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Rattlesnake Remedy - Magic Man - 2008


Genre : Hard Rock
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©Bad Reputation
1Black Sheep Fiddle
2Drag You Down
3Reach For The Line
4Payin My Dues
5Freestyle
6Magic Man
7Free To Feel
8Killing Time
9Angels Eyes
10Nothing Right
11Falling Away
12Don't Say Goodbye
13Up In Soke
14When Will I See You Again
15Lonely Avenue (live)
16Hangover Blues (live)







Avis de la rédaction :
Yedo
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Rattlesnake Remedy est sans doute le plus américain des groupes anglais depuis les Rolling Stones. Ceci dit, la comparaison avec la bande de Jagger et Richards s’arrête là, Rattlesnake Remedy ressemblant davantage à un croisement improbable entre le hard rock d'AC/DC et les influences sudistes de Lynyrd Skynyrd.

La musique de Rattlesnake Remedy sent bon le sable chaud du désert, à l’image de la pochette du premier album du groupe, Magic Man, sorti en 2006, et réédité en cette année 2008 par Bad Reputation. Sur ce premier album, le combo pose ses marques et délimite d’emblée son terrain. Les riffs tranchants et carrés foisonnent, véritables rampes de lancement pour des solos incisifs, dans la plus pure tradition heavy (Black Sheep Fiddle, Falling Away, Reach Fot The Line ou bien encore Drag You Down et son riff démentiel). La voix de Lee Stone, le chanteur, renforce ce sentiment, avec un timbre aigu, légèrement coincé, au bord de la rupture, évoquant Brian Johnson, le frontman d'AC/DC.

Il ne faut donc s’attendre à aucune surprise venant de la part de Rattlesnake Remedy. Le groupe a vraiment du mal à tirer son épingle du jeu, les morceaux sont dans l’ensemble bien troussés, mais sonnent trop carrés, trop contenus. Les guitares sont trop propres et le son manque de souffle, d’ampleur. Le combo flirte même dangereusement avec la caricature sur les chansons les plus calmes, virant sirupeux, la voix de Lee Stone en équilibre instable avec le ridicule (Freestyle, Don’t Say Goodbye et surtout le dégoulinant Angel Eyes). Si ces instants de douceur tranchent avec le reste de l’album, le groupe semble se plier, par obligation, à cette figure imposée de la ballade mélancolique pour hardos en manque de sensibilité.

Rattlesnake Remedy aurait pu s’en passer, et aurait mieux fait d’explorer davantage son côté bluesy, qui teinte agréablement son penchant heavy de guitar slide et autre harmonica. Les chansons les plus réussies empruntent cette voie, c’est en ce sens qu’on assiste à une sorte d’alliage entre la dynamique riffique d'AC/DC et le son plus coloré et « sudiste » de Lynyrd Skynyrd, sur des morceaux heavy blues comme Payin’ My Dues ou Nothing Right. Bien sûr, inutile de chercher une grande originalité, mais Rattlesnake Remedy montre, par instant, un véritable potentiel, qui lui permet de ne pas se retrouver dernier au rang des groupes hard rock en devenir.

Pour l’heure, Magic Man est un album qui touchera avant tout les inconditionnels de hard rock à l’ancienne, tant la musique du combo britannique est d’un classicisme absolu, voire légèrement réactionnaire. L’ensemble s’écoute sans déplaisir, car le groupe a du talent et une sympathique énergie, mais il manque une petite étincelle pour dépoussiérer et enflammer le tout. A suivre, pour le prochain album peut-être.

Yedo  13/05/2008    avis



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