Lorsque les lumières s’éteignent il est déjà 21h30, l’ambiance est assez chaude, plus de 12000 personnes sont là et l’attente a été longue même si The Bravery a assuré une très honnête première partie.
Sur une intro instrumentale, des silhouettes se dessinent et brusquement le volume sonore nous fait tressaillir, telle une sirène d’alarme, alliée à des lumières qui flashent sur le bord de la scène, c’est le début de A Pain That I’m Used To qui raisonne.
Le côté gauche du décor abrite une étrange boule géante sur laquelle seront diffusé durant tout le show d’étanges messages (Pain, Sex, etc… ). Des projections, sur une multitude d’écran à l’arrière plan, viennent compléter le tableau . Un décor à l’esthétique réussie due à Anton Corbin, , donnant une atmosphère intemporelle digne d’un film de science-fiction.
Martin Gore est étrangement vêtu, un bonnet à plume sur la tête, des ailes dans le dos ! Mais oui, il porte un costume à l’image du personnage du dernier opus Playing The Angel.
L’entrée en matière est saluée comme il se doit par les spectateurs, que le groupe laisse à peine respirer, enchainant avec une autre nouveauté John The Revelator.
Dave Gahan, au chant, occupe à lui seul les trois quart de l’espace par son jeu de scène, une présence toujours impressionnante !
Il salue d’un « Good Evening Amnéville », puis les premières notes de A Question Of Time vont animer la fosse et faire se lever l’ensemble des gradins pendant qu’il tombe la veste…. Une ambiance qui ne retombe pas pendant Policy Of Truth, laissant place au premier single du dernier album Precious qui trouve une nouvelle dimension en live.
La salle donne l’image d’une marée humaine déchainée pendant Walking In My Shoes, Martin Gore occupant lui aussi de plus en plus la scène, venant de ci, de là jouer ses parties de guitare en avant.
La complicité entre les deux hommes est visible, en particulier sur Suffer Well, premier single du groupe signé Gahan et non Gore … ainsi que pour Macro où Martin Gore devient le chanteur avec un Gahan en simple choriste, avant de s’effacer pour laisser le compositeur nous assener une fantastique version de Home, seul titre réchappé de Ultra l’album de 1997.
Le chanteur revient ensuite pour deux titres plus lents, c’est le calme avant la tempête …
En effet la température de la salle monte encore aux premiers accords de I Feel You, puis des classiques que le groupe enchaîne, Personal Jesus déclenche une nuée de bras levés.
Le dernier morceau de cet enchainement Enjoy The Silence voit un Dave Gahan, qui nous a depuis longtemps dévoilé son torse tatoué, tendre le micro vers le public qui entonne distinctement le refrain, pendant que la crinière blonde de Martin Gore, qui a lui depuis longtemps jeté son bonnet dans la foule, s’avance pour un solo unique en son genre … un pur moment de bonheur … qui se clôt par le premier départ du groupe.
Le décor ainsi vidé semble tout droit sorti de Star Trek …
C’est Martin Gore qui revient, seulement accompagné de Peter Gordeno, nous offrant une version de Shake The Disease dépouillée mais à donner des frissons.
Ils seront vite rejoint par les trois autres et nous livrent alors Just Can’t Get Enough, le hit mémorable des débuts du groupe il y a vingt-cinq ans, puis un autre ancien morceau que le public chante lorsque Gahan tends son micro, le fantastique Everything Counts.
Ils saluent une nouvelle fois.
Déjà quelque personnes s’apprêtent à quitter la salle, mais ils vont revenir quand les cinq hommes reviennent pour Never Let Me Down Again, dans une version d’anthologie, un moment de folie … puis le calme reviendra pour Goodnight Lover qui voit Martin Gore et Dave Gahan en parfaite symbiose, épaule contre épaule … puis ils nous saluent cette fois pour de bon, Gahan ponctuant le set par un « See You Next Tour » !
Un grand groupe nous a offert ce soir un grand spectacle !
SET LIST :
Intro
A Pain That I’m Used To
John, The Revelator
A Question Of Time
Policy Of Truth
Precious
Suffer Well
Macro
Home
I Want It All
The Sinner In Me
I Feel You
Behind The Wheel
World In My Eyes
I Feel You
Behind The Wheel
World In My Eyes
Personal Jesus
Shake The Disease
Just Can’t Get Enough
Everything Counts
Never Let Me Down Again
Goodnight Lovers
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