Destination Rock
Accueil
Tribune
Around The Rock
Albums
Concerts
Bios
Photos
Nvx Talents
Livres
Vidéos
Forum
Liens
Livre d'or
Team
Foire Aux Questions      Nous contacter
Rechercher sur le site :

Choisissez votre version de mise en page :
    


The Beatles - Rubber Soul - 1965


Genre : PopTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net

©Parlophone
1Drive my car
2Nerwegian wood (This bird has flown)
3You won't see me
4Nowhere man
5Think for yourself
6The word
7Michelle
8What goes on
9Girl
10I'm looking through you
11In my life
12Wait
13If I needed someone
14Run for your life





Avis de la rédaction :
Cyrilb
Deadkal
Elric
Jerome
Macca
Religionnaire
Requiem
RisingSun
Starchild
Tagomago
Ulyssangus
Yedo
Les internautes ont la parole! : Laisser un message Voir les messages (7)

Avez-vous jamais écouté des albums qui semblent intemporels ? Le genre d’album qui traverse les époques, les générations, les modes et semble au moment où on l’écoute garder la même fraîcheur que quand il est sorti ? Rubber Soul fait partie de ces albums dont on dirait que le temps n’a exercé aucune emprise dessus. En effet, les Beatles sortirent cet album il y a 40 ans de cela, mais cet album semble n’avoir pris aucune ride : des personnes comme Jack White (des White Stripes) affirment aujourd’hui encore que Rubber Soul est un « album exceptionnel » et que « In My Life est du pur génie ». Ce disque marque la fin de la période « rock’n’roll » des Beatles et le début de leur ère psychédélique (changement qu’on pouvait déjà entr’apercevoir sur Help). En effet, les Beatles qui ont été initiés à l’usage du cannabis par Bob Dylan (et en ont fortement consommé lors du tournage du film Help) commencent à élargir leur créativité musicale, ne se limitant plus (ou moins en tout cas) aux gentillettes chansons d’amour sur les filles. La pochette de l’album représente bien ce changement de « ton » dans leur musique : plus sombre, plus mature (et où on peut apercevoir des feuilles de cannabis diront les pointilleux). Bref cet album marque un véritablement tournant dans la carrière des Beatles, mais aussi dans celui de la musique populaire (pop pour les intimes). Il constitue pour moi l’un des premiers « vrai » albums de Rock (ça tombe bien d’ailleurs que Destination Rock commence ses chroniques en 1965), un tout compact où une attention particulière est portée à chaque chanson ce qui en fait un des premiers albums non-inégal de Rock.

Au moment de la sortie de cet album, la mode était au Folk-Rock, popularisé (et « inventé ») par les Byrds sur leur album Mr Tambourine Man (et suivis par, entre autres, Bob Dylan, Simon and Garfunkel, etc…). Les Beatles ne vont pas déroger à la règle et Rubber Soul possède une ambiance Folk acoustique très « boisé » vraiment sublime à écouter. Il suffit d’écouter des titres comme « Norwegian Wood (This Bird Has Flown) » ou « Nowhere man » pour se rendre compte à quel point les Beatles ont changé d’orientation, même si on pouvait voir des traces de ce changement sur Help avec « You’ve Got To Hide Your Love Away » (qui n’aurait pas démérité à se trouver sur cet album). Les Beatles ont pris de la maturité (et beaucoup d’herbes aussi) et ça se sent tout au long de l’album, les chansons ne sont plus aussi mièvres qu’avant, autant au niveau musical qu’au niveau des paroles. Ces dernières ne sont plus (ou moins) des histoires simplettes sur des filles mais prennent une dimension plus adulte comme par exemple sur la mélancolique « In My Life », tout simplement splendide, où John Lennon adresse un hommage aux personnes qu’il a aimé (et aime toujours apparemment), ou encore sur les paroles déchirantes de « I’m Looking Through You ». Les compositions sont, comme on pouvait s’y attendre avec les Beatles, toutes excellentes (exception faite de l’infâme « The Word ») de l’exquise ballade « Girl » de Lennon à « Michelle » celle de McCartney en passant par l’urgence de « Run For Your Life ». La collaboration Lennon-McCartney est ici à son apogée et George Harrison arrive enfin à imposer ses compositions, les sympathiques « Think For Yourself » et « If I Needed Someone », même si elles n’ont pas encore le niveau de celles de Lennon et McCartney. Les Beatles commencent à expérimenter sur leurs chansons, par exemple sur «Norwegian Wood (This Bird Has Flown) » George Harrison introduit pour la première fois chez les Beatles le Sitar.

En conclusion, cet album est une pure merveille qui n’a pas pris une ride. Les Beatles prennent avec cet album un tournant psychédélique qui est pour l’instant modeste et loin des excès qu’ils vont en faire (par exemple sur Magical Mystery Tour). Tout simplement merveilleux…

Cyrilb  10/04/2005    avis



© Tous Droits Réservés - http://www.destination-rock.com ® 2009
Radios partenaires : http://www.lagrosseradio.com/ Click N Rock     Nb de visites : rencontres     Compteur :