D’un coup d’un seul me voilà projeté dans un lointain passé, celui où nous portions des vestes en jean joliment décorées de badges à l’effigie de nos héros, nous les adolescents du début des années 80, fiers de leur sac "US" sur lequel était fièrement tracé, au marqueur noir indélébile, quatre lettres et un éclair au milieu… Voici donc, en deux mille-huit, une nouvelle galette sonore sur laquelle figure la même inscription : AC/DC (remplacez le / par un éclair) ! En toute logique c’est du bon gros son qui arrache, c’est donc fébrilement que je glisse le cd dans un lecteur. Me voilà embarqué dans ce Rock N Roll Train premier single extrait de ce nouvel album, accrocheur, peut être un peu trop, un peu à la manière d’une sorte de dépliant commercial pour attraper les gogos qui veulent partir en vacances sur une ile paradisiaque.
Au total quinze titres sont au menu. Ce qui constitue un double vinyle, vous savez comme les grands disques noirs avec une belle et grande pochette que le groupe a vendus par dizaine de millions. Mais l’image me ramène déjà à la réalité, pendant qu’à mes oreilles résonne Big Jack, un morceau qui me fait taper du pied et ressortir la guitare en carton. Le seul titre qui tient vraiment ses promesses. Alors que je feuillète le livret, je réalise que ce sont des gars qui ont passé la cinquantaine qui reviennent foutre le bordel comme à vingt ans. Enfin, qui tentent, en essayant de nous faire croire que la mariée est plus belle, alors qu’il s’agit peut-être juste de battre les Stones au jeu de qui gagne des millions.
Brian Johnson, avec son éternelle casquette, fait le singe devant l’objectif et s’égosille avec plus ou moins de réussite, d’une piste à l’autre. A l’écoute de Rock N Roll Dream, on peut même se demander, si la place de hurleur vacante chez Led Zeppelin ne le tenterai pas. Parviendra-t-il à reproduire ces prouesses vocales sur scène ou sa voix se fait plus poussive ? Angus Young avec sa sempiternelle tenue d’écolier, bermuda et chaussettes de rigueur, est encore capable de nous faire bondir, mais pas toujours dans le bon sens. Certes, il est encore à même de faire vivre un morceau comme Money Made, mais le titre lui-même raisonne presque comme un aveu.
Pour rendre complètement justice à ces nouvelles compositions des frères Young, je recommande une écoute, avec le volume sur onze, de War Machine et de l’éponyme Black Ice, de quoi casser les oreilles des voisins pendant quelque temps, même si ca ne faut pas un bon vieux Back in Black. Bon à franchement parler, l’ensemble des morceaux est d’un niveau fort honnête, une belle petite collection de titres rock, mais en dehors de ceux cités, qui n’ajoutera rien au panthéon des morceaux mythiques du groupe. Sur la masse il y a même un peu de remplissage, ce qui aurait dû finir en simples faces B. Huit années nous séparent du précédent épisode, Stiff Upper Lip, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on s’attendait à plus de matière.
En dehors du matraquage médiatique qui accompagne la sortie de cet album et de la tournée qui va suivre, la bonne nouvelle, c’est qu’ils sont de retour pour notre plus grand plaisir et encore à même de mobiliser des troupeaux de spectateurs qui vont se presser pour les voir sur scène. Aussi, c’est avec un bonheur non dissimulé que je vais ressortir, de ce pas, ma collection de vieux vinyles d’AC/DC.
| Avis de la Team | | |  | | Captain_Destroy |  | | DocSavage |  | | Iro22 |  | | Roquentin |  | | StarChild |  |
Les internautes ont la parole! : 7 message(s) Laisser un message | le_duff 22/04/2010 avis: |  |
Bon, cracher sur des icônes, faut en avoir dans le slip ou des arguments béton. En tous cas il faut en assumer les conséquences face à une horde de fans parfois un peu aveugle ou du moins terriblement indulgente. Par moment ce disque fait taper du pied. C'est déjà pas mal. Dire que les soli d'Angus produisent le même envoutement qu'auparavant, que les riffs sont efficaces au point de faire headbanger, c'est quand même aller trop loin dans la complaisance.
Un groupe qui tourne et présente ses morceaux en faisant semblant d'y croire autant qu'à la plus belle époque, c'est soit pathétique soit une attitude nécessaire. Bref, c'est pas génial vu la discographie mais ce n'est pas dépourvu de talent. En un mot ça n'apporte rien à la discographie, qui plus est déjà conséquante. Désolé mais depuis le single "Big gun" AC/DC n'a rien produit de plus excitant et incandescent. C'était en 1993, sauf erreur de ma part.
Puisque cette musique ne requiert pas autant d'énergie et de préparation physique que certains genres metal comme le thrash dont on craint que ses représentants passés la quarantaine commencent vraiment à prendre du bide, AC/DC peut encore assurer le show à plus de 50 ballets. C'est honorable mais on ne doit pas perdre de vue que leur musique a perdu de son impact depuis longtemps. Ce n'est pas les derniers opus Ballbraker inclus qui me fera changer d'avis.
Enfin, pour avoir eu ces 20 dernières années des discussions sur AC/DC, avec le temps je n'ai pas changé d'avis dans le duel pro et anti Brian Johnson : C'est un excellent successeur à Bon Scott, mais si on parle encore du premier vocaliste du groupe c'est aussi et surtout parce que les disques de son époque restent les meilleurs.
