Destination Rock
Accueil
Tribune
Around The Rock
Albums
Concerts
Bios
Photos
Nvx Talents
Livres
Vidéos
Forum
Liens
Livre d'or
Team
Foire Aux Questions      Nous contacter
Rechercher sur le site :

Choisissez votre version de mise en page :
    


The Kinks - Lola Versus Powerman And The Moneygoround - 1970


Genre : Pop Rock Glam
../images/lolapowerman.jpg
©Pye
1The Contender
2Strangers
3Denmark Street
4Get Back In The Line
5Lola
6Top Of The Pops
7The Moneygoround
8This Time Tomorrow
9A Long Way From Home
10Rats
11Apeman
12Powerman
13Got To Be Free





Avis de la rédaction :
Starchild
Les internautes ont la parole! : Laisser un message Voir les messages (0)

1970 LOLA VERSUS POWERMAN & THE MONEYGOROUND, part one …SUCCES STORY…

Sur l’instant, si l’on tente d’en faire la synthèse et ce, malgré la sortie de deux albums majeurs plébiscités par la critique, l’histoire des Kinks, c’est un peu, revu et corrigé, le syndrome de la solitude du coureur de fond : malgré de bons textes, une musique élaborée, le groupe ne parvient toujours pas à recueillir l’adhésion du public. De plus, l’échec d’Arthur a laissé des traces et Ray Davies, souffrant d’un déficit croissant de reconnaissance, s’interroge très sérieusement sur son avenir. En fait, pratiquement au bord du dépôt de bilan, il faudra l’interlude d’un téléfilm, The Long Distance Piano Player, dans lequel Ray campera un personnage pas si éloigné que cela de l’univers surréaliste des Kinks, pour que l’envie revienne et qu’enfin la réussite soit au rendez-vous... par l’intermédiaire d’un disque sur les affres du succès. Ironique, tirant plus sur le glam que ses prédécesseurs, Lola Versus Powerman And The Moneygoround est, avant tout, une excentricité dont les effets persistent plusieurs années après écoute.

Placé sous l’aura bienveillante de l’équivoque Lola, single à la carrière internationale relatant la rencontre de son auteur avec un personnage androgyne que n’aurait pas renié un certain David Jones, l’album se raconte globalement au travers de deux épisodes. Plus particulièrement, par l’entremise d’une succession de chansons qui empruntent autant à l’univers des jeunes années du groupe qu’à celui, plus impitoyable, d’une industrie du disque totalement nombriliste. Si l’analyse est juste, souvent critique, ce qu’il y a de vraiment formidable avec Davies, en plus de cette faculté à écrire des chroniques que l’on peu aisément comparer à des courts métrages, c’est cette étonnante liberté de ton, comme d’aisance poétique, qui se glisse d’un titre à l’autre. Subtil, ironique et drôle, le mauvais sujet de sa majesté n’a que faire de l’air du temps. Ce qui le préoccupe particulièrement, en toile de fond, ce sont tout ces working-class hero sacrifiés au nom de la sacro sainte économie de marché, ainsi que l’absence d’une vraie politique écologique.

Bien sur, Davies règle quelques comptes dans ce disque. Mais toujours avec cette égale distance qui en fait un des plus élégants dandys pop de sa génération. Et si, parfois, la plume est acide, elle est d’une rare vérité lorsqu’il s’agit d’évoquer les débuts de la British Invasion ou de s’asseoir au piano bar de The Moneygoround. Question piano, justement, on notera une nouveauté sur cet album. Celle de l’apparition d’un second clavier en la personne de John Gosling qui, tout en nous faisant oublier l’abandon des cuivres dans cette nouvelle variation de l’histoire des Kinks, renforce l’impression d’homogénéité existante entre les instruments. Ainsi, le piano est partout, tantôt perché sur talons aiguilles ou futures platform shoes, mais toujours pour sublimer le verbe d’un auteur au sommet de son art. En fait, qu’il soit, pop, folk ou rock à tendance glam, si l’on devait donner une définition, proposer une image synthétisant l’originalité de chacun des titres qui illustrent cet album à facettes, on aurait tendance à souligner cette audace qui n’a pas peur des situations fantaisistes qu’elle génère.

Autre signe distinctif de cet album, toujours aussi présente, cette guitare, ce frère sans qui rien n’aurait été possible et qui, comme à l’habitude, cisèle l’atmosphère jusqu’à la faire sienne. Sans qu’il soit vraiment utile de le rappeler, Dave Davies est pour une grande part dans la construction de l’univers de son aîné. Et même s’il s’avère un peu en retrait au niveau composition, son influence sur l’environnement est bien réelle. A ce sujet, le riff de Top Of The Pops en est l’exemple criant. Au final, Lola est un peu l’album du retour en grâce des Kinks. A la fois varié, cohérent, porteur de chansons raillant autant le genre humain, telle l’écolo drolatique Apeman*, que spirituelles, cet enregistrement ne perd pas une occasion de jouer de son imaginaire décalé pour nous donner à réfléchir.

* : la chanson Apeman a été reprise en France par Serge Lama, sous le titre Superman.

StarChild  15/06/2008    avis



© Tous Droits Réservés - http://www.destination-rock.com ® 2008
Radios partenaires : http://www.lagrosseradio.com/ Click N Rock     Nb de visites : rencontres     Compteur :