Inutile de vous dire qu’en ce soir du 18 Octobre 2006 , je n’aurais voulu être nul part d’autre qu’au nouveau casino, cette salle hétéroclite planté au milieu de Ménilmontant, en plein quartier BOBO parisien, pour assister de nouveau à un show des excellents Lazy. De retour sur les planches parisienne depuis leur tournée en ouverture d’AqME, c’est dans une sorte de coalition que je retrouve AqME, flanqué des Marseillais de Fis(ch)er et des Strasbourgeois de Housebound, pour une tête d’affiche partagé, avec ¾ d’heures par groupes. En effet, ces trois formation en sont là pour défendre leur premier et seul album, Instable pour Fis(ch)er, les protégés de Coriace, One a Daily Basis pour Housebound, chez Dirty 8 et le faramineux Rock Against Rock pour Lazy, signé eux chez At(ho)me. Trois groupes, trois Labels, Trois Albums et une seule envie, celle de tout envoyer en l’air, dans un Nouveau Casino loin d’être plein mais où règne une ambiance plutôt sympa. Faisant fis de l’espèce d’Aigris qui critiquait tout et ce dès le Set de Houseboud (morceaux choisi : Ca c’est pas de la musique, c’est du bruit… La musique c’est Pink Floyd !) je me concentrait sur le Neo brut de décoffrage de nos 5 habitués de la Laiterie, belle salle Strasbourgeoise, qui, il faut le dire envoie ‘‘Le’’ bois (du bis par chez nous mais selon Florence d’At(ho)me le préfixe LE est plus approprié !). Force est de constater que les Quintet tiens sa scène et, malgré des réactions timorés d’un public qui, comme moi, semblait ne pas les connaître. Doté d’une belle père de gratteux, aussi prompt à dégainer le son gras qui tâche qu’un superman en baudruche pour emmerder le batteur à grand coup de « Super Héros dans ta tronche ». Un show tout ce qu’il y a de plus carré en attendant la suite.
La suite fera plus de bruit, cela due, surtout à un public conquit d’avance et un chanteur aussi marrant que barjot, Fis(ch)er envahit la scène et balance ses titres comme d’autres distribuerais des paires de baffes… N’étant pas familier avec le groupe, je me surprend à sautiller en attendant le single Instable, sel titre que les sampler m’avait rapporté aux oreilles. Alors que sur disque, ce dernier m’était apparu comme sympathique mais vraiment sans plus, ils est en revanche irréprochable en live et c’est toute la salle qui pête un plomb, chaud bouillant pour accueillir les régionaux de l’étape, j’ai nommé LAZY !
Il suffit de faire un tour sur ma chronique pour savoir tut le bien que je pense de ce groupe, mais croyez moi, par expérience c’est sur scène que le groupe prend sa véritable dimension… Déjà les prises de sons live de l’album m’avais laissé entrevoir l’appétit des bonhommes pour les planches mais à les voir tout donner en ouverture d’AqME, devant un public loin d’être acquît à leur cause, j’ai été soufflé. Mais cet fois le public est là pour eux. Moins nombreux qu sur les dates d’AqME cela va de soi, mais prêt à en découdre avec les titres burnés et rageurs que nous servent nos cinq garçons. Aurélien, rencontré peu avant dans la salle investit une baffle avec son imposante basse alors que les deux Julien, chacun dans leur style, donne du riff en veut tu en voilà dès Irresponsible Riot Act. Sébastien semble avoir la voix fatigué en ce début de concert, il confessera que le groupe fait sa sixième date d’affilié dans la semaine et que la fatigue se fait sentir… Olivier, aussi sobre efficace qu’a son habitude hausse le niveau de jeu, en poussant le groupe un cran au dessus à coup de caisse claire… Infaillible. Sébastien se sent plus chaud et dès le second titre, tout se remet en place. C’est quasiment l’album entier qui passe tel un rouleau compresseur sur nos esgourdes et les Rock Against Rock, Koma White et Sashimi Song se révèlent être des pièces maîtresse d’un échiquier encore jeune mais déjà diablement puissant. On by Pass aussi donne des frissons, tandis que Sébastien - il n’y a plus de doutes possible – possède la scène comme peu avant lui dans cette soirée fort en riff et en gros son… Soli, breaks, communion totale avec un public en liesse malgré le petit nombre de spectateur, tout les éléments sont réuni pour que la sauce se lie et scelle la soirée dans un bordel… Agréable ! Les lights reviennent, mon aigris est en peine discutions sur les bienfaits inespérés de Lazy sur sa suffisante personne, et mon sourire en est plus que décuplé. Le temps de remercier Florence d’At(ho)me, de tailler une bavette plus que sympathique avec Georges, le père de Koma (AqME) et voilà les vigiles qui me somme de virer de là…
Encore une grosse soirée sous les couleurs de Lazy, que ça deviennent une habitude ?! Avec plaisir !
Iro22 avis:  |