The Stranglers - 04/04/2007

Le Splendid, Lille

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The Stranglers, quinquagénaires émergés durant la vague Punk Britannique, groupe du Franco-anglais Jean-Jacques Burnel, bassiste énergique et depuis toujours des Etrangleurs de Londres, venait présenter leur dernier à Lille, Suite XVI.

Le Splendid, ancienne salle de cinéma reconverti en salle de spectacle minimaliste avec balcon. C'est là bas que je devais me rendre pour assister (pour la première fois) à un concert de ces vieux gaillards!

Arrivé 1 heure après le coup d'envoi des festivités - on ne quitte pas une jolie blonde Lilloise comme cela (pas tenté de savoir si je parle de bière ou d'autre chose…) - j'arrivais sur le devant de la scène en même que les quatre garçons des Stranglers mais eux dans l'autre sens bien sur. Salués comme il se doit par le public nombreux 500/600 personnes, entre vieux fans de toujours à la quarantaine bien tassé, trentenaires énergiques et jeune gamins d'a peine vingt ans. L'ambiance fut au rajeunissement, si bien qu'on se demandait bien qui était véritablement les gamins ou les grand-père dans le lot.

Le concert balance entre classique du temps passé, "Grip" de l'album Rattus Norvegicus, et nouvelles compos comme "Unbroken". On sent bien que l'age et là, la fougue sûrement au rendez-vous que durant leur années épique mais la musique percutent toujours autant les âmes, Burnel maltraite sa basse pour faire rêver. Avec "Peaches" ou "Always in the Sun", les hits des Stranglers remontant le temps pour les plus nostalgiques, avant de faire un petit entracte pour prendre la parole, Burnel nous évoque les problème de santé de Jet Black, remplacé par un minot, roadie du groupe depuis 6 ans, de moitié moins leurs ages mais qui se débrouillait fort bien. Mais aussi pour nous parler de son amour pour "W" ou son gouvernemental supérieur Tony Blair, s'exprimant aussi en Anglais pour des compatriotes, qui ont du les suivre sur la tournée complète si j'ai bien compris, Jean-Jacques nous rappelle qu'il aime bien qu'on l'embrasse quand on l'encule (When I've been fucked, I like to be kissed).

S'en suit la première et la dernière (heureusement) ballade Country du groupe, en hommage et inspiré par Johnny Cash, "I Hate You". Baz, nouveau chanteur/guitariste et sa tête de boxeur au crâne rasé, sort son harmonisa pour accompagner son nouveaux vieux compagnon bassiste. Le concert se poursuit par "Walk On By", "Relentless" ou par la reprise des Kinks "All Day and All of the Night" titre épique de la soirée. Peu après cela le groupe partira… se désaltérer un peu avant de revenir encouragé par la public scandant leur nom.

Le rappel bat son plein, les aficionados veulent l'incontournable "No More Heroes", mais le groupe perfide sort un "Nuclear Device" de sa poche puis fait semblant de s'en aller, le public et vraiment tendu n'attendait que ce dernier instant magique et orgasme, même s'il sait qu'après le plaisir sera fini et que le groupe s'en ira pour de bon vers d'autres contrés. Et puis au bout d'une heure et demi de show, à la fin de leur deuxième rappel le moment arrive enfin, "No More Heroes" est là joué par les 4 garçons dans le vent retrouvant l'espace de 3, 4 minutes leur verve d'antan...

Whatever Happened To All The Heroes?
All The Shakespearoes?
They Watched Their Rome Burn
Whatever Happened To The Heroes?
Whatever Happened To The Heroes?

No More Heroes Any More
No More Heroes Any More






Setlist approximative:

5 Minutes, Grip, Spectre Of Love, Nice 'n' Sleazy
Death & Night & Blood, Unbroken, Peaches
Always The Sun, Golden Brown, I Hate You
Lost Control, Summat Outnowt, Walk On By
Relentess, Burning Up Time, All Day And All Of The Night
Duchess, London Lady



Nuclear Device, Dagenham Dave



Hanging Around, No More Heroes






Sid    avis



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