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LIVE REPORT KISS - 17 JUIN 2008 |
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Balayant d’un seul show une si longue attente pour certains, permettant aux autres de concrétiser le rêve, ils sont passés. Et plus fort que les mots, il reste ces images, ces instants de communion, une pluie de confettis et cette impression indéfinissable qui confine déjà à la mélancolie. Alors que depuis des années, Kiss était devenu un animal rare pour ses fans, un groupe has been pour la majeure partie des magazines de la bonne conscience rock, les 4 fantastiques sont venus remettre les pendules à l’heure glam, sous le dôme d’un Palais Omnisport de Bercy qui n’avait pas été à pareil fête depuis bien longtemps. Mais revenons à l’essentiel, au concert. Plus précisément à tout ce qui fit, avant, pendant et après, une fête de cette journée du 17 juin 2008. Je veux bien évidemment parler, des amis. De ces amis connus ou inconnus, rencontrés ou aperçus, qui firent de cette journée tout autre chose qu’un concert de plus. J’en veux pour preuve, cette évidence immédiate qui nous fit nous reconnaître, sans nous êtres déjà rencontrés. Car c’est véritablement là, que la magie du Kiss opère. En ce sens que ce groupe a su créer un ciment commun entre les personnes et les genres. Bien sur, d’autres exemples existent dans la grande famille du rock’n’roll, mais je ne connais aucune autre entité qui ait autant réussi à rapprocher, sur le long terme, des hommes, des femmes, jeunes et moins jeunes. Pour ma part, si le concert a bien eu lieu à l’heure prévue par les organisateurs, le mien a débuté bien avant la soirée. Plus particulièrement, vers 11h15, le matin. A l’instant même où je retrouvais Laurent et Jean Michel sur le terre-plein du POPB. Certains pourrons trouver cela étonnant, voire singulier, mais je réitère, persiste et confirme que c’est à ce moment précis que l’histoire s’est réécrite. Nombreux le comprendront, d’autres non, mais si je vous dis que lors de notre rencontre, Paul, Gene, Ace et tous les autres furent présents lorsque nos yeux se croisèrent. Que ce furent également ces mêmes qui nous entourèrent de leur bienveillance lorsque les mains se serrèrent en réponse au sourire... comment vous dire ? Plus qu’une rencontre, une connivence. Le genre de complicité se jouant de toutes les raisons. Semblable à celle qui s’instaure à l’instant même de la chute de ce grand rideau noir, frappé aux quatre majuscules, et qui, tout à coup, nous projette sur cette scène, à côté de ceux auxquels, d’une certaine manière, nous nous sommes tant identifiés. Mais alors, me direz-vous, et ce live report, il vient oui ou non ? Et moi de vous répondre « mais mon bon monsieur, ma bonne dame, nous y sommes en plein dans ce compte rendu ! Sauf qu’il ne prend pas le chemin attendu par tout un chacun ! » Effectivement, si la plupart des observateurs présents donneront leur version des faits sur les supports concernés, en soulignant paillettes et pyrotechnie. De mon côté, c’est sur l’extrême puissance d’un show qui prit, de temps à autres, les allures d’une pluie de métal, que j’aimerais insister. Plus précisément, sur la qualité d’une prestation qui, tout en étant grandement due à la performance individuelle de chacun - Paul et Gene ont habité leurs personnages comme jamais - le doit également à deux éléments d’importance. Le tout premier, étant l’évidente influence d’un Tommy Thayer tant décrié, sur le jeu du groupe. Faisant taire tous ses détracteurs par une réelle implication, une vraie liberté de parole, Tommy s’est révélé. S’étant libéré de l’ombre avec respect pour enfin mettre son talent tout en nuances au grand jour, le guitariste a fait plus que séduire ce soir là, il a convaincu. En second dans mon propos, mais d’une importance essentielle, Eric. Devenu membre honoraire, voici un batteur qui sans jamais chercher l’épreuve de force, nous éclaboussa de sa très grande classe, jusqu’à faire montre d’une rare qualité de toucher. Encore une fois, si tous les artifices, costumes et chansons furent au rendez-vous - She restera pour beaucoup un des moments les plus fort du spectacle - c’est sans complexe que je laisse aux plus audacieux l’opportunité de passer par le détail une soirée cinq étoiles qui, si elle fut vécu au même instant, n’eut pas exactement le même impact pour l’un ou l’autre, placé devant, sur le côté ou derrière. Pour ma part, une nouvelle fois, ce que je retiendrais en plus de cette journée ensoleillée par le heavy, ce sont, par ordre d’apparition, les fous rires qui ponctuèrent l’attente, quelques rencontres plaisantes, dont la venue de Phil (Acidmule) le naturel de Leana (Ladies In Waiting) les clins d’œil au jeune Mikaêl (The Eradicator) et à l’amical Starkiss, la venue de Mon confrère Iro22 de Destination Rock pour qui se fut une découverte et bien d’autres moments qui donnèrent à ce mardi une saveur mémorable. Une nouvelle fois, Kiss m’aura encore prouvé que rien n’est impossible, tant que l’on garde la flamme intacte. Ils reviendront. StarChild Starchild avis: ![]() |
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