1990, Slayer n’a plus rien a prouver ils sont, au même titres que Metallica, Anthrax ou encore Megadeth considérés comme des valeurs sûres du thrash, et à juste titre, les 4 Californiens restent sur deux excellents album dans deux styles très différents; passant de la violence pur d’un thrash explosif sur Reign In Blood à une approche plus expérimentale et mélodique du style risquant des morceaux plus lents au risque de déplaire aux puriste sur South Of Heaven, le groupe a prouvé ainsi que son répertoire est varié.
Seasons In The Abyss est donc très attendu : le groupe va t-il continuer sur la lancée de South Of Heaven, ou revenir aux sources du thrash pur et dur à la Reign In Blood ? Ou encore : nous réservent-ils une autre surprise ?
L’album débute, et la première impression est un retour aux sources avec l’explosif War Ensemble devenu un des hymnes du groupe. Ce morceaux aurait pu avoir sa place dans Reign In Blood.
Plus on avance, et plus la première impression est erronée ; en effet, le groupe réalise dans cet album une sorte de mélange de violence et de thrash expérimental, et il faut avouer que c’est réussi.
Suivant War Ensemble, Blood Red parle du manque de libertés sous un régime communiste le tout accompagné de bon thrash.
Arrive alors Spirit in Black, c’est un régal tout les ingrédients d’un bon morceau de thrash sont présents. A nouveau une partie instrumentale violente, rapide et technique.
Vient ensuite Expendable Youth, un rythme lourd, plus sombre la batterie est plus en retrait, Kerry King et Jeff Haneman utilise leurs floyds au moment solos. Tom Araya dis de ce morceau qu’il « traite de la rivalité entre gangs à Los Angeles, rivalité débouchant de plus en plus souvent sur des morts d'hommes. Et le pire est que de nombreux innocents se trouvent impliqués. Si les gangs ne faisaient que s'entretuer, ce serait leur problème - ils sont de toute façon impossibles à raisonner - mais il leur arrive fréquemment de tuer des personnes étrangères à leurs querelles, et ça, ce n'est pas acceptable. »
Et puis c’est au tour de Dead Skin Mask de régaler mes oreilles, un riff envoûtant et malsain, qui ne peut laisser l’auditeur indifférent. L’ambiance malsaine du morceau est parfaitement en accord avec les paroles tirées de faits réels parlant d’Ed Gein un serial killer qui a vécu reclus au plus profond de la campagne du Wisconsin et qui tuait toutes les personnes qu’il rencontrait ; il avait aussi pour habitude d'arracher la peau du visage de ses victimes et de l'appliquer sur son propre visage, comme un masque (d’où le nom de la chanson). Des organes et des bouts de corps ornant sa maison ont étés retrouvés dans sa maison le jour de son arrestation. A la fin du titre, un dialogue s’instaure entre Mr Glein(Tom Araya dans la chanson) et une jeune de ses victimes ; ce dialogue rajoute à l’ambiance envoûtante, effrayante et hypnotisante du morceau qui, est un véritable chef d’œuvre du genre l’un des meilleurs que le groupe ait réalisé.
Et soudain, hallowed point est là pour nous réveiller, un réveil brutal du thrash extrême violent rapide technique comme d’habitude en fait…
Le tempo est ralenti sur Skeletons of Society qui, malgré sa relative lenteur est très entraînant notamment grâce a son riff et sa piste batterie reconnaissables entre 1000. Les paroles dénoncent la pollution et le traitement infligé par les hommes à la planète en parlant d’une fin du monde arrivée prématurément.
Temptation est encore un morceau de thrash violent, la deuxième voix en chœur apporte beaucoup au morceau et accentue la violence dégagée par l’ensemble de la musique. Les paroles parlent de tentation diabolique. Les solos sont endiablés, fidèles à l’habitude du groupe.
Born Of Fire est sûrement le morceau le plus thrash de l’album avec war ensemble, pas une seconde de répit sur les 3mn07 du titre. Tout y est : de nombreux solos rapides, une batterie très présente, violente, extrêmement technique et bourrine, des riffs ravageurs des guitares saturées, une débit de paroles ultra rapide, des paroles violente…
La dernière piste arrive, ET QUEL CHEF D’ŒUVRE ; Seasons In The Abyss est l’une des plus belles chansons écrite par Slayer , elle est somptueuse. Tout est parfait : l’intro sombre et envoûtante, puis l’arpège acoustique rajoutant un côté encore plus sombre et mélodique, les quelques notes de flûte en fond, la batterie présente… Au bout d’1mn45, les choses s’accélèrent, un riff entraînant et rapide est joué. Tom Araya entre en jeu et sa voix est parfaite . Le refrain est sublime. Les solos arrivent, ils sont somptueux, technique et durent plus de 50secondes…La batterie n’est pas en reste Dave Lombardo nous gratifie de roulements réguliers à la vitesses de l’éclair. Le chef d’œuvre se termine comme il a commencé sur un air mélodique et envoûtant. Un pur moment de bonheur.
L’album est finit et Slayer est au sommet de son art. Cet album est, selon moi, le meilleur de leur discographie : plus mélodique que Reign In Blood et plus Thrash que South Of Heaven, Seasons In The Abyss est un parfait mélange entre les deux.
La voix de Tom Araya est parfaite et son jeu de basse est sans erreurs, Dave Lombardo nous prouves qu’il est Le meilleur batteur de thrash si ce n’est de metal, enfin, Kerry King et Jeff Haneman démontrent qu’ils sont de grands guitaristes et de grand compositeurs (en effet ils ont composé la majorité de la musique de l’album). De plus, les paroles du groupes ont évoluées, beaucoup moins axées sur le satanisme, elles abordent des sujets de société (pollution, communisme, guerre des gangs) sans toutefois quitter leur sujet favoris sur les albums précédents (guerre, serial killers…).
J’ai dis tout à l’heure que toutes les chansons se valaient, je retire ce que j’ai dit, certaines sont au dessus du lot ce sont : War Ensemble ; Dead Skin Mask ; Born Of Fire et Seasons In The Abyss.
Mais,au risque de me repeter, je réaffirme que cet album est un chef d’œuvre, c'est le meilleur album de Slayer : A écouter absolument !!
Angelofdeath 11/01/2006 avis:  |