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Metallica - Load - 1996


Genre : metalTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net

©Vertigo
1Ain't My Bitch
22 X 4
3The House Jack Built
4Until It Sleeps
5King Nothing
6Hero Of A Day
7Bleeding Me
8Cure
9Poor Twisted Me
10Wasting My Hate
11Mama Said
12Thorn Within
13Ronnie
14The Outlaw Torn





Avis de la rédaction :
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Religionnaire
Requiem
Torquemada
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Lorsqu’en 1991 Metallica est sorti, tout le monde a fait le constat que le changement de direction était évident. Cependant, aux yeux de l’opinion publique, le groupe était encore assez heavy pour être metal. Cependant, lorsque l’arrivée imminente du nouvel album se fit sentir après un calme plat de cinq ans (entrecoupé de la sortie d’un somptueux live), tout le monde se demandait quelle direction Metallica allait prendre. Nombreux étaient ceux qui espéraient un retour aux sources afin d’affirmer la puissance du heavy-metal en des heures difficiles (le genre se remet avec difficultés de la vague grunge).

Lorsque Load arrive dans les bacs, c’est la surprise. La pochette est étrange, voire laide, le logo a changé (pourquoiiiiiii ????), le look aussi, les membres du groupes arborent maintenant des fringues de pseudo-mafieux et ont le poil court. Mais bon, évidemment tout ceci est pardonnable. Peut être que le groupe avait envie de proposer une pochette un peu ‘artistique’ afin de toucher un public intellectuel, le changement de logo était compréhensible étant donné que le groupe ne faisait plus vraiment du metal, le look… Ok. Mais comment pardonner LA MUSIQUE ? Comment pardonner le fait que le groupe qui avait écrit un titre comme « metal militia » sur un commando ayant pour mission de convertir les âmes faibles à la puissance du metaaaal ont pu se transformer en une sorte de groupe de rock alternatif vaguement ‘hard’ ? Merde, il y a même un ballade country avec « Mama Said » et le clip qui accompagnait la chanson présentait un James Hetfield moustachu couvert d’un chapeau de cow-boy.

Et puis Kirk Hammet, pourquoi est-ce qu’il n’avait pas de disto ? Et puis James, pourquoi est-ce qu’il chantait bizarrement (cad, mal) ? Et puis Jason Newsteed, pourquoi… Pourquoi ils l’avaient gardé dans le groupe ? Et puis pourquoi est-ce qu’il y avait tellement de chansons remplissage ? Pourquoi ?
Enfin bon, Load était un album faible et son contenu était similaire à la substance étrange représentée sur la pochette. Je sais que certains vont m’accuser de ne pas être ouvert d’esprit etc. etc. mais je sais une chose : JE N’AIME PAS LOAD.

Requiem  18/10/2005    avis


1991, Metallica est sur le toit du monde Heavy Metal. Le black Album s’est vendu dans des proportions incroyables, réussissant à être 6 fois disque de platine en un an aux états unis. La tournée faramineuse qui a suivi à duré plus de trois ans et a repoussé les limites du genre, voyant les californiens jouer en Asie, provoquant alors des raz de marée humains, décontenançant les autorités locales et causant plusieurs morts. Plus que personne, les Four Horsemen incarnent le genre, adulés en masse ou détestés par les plus élitistes, dont le mépris oscille entre snobisme mal placé et véritable difficulté à voir le groupe qui incarnait le Thrash devenir une machine pour tout le monde. Metallica fédère par centaines de milliers, divise les puristes mais ne laisse personne, non personne indifférent.

Metallica ou l’Heavy Metal Machine.

