Anti-flag - 17/05/2006

Le Trabendo, Paris 19.

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19h20, arrivée au Trabendo, 1ère fois que je rentre dans cette salle alors, petit aperçu du local s’impose : une scène bien positionnée, des bonnes lumières, pas trop grand (donc pas trop de gens : les Zénith, Bercy & Co. n’ont qu’à se rhabiller) mais des marches partout (je vous assure que ça peut être TRES casse-gueule).

La 1ère partie ne se fait pas attendre et c’est le quatuor de redlightsflash qui entre en scène : on pourrait croire des débutants mais, à ma grande surprise, c’est en cherchant le site officiel le lendemain que je m’aperçois qu’ils tournent depuis… 97 !!
Ayant signé chez A-F records, facile de se douter du style de musique (Chris#2 étant fan de rise against !). Ils s’en sortent bien, malgré un public encore peu nombreux qui a du mal à bouger, reste qu’à la moitié de leur prestation, c’est toute la foule qui se met à pogoter (merci à abruti #1, #2, #3 pour la béquille dans le bras, la cuisse gauche et la compression de la cage thoracique sur la barrière (mon médecin a halluciné)). Tout ça pour dire quoi ? Et bien qu’on a rarement affaire à une foule aussi folle et invincible (personne n’a pleuré à cause de bobos occasionnés !).

C’est enfin à The Unseen d’arriver… The Unseen c’est quoi ? Un grand chanteur à grande crête blonde, des petits gratteux aux cheveux roses… mais The Unseen c’est aussi violent (mais tellement bon…) ! Un trop plein d’énergie à évacuer rend le chanteur hyperactif et difficile à suivre du regard et des oreilles mais si on connaît la musique, on peut reconnaître les morceaux (merci au guitariste quand même….)

Rallumage des lumières, la peau collante, des true rebels qui commencent à s’approcher des barrières (sans espoir petits…), ça sent le Anti-flag !
Une arrivée excitante, Chris#2 (chant / basse) crie de plus en plus fort quand même (a eu un peu mal aux oreilles à un moment). Le rythme endiablé de Fuck police brutality commence alors à enjouer toutes les oreilles du public, le doigt fièrement levé et la gueule grande ouverte, la foule est unifiée par les paroles hors chanson du quatuor de Pittsburgh. La guitare de Justin Sane (chant / guitare) le lâche comme à chaque fois que je les vois en concert, alors le « What are we going to do about the USA ? » est remplacé par la belle étoile à la « Mobilize ». Les titres s’enchaînent et, à ma grande surprise et tant mieux, les titres antérieurs à ceux de « The terror state » sont présents dans la set list. Les Américains sont là même s’ils n’oublient pas de nous préciser à l’anti-flagienne « We are not here as Americains, we’re here as French, as you ! ». Bien sûr, des titres comme 1 trillion dollar$ et The press corpse émeuvent la foule qui connaît bien le dernier opus (ça fait plaisir mine de rien !). Petit privilège pas rapport aux autres pays de la tournée jusqu’ici, 2 titres supplémentaires, et qui pouvait demander mieux que Fuck the flag and fuck you ainsi que Drink, drank, punk ??

Les lumières se rallument, la sueur qui coule le long de mon bras n’a pas la même odeur que la mienne… je ne veux même pas savoir à qui elle appartient, ce qui importe, c’est qu’elle transcrit très bien à elle toute seule l’énergie du show et le pied que j’ai pu y prendre. Les critiques vont bon train sur les Pennsylvaniens et leur nouveau contrat mais rien n’y fait, ils n’ont pas changé d’un poil, ils ne m’ont pas déçu d’un doigt !!

Lilith    avis



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