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Queen - The Works - 1984


Genre : rockTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net

©Parlophone
1Radio gaga
2Tear it up
3It's a hard life
4Man on the prowl
5Machines
6I want to break free
7Keep passing the open windows
8Hammer to fall
9Is this the world we created...?





Avis de la rédaction :
Deadkal
Elric
Iro22
Jerome
KlOwN
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Les critiques et les puristes attendait Queen de pied ferme en cette année 84 car depuis the Game en 1980, Queen a assez déçu ( Ce n’est pas mon avis mais celui du fleuron rock-culturel de ce temps…) trois albums en demi teinte pour la reine : Tout d’abord la B.O. de Flash Gordon, qui n’est pas vraiment considéré comme un album studio et qui est il faut l’avouer de qualité moyenne, plus intéressante pour ses ambiances que ses musiques, Un Greatest Hits, exceptionnel, forcément mais qui a renforcé l’image commerciale du groupe, et Hot Space qui est ( au combien à tort !!!) l’album le moins aimé de Queen. Trop de synthé, de funk ou de pseudo-rock FM sur cette galette, gros échec critique et semi-échec commercial, Queen divise… Mais comme un roi, la reine aime diviser pour mieux régner… Exit le Studio de Montreux pour ce disque et Welcome Los Angeles et Munich pour donner le son de The Works.
8 ème Album studio de Queen, The Works est un des plus rock de leur carrière. Gonflé de tubes, survitaminé à la guitare façon Brian May, Queen récidive quand même avec un pianiste ‘‘rajouté’’ Fred Mandel qui participe à l’enregistrement de 5 chansons. Beaucoup voit The Works comme un The Game 2, un retour à l’album qui leur a le plus réussi… The Works se classera 2ème en Angleterre et 23ème aux Etats-Unis, ce qui est loin d’être leur meilleur score. Cet Album reste pour moi l’un de leurs tout meilleur, même si l’histoire retiendra de lui que l’hymne I Want To Break Free, cette galette est pleine de tubes imparables et sous estimés, d’énergie et de rock comme la reine sait le faire.

Passons au Track By Tracks:

Radio Gaga: premier extrait et premier Single de l’album, sorti le 23 février 1984, cette chanson est écrite par Roger Taylor ( le batteur ) porté par un clip reprenant des images du film Métropolis, considéré ( à tord !! ) comme une apologie du fascisme alors que le but est inverse mais Hitler à l’époque s’était lui-même laissé berné, Queen est taxé une nouvelle fois de Fasciste ( impression renforcé par les concert que Queen ont donné en Afrique Du Sud malgré l’apartheid mais Queen a mainte fois démontré qu’un groupe homosexuel, fan de funk et de blue noir américain, Grand amis de Bob Marley, Monserrat Caballé et Ayant participé à diverse œuvres humanitaires tels que le Live Aid, puis la relation avec le public sud Américain, de rock in Rio à Las Palabras de Amor ne peu foncièrement pas être raciste. ). Pour en revenir à la chanson, car je m’égare, Radio Gaga est un titre plein de chaleur porté par une batterie qui sonne fort, sur un rythme facile, à la manière d’un we will rock you, à la différence que la rythmique va vite être emboîté par la basse, un piano et des ambiances intéressantes, suivie et sublimées bien sur par la voix de Mercury, parfaite et puissante. Le texte dépeint la radio de leur enfance, celle de Taylor en l’occurrence puisque elle est de lui, une radio qui guida son adolescence et qui fut trop vite remplacé par une télé et des médias en général (radio compris) qui véhicule une sorte de pensée unique ( d’où le clip ! ) et non de multiples ouvertures sur de nombreux horizons, c’est ce qu’il déplore dans cette chanson, au refrain un peu pop, un peu facile mais entêtant…
Tear It Up : Ma Chouchou de L’album! ( A écouter Absolument en Live sur le live in Wembley 86’ elle est magique! ) Enfin la guitare de May se déchaîne tandis que Taylor martyrise ses futs, pas de doutes c’est du Rock ! Chanson d’ailleurs écrit par le guitariste Brian May, les premières phrases chanté de Mercury sont très Groovy ( Hey, give me your mind baby give me your body Yeah, give me some time baby let's have a party ! ) mais la guitare reprend ici bel et bien ses droits pour entraîner l’auditeur dans les tréfonds du rock made in ( Heaven ?! ) Queen ! Les paroles relate une sorte de déclaration physique à une femme : « Hé, donne-moi ton esprit donne-moi ton corps/ Bientôt ta rue sera ronde je suis en train de ramper/ Tu seras meilleure prête/ Nous allons la déchirer/ L'étrier/ Le détruire-chérie ! »
It’s A Hard Life : ou l’ode à l’amour par Mercury qui se dépeint comme un amoureux déchu et par le constat pessimiste qu’il fait de l’amour arrive à teinter tout ses messages d’espoir… La chanson a un air que Mercury Affectionne particulièrement : L’opéra rock. L’opéra est visible par la voix haut perché de Mercury sur les premières phrases ( l’opéra Vesti La Gibba de I Pagliacci pour être précis !) puis sur les cœurs, par ce piano qui sait changer de rythmes et Le rock par la guitare presque en pleur de May et la batterie bien présente de Taylor. Troisième Single De The Works sorti le 16 juillet 1984.
Man On The Prowl : Chanson super agréable de Mercury! Un petit blues que Elvis lui-même n’aurait pas renier, une voix tendance crooner pour Freddie, on imagine bien les musicien habillé en costume blanc et chapeaux rond, jouant dans un festival au fin fond de la Louisiane, le piano n’arrangeant rien, on est a mi chemin d’un Jazz et d’un blues de la Nouvelle Orléans… L’histoire d’un homme jeté par sa femme, un homme à la rue, qui philosophant sur sa nouvelle situation décide de repartir là où sont ses racines et de reprendre sa vie d’ado : Boire, danser, se bagarrer, aller au cinéma, toute ces choses qu’il ne fait plus mais qui finalement préfère que sa douce revienne, car il n’est… Qu’un homme à la rue !
Machines ( Or Back To Humans ) : Difficile de décrire cette chanson, écrite par May et Taylor. C’est un titre très lourd, ou la batterie de Taylor se transforme presque en bruit de machine soutenu par un son de guitare tantôt pesant tantôt enlevé. Mercury crie ici l’envie d’être considéré comme un humain et plus utilisé, abusé, usé comme un instrument sans âme.
I Want To Break Free : Second Single du CD, disponible le 2 avril 1984 en Europe et 11 jours plus tard aux USA, écrite par John Deacon, elle raconte, comme le clip le suggère si bien, la vie d’une femme au foyer ayant le désir de s’échapper de la routine et du labeur pour des envolées de liberté ! Le clip, Kitch à souhait que nous connaissons tous met en scène les 4 membres de Queen travestis. Ce Dernier, jugé obscène a d’ailleurs longtemps été censuré avant de devenir un classique. Question musique je n’apprendrai rien à personne, chaque note de chaque instrument est connu, les petits solos de May son délicieux… Quand le commercial a cette saveur, j’en reprend bien une tranche !
Keep Passing The Open Windows : Chanson de Mercury, elle s’apparente énormément à It’s A Hard Life, même sujet: croire en l’amour malgré les échecs, elle commence sur un air d’opéra pour s’enchaîner sur un rock se mêlant à l’opéra, voix haute et cœur… Tout se ressemble, un petit quelque chose en moins peut être, elle est moins intéressante que son alter ego mais reste de bonne facture.
Hammer To Fall : Un morceau hard Rock de May, à la fois Lourd et Lyrique, Hammer To Fall ou le Marteau va tomber est un texte un peu évasif mais plein de rage, magistralement interprété qui est considéré comme une pièce maîtresse de Queen en concert, idéal pour déchaîner les foules ( Ce Avant les arrivées de One Vision et I Want It All qui sont pour moi les deux plus grosse bombes de Queen lorsqu’il s’agit de se faire éclater les tympans et faire remonter en nous l’instinct primaire si important pour survivre dans la fosse survolté d’un concert de rock.)
Is This The World We Created ? : Une chanson toute simple et dépouillé, rien d’autre qu’un peu de guitare et d’une voix tremblante mais une profondeur de parole telle que l’on de peux qu’être dithyrambique devant tant d’humanité. A l’entendre repris en cœur par le public lors de live tels que don’t cry for me Argentina ou Live in Wembley, on se dit que ce monde mérite peut être d’être sauvé…

Pour résumer cet Album majeur de toute discothèque, je dirais simplement que Queen sait et aime explorer toutes les facettes musicales du rock, déviant parfois vers des ballades du blues ou funk, Queen a fait et sait faire du commercial mais chaque entreprise est fait avec tellement de brio tant dans la composition que dans l’écriture que l’on ne peut passer à coté du génie de ces gars là et faire tourner à nouveaux nos vinyles poussiéreux de la reine qui ne risque pas de sitôt d’être détrôné !

Iro22  03/11/2005    avis



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