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| Terry 17/01/2009 avis: |  |
C'est clairement leur meilleur album depuis "Back In Back" ! Y en à qui vont dire que j'exagère...alors disons, leur meilleur depuis "The Razors' Edge", au moins, ça, c'est clair ! Bref, un disque extraordinaire !
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| chris snake 31/12/2008 avis: |  |
Ce n'est pas demain la veille qu'à 44 balais je vais miser un kopeck sur Colplay,Doherty et les BB brunes:c'est avec bonheur que d acheter Queen Rodgers,Guns&roses,le futur Kiss et enfin Black ice.D'entrée le son est meilleur que Stiff UP...Le hic trop de titres ils devraient faire des albums à l'ancienne 10 titres 40minutes et basta car il y a du déchet au moins la moitié.Mes favoris seront surement sur la set list live :Big jack,Rockn roll train,war machine rockn roll dream;stormy may day avec son intro très Jimmy Page et she like ...avec la basse de Williams mise en valeur.A noter la voix plus soignée de Casquette hurlante,au fait les fans jetez une oreille sur le dernier Nazareth the News qui ne devrait pas vous dépayser.
BBbb
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| elvisisback 11/12/2008 avis: |  |
Evitons les banalités et lieux communs (AC/DC plus grand groupe de rock du monde, Angus guitariste de génie, Bon Scott regretté mais assez dignement remplacé, et blablabla, et blablabla et blablabla…) et passons plutôt en revue cette nouvelle livraison tant attendue : Rock N’Roll Train, 1er single, est un titre plus qu’honorable, pas le meilleur certes, mais qui met d’emblée les choses au point : AC/DC n’est pas revenu pour faire dans la dentelle. Skies On Fire ralentie le tempo (un peu trop tôt à mon goût) mais l’addiction au riff s’atteint assez facilement après quelques écoutes. Les refrain et riff de guitare de Big Jack sont imparables et en font un second single assez évident. De l’AC/DC pur jus, on rentre ici dans le vif du sujet. Anything Goes est une tuerie, dans la plus pure tradition heavy métal. Le jeu de guitare d’Angus rappelle furieusement celui de Shoot to Thrill. Spoilin’ For A Fight est essentiel ne serait-ce que pour son intro dévastatrice. Stormy May Day donne à découvrir Angus dans un registre peu habituel : un riff bluesy ultra entêtant joué au bottleneck. Rock n’Roll Dream avec ses break, est un titre plutôt lent, qui devient assez vite entêtant. Money Made est à la limite de la caricature mais l’on se surprend à fredonner son refrain ultra simpliste. War Machine, Wheels, Decibel, She Likes Rock N’ Roll et Black Ice sont autant de bons titres d’AC/DC. On regrettera peut-être que le groupe ait cédé à la tentation, bien de notre temps, du remplissage : Smash N’ Grab et Rocking All The Way n’apportent en effet rien à l’ensemble et auraient fort bien pu être relégués en B-sides des singles. Sinon, les titre sont concis, pliés pour la plupart en à peine plus de 3 minutes chacun, pas de fioriture, direct à l’essentiel… du rock n’ roll. La section rythmique reste irréprochable : Cliff et Phil sont réglés comme des métronomes. On regrettera toutefois une production un peu trop plate et linéaire qui, sur la longueur n’est pas loin de conduire l’auditeur à l’ennui. Bref, il s’agit d’un bon album d’AC/DC sans pour autant atteindre des sommets. Mais par définition et malgré un classicisme à toute épreuve, un nouvel album d’AC/DC est toujours un OVNI dans la production musicale contemporaine et donc… un événement. CQFD.
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| scal83 14/11/2008 avis: |  |
Fan inconditionnel de la période Bon Scott, le groupe, dans ses productions a lentement décliné à mes yeux. Ce dernier opus ne m'a pas du tout, mais alors pas du tout convaincu, malgré toute l'admiration et le respect que j'ai pour ce groupe. En lisant les chroniques, j'ai l'impression qu'il existe un consensus établi et bienveillant à leur égard... on ne touche pas aux légendes... Pourtant, à l'époque, la critique n'avait pas été tendre avec le "In Through The Out Door du Zeppelin"... comme quoi les temps changent. Tiens, je vais aller me réécouter Powerage, histoire de rester sur une impression positive!
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| gene44 09/11/2008 avis: |  |
Un bon retour d'AC/DC, peut-être un peu moins hard mais bien rock,un très agréable plaisir à écouter cette nouvelle galette!
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| DYM 07/11/2008 avis: |  |
Un très bon come-back, on sens bien que cet album a été bien reflêchi (sauf pour Wheels qui aurait pu être un énorme tube en ce penchant un peu plus sur le riff et ce qu'ils en font). Il y a, malgré une très bonne empreinte d'AC/DC, une veritable recherche musicale. Je pense en particulier au titre comme Stormy May Day au bottleneck (une première: je me suis dis "mais pourquoi n'y ont-ils pas pensée plus tôt" en l'écoutant) et la magnifique ballade Rock'n'roll Dream. Dans cet album on notera particulierement le travail au chant de Brian Jonhson qui rallie les derniers (peu nombreux) fachés du changement de chanteur qui depuis Back in Black disent "c'est une honte / comment ont-ils osé". Les boys ont toujours la pêche et ça fait plaisir. Cet album marquera le retour aux sources, mais aussi l'expérience. AC/DC sait de quoi il parle et il en parle trés bien. Je souhaite (rêve?) que cet album ne soit pas le dernier et qu'ils ne s'essoufle pas à la suite d'une tournée d'un album trés énergique!
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