. Le plus atteint des insomniaques ne résistera pas face à tant de vide mélodique, émotionnel et s'effondrera, rattrapant ses années de sommeil manquées. Incubus, l'excitant, on appréciait. Incubus, le relaxant, on adorait. Mais Incubus, le soporifique, instigateur de fadaises ? Au diable ! Même quand le groupe s'attaque à l'un de ses sujets fétiches, la télévision, déjà abordé avec "Idiot Box" dans S.C.I.E.N.C.E, il se plante complètement et ne convainc pas ("Made For TV Movie", "Talk Shows On Mute"). Les nombreux lieux communs ("Come one, come all, into 1984 !") côtoient des vers pseudo-poétiques que même l'auteur ne comprend pas ("Still and transfixed, the electric sheep are dreaming up your face").

Sur 14 titres, à peine le quart est à sauver. Parmi cette fraction, "Sick Sad Little World" et ses six minutes trente de bonheur seventies et psychédélique raviront l'oreille délicate de tout bon mélomane, tout comme le sympathique "Leech", au chant réjouissant.

Qu'il est loin le temps où Incubus flirtait avec Primus dans la folie artistique ! Tout est ici si calculé et surproduit...

La cuvée 2004 du groupe déçoit énormément malgré quelques perles ("Megalomaniac", "Sick Sad Little World", qui justifient la note), et ce n'est malheureusement pas le suivant Light Grenades qui relèvera le quintet de ses déboires inventives…

(PS : Pour ce qui est de Ben Kenney, le nouveau bassiste, il n'est pas discret : il est inexistant.)


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DocSavage

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