Daisybox + Cordelia - 31/03/2006

Le Plan - Ris Orangis (Soirée de prévention contre le SIDA)

Les internautes ont la parole! : Laisser un message Voir les messages (1)

Toute occasion est bonne pour voir Daisybox sur scène tant ce groupe me transcende lorsqu’il brûle les planches mais si en plus c’est pour une bonne action alors…

Je m’explique : Vendredi 31 Mars, 20h30, je me rends au Plan (toujours à Ris Orangis) pour soutenir l’association Diagonale qui organise une soirée de prévention contre le Sida à l’occasion du Sidaction (SID-Action, c’est du Pounk?!). Soirée consistant, outre l’information et la distribution de préservatif à faire jouer deux groupes, Cordelia en première partie et Daisybox donc en tête d’affiche pour leur avant dernier concert du Diagnostic Tour.

Daisybox est un des groupes les plus mésestimés de la scène musicale française. La présence d’à peine 80 personnes dans la salle en atteste. Jouant habillement sur les mots, portée par des guitares incisives et suintantes pour habiller leurs textes ambigus, Daisybox distille une pop, que certains disent fourrée au venin, résonnant en moi comme le compromis entre le rock intello des Pixies ou Stone Roses et la fougue de Nirvana ou de Muse. Tout en changement de Rythme. Ca plane avec Daisybox mais il est impératif que tout explose. Disons-le franchement, en dehors du Hard/Metal qui compose essentiellement ma playlist, Daisybox est ce qui m’émeut le plus. Ma mélodie dans le foutoir auditif de ma vie. 20h30 donc arrivé sur les lieux, le temps pour moi de feuilleter la brochure préventive sur la maladie et de suivre attentivement un cours d’utilisation de préservatif Féminin et Cordelia débarque sur scène. Les 4 étudiants distillent un Pop-Rock sensible, où la guitare et le piano se tirent la bourre tout du long, soutenu par une rythmique solide. Les voix s’entremêlent, se répondent, dialoguent en somme, prenant le public à parti, privilégié témoin de la poésie textuelle proposée par le combo. Le public, timide, se ralliera vite à la cause de Cordelia, pas toujours rassuré, à l’image de la pianiste visiblement émue d’être là. Le set chauffera la salle, de très belle manière, la preuve en sera éclatante lorsque Daisybox investira la salle.
Ouvrant sur Hypnotic, c’est une habitude, le groupe me ravit encore et toujours (ça aussi c’est une habitude !) et malgré quelques problèmes de son Daisybox nous sert ses mélodies, fumantes et entêtantes et le public en hurle de plaisir. Fait notable, pour à peine plus de quidam qu’à Brétigny il y quelques mois, l’assistance fera 100 fois plus de bruit ce qui donnera le sourire à Olivier, plutôt taciturne lors du précédents concert auquel j’avais assisté. Les problèmes de son, surtout du coté de Léo s’amplifient ce qui nous donne droit à de faux départs, sur Fixe puis c’est au tour d’Olivier sur Fixe, il en balancera sa guitare. Le groupe est maudit et le Roadies court comme un damné sur la scène, slalomant entre les fils, amplis et guitares pour sauver le concert. Le public est conscient et tout finira par rentrer dans l’ordre.

Enchaînant leurs titres comme des perles, Daisybox affiche un véritable plaisir à être là, à commencer par Léo, qui, pour son avant dernier concert avec le groupe fini même à genou sur les solo. Le son est brut et les mélodies omniprésentes. Tout le public flotte au son des Pause, Tout les jours ou on héroïne. Metal Hostile m’emplit de joie et la réciprocité entre le groupe et de son public donne à ce moment un plaisir inexplicable, mélange de douceur et de force, de la passion je crois. Rayon nouveauté, Daisybox revient du Mexique et a rapporté dans ses valises une chanson d’un groupe local dont le titre est Nubes. La version live s’incorpore bien dans leur Set et c’est le genre de cadeaux qui sait ravir les fans. Immobile nous permet de reprendre en cœur l’un des plus audacieux de leurs refrains et Helicotère est, sans jeu de mots, planante. Susi et Comme un ange sont également à rajouter aux nouveautés vis à vis de la set list du Rack’am ainsi que la sensible Ultra non, chanté par Sam, le batteur, avec sa guitare en acoustique, suppléé par Léo affublé du même engin. Maya fou, 45 minutes et surtout Solide, définitivement ma chanson préféré et c’est d’un slam dans le public qu’Olivier nos remercie d’avoir enflammé la salle sous les gammes de leurs délicates guitares.

Le temps de remercier tout les acteurs de la soirée, d’un dernier mot sur Sidaction et de dire au revoir à Léo qui s’en va poursuivre sa vie musicale en Solo et voilà les lumières qui se rallument. Fin de la soirée, parfaite, comme toujours avec Daisy.

Merci à Marco pour ses clichés, nous vous conseillons d'ailleurs de faire un petit tour sur son site où vous pourrez en voir d'autres!! http://photosrocks.free.fr










Iro22    avis



© Tous Droits Réservés - http://www.destination-rock.com ® 2009
Radios partenaires : http://www.lagrosseradio.com/ Click N Rock     Nb de visites : rencontres     Compteur :