1996, la trentaine s’est immiscé dans le quotidien du groupe marquant du sceau de l’age sage chacun de ses membres. Certains sont pères, tous sont incroyablement riches et le trip metal Héroïc Fantasy, inspiré par Lovecraft n’est plus vraiment au goût de tout le monde. Comme The Unforgiven l’annonçait sur l’éponyme album tout noir de 1991, Hetzfield aime les westerns, leurs sonorités, et cette musique bien américaine, qui n’avait pour l’instant aucun rapport avec le son Metallica. Après avoir donc overspeedé la NWOBHM, après avoir repoussé les limites de cet univers, complexifié les structures, diversifié les plans puis composé quelques unes des plus belles pièces Heavy Metal - en s’affirmant chef de meute, jusqu’à vendre 40 millions d’albums en 10 ans - Metallica amorce le tournant le plus important dans sa carrière.

Les signes avant-coureurs ne trompent pas :

- 20 avril 1992 : Metallica fait parti des artistes invités au Freddie Mercury Tribute Concert de Wembley, où ils jouent Nothing Else Matters avant que James Hetfield viennent chanter Stone Cold Crazy avec les trois autre membres de Queen.
- Septembre 1995, Metallica se rend à Tuktoyaktuk pour participer à un festival publicitaire organisé par la bière Molton Ice.
- 10 avril 1996 : Metallica, alors en plein enregistrement fait une apparition au MTV Unplugged d’Alice In Chains… Les cheveux courts. Scandale chez les fans. - Le 27 juin de la même année, le groupe participe au Lollapalooza, un festival de musiques alternatives.
- Lars Ulrich se met à porter des sous-vêtements (lui qui ne l’avais jamais fait auparavant), le groupe pose pour Times habillé en mafieux cubains, puis en jean slim, maquillé à l’Eye Liner.

Alternatif… Le mot est lancé… Metallica, qui incarnait alors le thrash pur jus devient l'icône d’un rock graisseux, américain, alternatif... Outrage. Et pourtant… A écouter Load, album dont la pochette repousse les limites de la laideur (c’est une copie de Blood and Sperm, toile faite de sang et de sperme, par Anders Serrano, célèbre pour avoir suspendu un crucifix dans un bocal contenant sa propre urine), on ne peut légitimement que s’incliner devant le talent de composition d’un groupe toujours effervescent. Evidement ce qui frappe le plus reste le tempo, ultra ralenti, une urgence mûrie pour laisser place au groove, au riffs gras et inspiré, donnant un nouveau relief au son de Metallica.
Six singles seront tirés de cet opus (soit autant que pour le Black Album) et le disque se classera aussi bien que le précédent (soit numéro 1 partout) voire mieux (puisque numéro 1 en France aussi !).

Loin des contrées Heavy qu’ils ont contribué à faire avancer, Metallica s’attaque là à quelque chose de plus personnel, comme le prouve les textes de James Hetfield (Cure, Mama Said etc..) ancrés dans la réalité du chanteur. Ses démons enfin en boîte il exprime pour la première fois ce qui le ronge, à commencer par la mort de sa mère et son incurable problème d’alcoolisme. Coté musique, derrière les musclés Ain’t My Bitch, 2X4 ou Bleeding Me, plusieurs mid tempo font le forcing (King Nothing, Hero Of The Day) avant que Mama Said vienne rappeler le talent du groupe en matière de ballade. Seul Ronnie ne convainc pas totalement avec son riff très typé hard (une catégorie qui ne sied pas forcement à Kirk Hammet, dont le solo à cet endroit est difficile à encenser…).
C’est donc un nouveau Metallica qui se présente au public en ce milieu de décennie, fier d’une totale liberté artistique. Les show à guichet fermés qui se succèderont prouve que le public a suivi en masse, ce malgré une désertion totale de la frange la plus ancienne.

Heureux de cette nouvelle expérience, le groupe sortira l’année d’après Re-Load, composé de chutes de cet album. Le scandale ne fera qu’amplifier, sans entacher la réputation sans bornes du plus grand groupe de metal de tout les temps au grand dame de ceux qui sont restés bloqués en 1986. Mais regretter une époque révolue consiste t’il forcement à vilipender celle qui lui a succédée ?

Iro22  05/01/2008    avis



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