C’est avec cet album que Moby se fait connaître du monde entier. Pourtant l’arrière petit neveu de l’écrivain Herman Melville, auteur de Moby Dick (d’où son surnom), n’en est pas à son premier coup d’essai. Remixeur renommé, des stars comme Michael Jackson ou Brian Eno ont fait appel à lui, DJ célèbre aux influences house, Moby a par ailleurs sorti plusieurs albums, passant de la musique elecro au punk-rock (Animals Rights en 1996).
Il m’aura fallu du temps et de la réflexion ! Sous quel genre peut-on classer cet album de Moby ? Rock ? Pas seulement… Blues ? Une partie sûrement oui comme de l'Ambiant. Electro ? Une grande partie effectivement avec tous ces samples… Alors j’ai cédé à la facilité et j’ai opté pour electro-rock en faisant l’impasse sur la musique classique de « Guitar Flute & String », sur le gospel de « Honey », sur les nombreux morceaux d’ambiance comme le très beau « Everloving » et sur beaucoup d’autres aussi, encore plus difficile à classer… Et c’est là la grande force de Moby : mélanger, toujours mélanger, des samples venus de tous les horizons comme celui de « Love Rap » intégré à « Bodyrock », des voix magnifiques comme le Shining Light Gospel Choir sur « Why Does My Heart Feels So Bad », et bien sûr les instruments, tous joués par Moby qui s’occupe de presque tout sur cet album : chanteur, producteur, composition, mixage, etc… Cet OVNI fait la part belle autant aux ballades venus d’un autre monde (« Porcelain », une des plus belles et douces ballades de tous les temps) qu’à de l’electro-rock énergique comme « Bodyrock » soutenu par des cordes ! Et bien sûr le tube (mérité) « Natural Blues » : 4 minutes et 12 secondes sur une autre planète. Evidemment tout n’est pas exceptionnel et il y a bien quelques morceaux moins inspirés qui auraient pu être écarté, surtout vers la fin de l’album qui devient un peu plus electro, comme « Machete » qui est plutôt à écouter sur les dancefloors, mais après c’est l’affaire des goûts de chacun et on ne pourra pas reprocher à cet album d’être commercial ou de manquer d’ouverture. Et puis avec 18 morceaux et au total 63 minutes d’écoute, même si la quantité ne fait pas la qualité, vous trouverez sûrement votre bonheur là dedans.
Depuis cet album Moby poursuit une carrière à succès, son dernier opus Hotel est d’ailleurs sorti récemment. Profitez-en pour réviser vos classiques et en particulier Play, même si vous n’êtes vraiment pas fan d’electro comme moi vous avez toutes les chances d’apprécier à sa juste valeur ce très bon album.
Cyrilb 27/08/2005 avis:  |