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ACDC (AC/DC) - The Razors Edge - 1990


Genre : Hard-RockTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net

©East West
1Thunderstruck
2Fire Your Guns
3Moneytalks
4The Razor Edge
5Mistress For Christmas
6Rock Your Heart Out
7Are You Ready
8Got You By The Balls
9Shot Of Love
10Lets Make It
11Goodbye & Good Riddance To Bad Luck
12If You Dare





Avis de la rédaction :
Iro22
JLH
Starchild
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Raaah AC/DC, ce que l’Australie nous a servi de mieux avec Hartley Cœur à Vif et qui a bercé mon adolescence. Mais contrairement à la série ultra Kitch de la bande à Drazic, le monstre AC/DC fait toujours parti de mon quotidien. En une flopée d’albums et quelques lives, le groupe s’est imposé comme le Roi du Hard Boogie tendance macho à boules qui pendent. C’est ça qui vous fait durcir le calebard chez AC/DC, du gros rock qui tache, qui parle de cul et surtout de celui des gonzesses, qui parle de Biere et pas seulement de guiness. AC/DC chante pour l’animal qui est en nous, et putain moi je réponds présent. Des dizaines de tubes en avalanche de Jailbreak à Stiff Upper Lip me font secouer la tête au volant de ma Twingo lors de mes longues heures de bouchons quotidiens.

Un album d’AC/DC ne peut décevoir (à quelques exeptions près), ni même vraiment surprendre d’ailleurs. La sauce prend toujours dans le même pot, indémodable, aussi vieux soit-il. Car AC/DC n’est pas un groupe inventif, il ne doit d’ailleurs pas son succès à des compositions épiques ou d’une formidable Osmose musicale… NON ! AC/DC est une usine à Riff dont les contre-maîtres chargés de production, les frères Young, maîtrisent chaque aspect de la chaîne, quelque soit les travailleurs embauchés. Définitivement ce sont les deux gaillards, depuis la mort de Bon Scott en 1980 qui assurent la rentable production du groupe. Brian Johnson occupe le poste de brailleur, son unique Job est d’user de son timbre phénoménal, travaillé au Whisky, afin de donner aux compositions des frangins une dimension de titan. Chris Slade de risque pas de se péter un poignet en matraquant ses fûts et ne fait pas vraiment étal d’un talent sans limite mais chaque coup de grosse caisse sur un rythme des plus binaires anéantira le plus réticents des Hard-Rockeurs. Cliff Williams en parfait labrador fera où on lui dira de faire, 4 cordes n’en vaudront jamais douzes, c’est la règle chez AC/DC !

Les Australiens font du Rock pour les stades, pour Autoradios de semi-remorques et pour les amateurs de décrassage d’oreilles en bonne et due forme. Oui AC/DC n’invente rien mais le moins que l’on puisse dire c’est que leur son tabasse.

1990... On a tendance à l’oublier mais AC/DC à douillé pendant les 80’S. Rien de ce qu’ils ont sorti n’a égalé Back In Black et le groupe jouit (ça m’aurait étonné !) certes d’une solide réputation, notamment scénique mais n’est pas l’immortel Monstre que l’on connaît et beaucoup doutent à l’époque, de son salut. FUCK car voici le Monstre The Razor Edge ! Le groupe, sur le fil du Rasoir (Un hommage au drame de Edmund Goulding sorti en 1946 ?! Mouais fait le malin mais toi non plus tu ne l’a pas vu ce film !), nous livre un monument du Hard qui dépote, une véritable tuerie Made in Australia.

Tout commence par Thunderstruck. Rien à vous apprendre sur ce morceau, c’est le riff Ultime et MONSIEUR Brian Johnson montre encore une fois qu’il est plus qu’un remplaçant, c’est un dieu (n’en déplaise aux nostalgique, Bon était un grand Monsieur mais y a pas plus vicieux, plus poisseux, plus charismatique que Brian). Une montée en puissance de l’ordre de la magie et 4 minutes 52 de bonheur. La suite est sans appel. Sans surprise, c’est concédé (à part peut être l’éponyme The Razor Edge qui surprend car il sort un peu du schéma de rythmique privilégié par le groupe), sans surprise donc mais d’une redoutable efficacité . Pêle-mêle Fire Your Guns ou Got You By The Balls (un hymne à la poésie signifiant approximativement ‘‘Je te tiens par les couilles’’) vous feront headbanger frénétiquement, même dans une file d’attente à l’A.n.p.e. The Razor Edge vous fera apprécier le génie de Composition des Young Brothers et tout le reste légitimera le débit CB de 120 euros sur votre relevé de compte pour se faire le groupe en live dans la plus grosse arène qu’ils auront trouvé à remplir.

Cet album griffe l’auditeur comme l’est sa pochette, cisaillant nos esgourdes à coup de riffs tranchants et de refrains ravageurs chantés par, je le rappelle, maître Johnson. Enfilez votre plus Beau Marcel, ajustez votre béret sur vos frisottis, les God of Balls sont Immortels !!!

Iro22  25/03/2006    avis



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