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The Police - Synchronicity - 1983


Genre : Pop/RockTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net
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©A&m
1Synchronycity
2Walking your footsteps
3O my God
4Mother
5Miss Gradenko
6Synchrony city II
7Every breath you take
8King of pain
9Wrapped around your finger
10Tea in the Sahara
11Murder by numbers





Avis de la rédaction :
Cyrilb
Elric
Jerome
StarChild
Tagomago
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1983 SYNCHRONICITY …ACCORDS PARFAITS…

Bien avant que Sting ne rêve de tortues bleues, ni ne s’engage dans la défense des indiens Kayapo, et avant même que Stewart Copeland, tout comme Andy Summers ne s’égarent dans l’expérimentation musicale, The Police était un groupe. Plus précisément, un trio. Le genre d’association dont l’idée originale, entre autres effervescences créatrices, aura été de fusionner l’âpreté du punk à la fausse nonchalance du reggae, pour faire de chaque occasion, en l’occurrence de chaque album, un événement unique. En cinq actes aux couleurs aussi variées que pigmentées, allant de la provocante Roxanne à la jalouse Every Breath You Take, Police, puisqu’on les appellera définitivement ainsi, va faire de sa musique un lieu de rencontre, de convergence et de passage, unique en son genre. Sans doute le meilleur disque des anglais, tout en étant le témoin pertinent de la prise de pouvoir de Gordon Matthew Sumner au sein de la formation, Synchronicity est également le dernier volet d’une collaboration, d’une amitié qui ne survivra pas aux éternels effets de la comédie humaine.

Si effectivement, derrière l’image sophistiquée, la crise fait rage : du côté de l’album il en est tout autre. Du moins, en façade, pourrait-on dire. Car s’il s’avère, ça et là, qu’une à deux concessions aient pu être faites aux velléités exploratrices de certains, il est indiscutable que c’est définitivement Sting qui monopolise l’espace créatif et qui, d’une certaine manière, s’approprie également l’avenir en se permettant d’imposer les fondations d’un univers jazzy rock que l’on retrouvera sur ses futures productions. Naturellement, l’album s’en ressent. Avec pour répercussion directe de cette crise d’ego, deux séquences. Plutôt deux approches bien distinctes, au service d’un concept album tirant son essence des théories de Jung sur la synchronicité des événements et son influence sur l’homme. Ainsi flanqué de telles bases, le résultat est sans appel. D’un côté, si c’est bien la musique des Policemen qui fait loi sur la première partie du disque. Sur la seconde, le voyage s’apparente à un récit d’aventure à la poésie débordante.

Traversées d’espaces, voire de silences, qui en font une matière immédiatement reconnaissable, pratiquement toutes les compositions de cet album n’ont qu’un mot à dire pour nous transporter en territoire préservé. Ici le son est clair, net et possédé par une poésie toute en métaphores. Et si, au bout du compte, Synchronicity se révèle d’un équilibre quasi parfait, malgré quelques effusions « frippiennes » ou instrumentales, c’est parce que quelque chose d’inaltérable, un souffle d’élégance racée le parcoure de bout en bout. Bien sur, certains ne relèveront que le côté commercial de ce disque. Cette volonté de plaire au plus grand nombre sur des accords choisis. Toutefois, ce serait ne faire qu’une lecture réductrice de celui-ci, tant les fièvres et textes sombres qui le rythment prouvent à chaque instant qu’il en est autrement. Qu’elle soit parfum d’Afrique sous influence électronique, saturée d’atmosphère dépressive sur King Of Pain, la création est ici portée à un tel comble émotionnel, qu’il devient pratiquement impossible de se soustraire à sa grâce animale.

D’aucun vous le diront. S’il est, certes, possible d'embrasser ce disque dès la première écoute, ce ne sera seulement qu’après plusieurs rendez-vous, nombre d’heures passées à s’abandonner à l’ombre d’une dune dans le Sahara, que l’on en devient intime.

StarChild  09/05/2008    avis



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