Destination Rock
Accueil
Tribune
Around The Rock
Albums
Concerts
Bios
Photos
Nvx Talents
Livres
Vidéos
Forum
Liens
Livre d'or
Team
Foire Aux Questions      Nous contacter
Rechercher sur le site :

Choisissez votre version de mise en page :
    


Motörhead - Motörhead - 1977


Genre : Hard Rock

©Chiswick Records
1Motörhead
2Vibrator
3Lost Johnny
4Iron Horse / Born To Lose
5White Line Fever
6Keep Us On The Road
7The Watcher
8The Train Kept A-Rollin'
9City Kids





Avis de la rédaction :
Starchild
Ulyssangus
Les internautes ont la parole! : Laisser un message Voir les messages (0)

1977 MOTÖRHEAD ...TEIGNEUX...

Remercié d’Hawkwind après s’être une nouvelle fois fait arrêter pour cause d’usage intempestif de sulfate d’amphétamine, Ian Fraser Kilmister ne plane plus. Terminées les longues chevauchées cosmiques, le space rock à fulgurances électriques, le moment est venu d’affirmer sa propre identité musicale et elle sera totalement vouée au rock’n’roll. Très vite, accompagné de Larry Wallace (guitare) et de Lucas Fox (batterie) Lemmy - c’est le surnom que lui ont donné ses amis d’enfance - prend soin de déterminer la formule qui va lui permettre de dépasser le mur du son. Nous sommes en 1975, et si tous les éléments qui feront le futur ne sont pas encore vraiment définis, le potentiel est déjà bien là. Dénommé Bastard dans un premier temps, parce qu’il faut bien se trouver un nom qui suscite l’attention, le trio adopte rapidement celui de Motörhead, plus accrocheur, puis entre en sessions d’enregistrement chez United Artists Records pour réaliser son premier album ; On Parole. Lancé sur le marché sans grande conviction, par un label qui ne croit pas réellement au potentiel du groupe, le disque est retiré de la vente après quelques semaines d’exploitation.

Malgré l’échec de cette première expérience, Lemmy the Lurch ne se laisse pas abattre : coûte que coûte, il mènera son projet à bien. Il faut dire que l’homme sait d’où il vient et la perspective d’un retour à la case départ ne s’envisage même pas. Par conséquent, après un changement radical de line-up, c’est un Motörhead new look, dirigé par l’omniprésente quatre cordes Rickenbacker, soutenu par un nouveau bloc moteur composé de Phil "Philthy Animal" Taylor à la batterie et du guitariste "Fast" Eddie Clarke, qui signe chez Chiswick Records, en vue de réenregistrer ce qui va devenir officiellement le premier disque du groupe. Reprenant globalement la majorité des titres figurant sur le précédent essai, tout en se définissant au travers d’un visuel hybride - le Snaggletooth, crée par Joe Petagno - dont le masque bardé de métal semble s’inspirer autant d’un sanglier mutant que d’un Smilodon, l’album est comme une sorte de ferraille en fusion. Tout est là. Evident. Avec ce son planté entre houillères et usines automobiles. L’absence de respiration. Jusqu’à cette forte odeur d’huile mécanique qui ne nous quitte plus, une fois l'offensive terminée.

Lemmy ne s’en est jamais caché, il aime le punk. Et d’une certaine manière, son groupe, c’est un peu les Ramones a qui on aurait donné le vrai goût du risque. Si l’arrière plan est sombre, voire très noir, à l’exemple de Vibrator, c’est véritablement cette dose de punk, conjuguée au plus que parfait du vindicatif, qui donne la vraie tonalité de ce disque. Car chez Motörhead, on ne tutoie pas la ligne blanche, on la dépasse allègrement et, autant le dire sans réserve, le trio semble prêt à toutes les expériences, dès lors qu’il s’agit d’atteindre la limite du possible. Autre originalité, cette basse. Qui n’hésite pas à sortir de son rôle pour jouer les guitares rythmiques, tout en signifiant, une fois pour toutes, que c’est toujours la raison du plus fort qui l’emporte. Bien sur, le disque est plutôt brouillon. Mais le côté brouillon de cet album fait des merveilles et on est rapidement obligé de se rendre à l’évidence : nous sommes bien en face d’un début de confession de l’ultime. Corrosifs, sans être encore ce déluge qui fera date, fruits de nombreuses influences, MC5 et autres fantômes, les titres s’enchaînent dans la même atmosphère de froideur, sous une lumière de fin d’après.

Sorte de pavé jeté à la face de ses détracteurs, Motörhead hurle son rock’n’roll avec une sincérité que l’on sent héritée d’une vie antérieure. Un peu comme si il n’y avait pas de place pour la mauvaise foi, lorsque l’on se prétend chef de guerre, Lemmy dépoussière le genre, tandis que d’autres en exacerbe les clichés.

Starchild  30/06/2008    avis



© Tous Droits Réservés - http://www.destination-rock.com ® 2009
Radios partenaires : http://www.lagrosseradio.com/ Click N Rock     Nb de visites : rencontres     Compteur :