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Led Zeppelin - Led Zeppelin II - 1969


Genre : Hard RockTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net

©
1Whole Lotta Love
2What Is And What Should Never Be
3The Lemon Song
4Thank You
5Heartbreaker
6Living Loving Maid (She's Just A Woman)
7Ramble On
8Moby Dick
9Bring It On Home





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La genèse du hard. La recette du premier opus avait fait son effet. Le mélange blues et solos électrique sauvages posait les bases du hard. Pourtant ils sont légion à l’époque à tenter cet alliage, Jeff Beck en chef de file. Le premier album sorti moins d’un an auparavant avait permis au groupe de se faire un nom dans la scène rock encombrée de la fin des années soixante. Le second est la suite logique. Led Zep entre alors dans la légende. Alliant la puissance sonore et électrique de la rythmique et la grâce du chant haut perché de Plant le groupe accouche des hymnes.

Mythiques. Le quartette est au sommet de son art, épaulé par l’ingénieur du projet Electric Ladyland de Hendrix, Eddie Kramer. L’album est enregistré pendant la tournée mondiale juillet-août 1969. « Whole Lotta Love » repose sur un riff bluesy incendiaire qui depuis a fait hocher les têtes tout autour du globe. Le titre révélait avec force un style encore balbutiant, voix aiguës et mur de son guitaristique. Au chapitre « faits divers », les paroles piquées à ce cher Willie Dixon créèrent par la suite des problèmes au management qui put heureusement s’arranger. Au rayon « curiosités », Led Zep innove en utilisant un instrument électronique appelé le Theremin du nom de son inventeur, le russe Leon Theremin, sorte d’antenne générant un son modelable à souhait en rapprochant ou reculant ses mains. Le reste de l’album est percutant. Bonham écrase sa batterie avec une sauvagerie sans précédent, giflant l’ensemble, bousculant le groupe, martyrisant ses fûts et cloutant la charleston. Suivent le très tolkien « What Is And What Should Never Be » de Plant avec son solo en stéréo, le bluesy « The Lemon Song » entrecoupé de breaks ; Bonham, Jones et Page s’enflamment alors dans une course sans retenue, la ballade « Thank You », aux acoustiques entraînant, charmée par l’orgue Hammond de Jones. La véritable claque est « Heartbreaker ». Page joue comme jamais empruntant à la fois au classique qu’au rock le plus pur, la rythmique ne se contente pas de suivre ; Jones distille, raffine ses lignes de basses offrant à Page un prémonitoire sonique, précédant un break époustouflant et un long solo interminable. Le titre devait rester un classique du groupe, joué jusque la dernière tournée. Pas le temps de souffler et déjà déboule « Living Loving Maid (She’s Just A Woman) », emmené, balancé par la Telecaster de Page. Ramble On » sonne le retour du thème chevaleresque et annonce la suite, tranchant par son alternance acoustique/électrique. « Moby Dick » laisse place au titanesque jeu de Bonham cognant sa batterie, giflant parfois les cymbales à mains nues ; titre que Page se contente d’introduire et de conclure par un riff simple et dynamique. L’album se termine sur un blues aux relents country, « Bring It On Home » qui laisse place aux assauts électriques, titre assez moyen au vue de l’ensemble mais qui conclut bien le chef-d’œuvre.

Le Zeppelin stratosphérique. Le groupe qui rassemblait la fine fleur de l’époque réussit alors l’exploit de faire mieux que sur son premier opus, au terme d’une tournée fameuse. Le dirigeable s’envolait pour de bon et annonçait qu’il ne ferait pas de quartier, délestant les influences psychédéliques ou folk, puisant dans le blues, le suramplifiant, recréant le rock’n roll. Comment comprendre qu’un tel bijoux ait pu être conçu en pleine tournée, les morceaux évoluant au gré des circonstances. « Whole Lotta Love » : 1’22" la guitare dans un riff annonce la tombée de la nuit et se retire tel le soleil, laissant place aux percussions vaudoues, aux rugissements de la faune nocturne, soudain Plant éternue de rire et Page décoche ses flèches soniques. La bête est lâchée, le dirigeable gonflé à bloc, enorgueillis par son succès terrestre, prenais désormais la route de consécration céleste…

Deadkal  04/02/2006    avis



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