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Korn - Korn - 1994


Genre : néo métalTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net

©Epic
1Blind
2Ball tongue
3Need To
4Clown
5Divine
6Faget
7Shoots and ladders
8Predictable
9Fake
10Lies
11Helmet in the bush
12Daddy
13Bonus track





Avis de la rédaction :
Deadkal
Iro22
Jerome
Kedmat
KlOwN
Papagallo
Religionnaire
Requiem
Slamolo
Torquemada
Ulyssangus
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Voici L'album qui a changé la face du metal tel qu'on le connaissait et en même temps donna une sacré claque à tous les amoureux de musiques extrêmes! Les cinq gars de Baskerfield nous servent une recette qui a depuis fait beaucoup d'émules mais que personne n'a encore pu égaler : le néo métal!

Personne ne s'attendait vraiment au phénoméne KoЯn, ils ont débarqué de nul part emmenant avec eux toute la rage, la douleur, la frustration, les peurs enfantines et les angoisses qui caractérise si bien l'enfance et l'adolescence souillée par tout ce qu'il y a de plus sombre chez les adultes et chez les "perfect people" qui se croient meilleurs que les autres. Ce premier opus fit l'effet d'un uppercut que pris toute une génration à la recherche de quelqu'un qui saurait les comprendre et exprimer tout haut ce qu'ils ressentaient tout bas car tout leurs héros étaient morts les stars du rock étaient trop éloignés de leurs vie, les métalleux commencaient à s'essoufler ne correspondant plus au malaise grandissant de la jeunesse et avaient l'air d'acteurs sur le retour jouant encore et toujours la même scéne. La jeunesse avait besoin de sang neuf, d'authenticité, d'une musique leurs ressemblant plus c'est alors que vint ce groupe honnête, et humble qui exprimait tout les sentiments refoulés des kids qui devinrent dès lors les Children Of The KoЯn que le groupe honnoreras (même aujourd'hui encore) comme aucun groupe ne le fit jamais...

Et les Kids ne se trompérent pas et entendirent et vibrérent à ces cris de douleurs a cette sincérité à fleurs de peau. La musique de KoЯn et de cet album n'est pourtant du genre qui s'écoute facilement et tranquilement, c'est une descente en enfer dans l'enfer de Jonathan Davis leader charismatique de ce groupe. Un enfer fait de douleurs et de noirceur (Clown, Faget, Daddy et son final purement insoutenable!).

Ces textes sont magnifiés par un chanteur qui n'est pas encore en pleine possession de ses capacité mais qui le compense par une sincérité et une mise à nue impressionnante son chant est l'un des plus expressif du rock et tellement honnête. Il escelle dans l'utilisation des Borborygmes qui remplacent d'une façon très expressive dans ces chansons les mots pour laisser la place à l'idée exprimée. De plus il nous prouve ces talents de joueur de cornemuse sur l'excellent Shoots And Ladders. En plus de la voix exceptionnelle du chanteur nous avons aussi de très bons musiciens inspirés (ce qui change de certains autres qui tournent en rond....) et prêt à expérimenter des sons pour créer des ambiances car KoЯn c'est avant tout une ambiance pesante, noire et lourde gràce aux riffs rageurs et au sons bizzares et dissonants tirés de Leurs guitares 7 cordes, Munky & Head créent toute une palette sonore riche et variée. Fieldy nous assenne ces slaps punchys gràce à sa basse 5 cordes qui fait parfois croire qu'il y a un percuissionniste dans le groupe. Le son de ses instruments est infra graves et permet de donner le change au chant torturé et abrasif du chanteur. La rythmique totalement hallucinante et totalement maitrisée de David enfonce le clou encore plus profondément dans la lourdeur mais aussi dans les ambiances tant son jeu et varié et extraordinaire. Tout ces éléments réunis font de cet album un chef d'oeuvre du genre. Riffs dissonants, rythmique implacable, et un chant alternant hurlements et chuchotements sont au menu de ce premier opus.

Ce disque éponyme est très dense. L'honnêteté qui s’en dégage ne peut que toucher l'auditeur qui ressent toute la détresse et surtout l'authenticité de jon.

Ecouter KoЯn c'est une expérience, c'est ressentir la peine la douleur la haine et en même temps laisser tomber toutes ces défenses et se laisser submerger par le flot d'émotion charrié par cette musique. C'est une expérience forte et intense.

Un grand groupe a vu le jour avec cet album, un très grand groupe!

KlOwN  03/10/2004    avis


Le grunge est mort d'un coup de Fusil le 8 Avril 2004 à Seattle et le monde du rock retient son souffle: Il lui faut une icône, un être nouveau qui sublimera de son art cette vielle et sacré institution qui est le Rock! Et c'est le 7 Juillet de la même année, A Bakersfield que 5 paumés répondent aux prières de millions de Rockeurs: KoRn!!

Le ARE YOU READY poussé par Jonathan Davis à la première minute de Blind est le cri de toute une génération: êtes vous prêt pour une déferlante de riffs, un son lourd, joué bas par deux fous furieux en ibanez 7 cordes, êtes vous prêt pour une rythmiques Funcky, une voix malade et des textes torturés, êtes vous prêt pour une machine de guerre? Etes vous prêt pour KoRn?!

Le Néo Métal est Né, par une merveille, une magie: Le premier album de KoRn, éponyme, jubilatoire et sombre, habité par les angoisses de Davis, son goût pour le bizarre, le glauque, les drogues et le sexe.

Je ne vous parlerais pas du contenu musical, mes collègues l'ont déjà fait (et bien fait!). Ecoutez, juste Ecoutez...

Iro22  25/10/2005    avis


Korn. Ou devrai-je parler du "cas Korn". Voire, plus globalement, de toute la vague dite "neo-metal". Quand j'écoute cette musique, j'ai l'impression d'une tentative d'attentat bidon contre toutes les valeurs musicales auxquelles je suis attaché: mélodicité, feeling et toujours une certaine forme de technicité.

Cette album en est la parfaite illustration. Les voix, loin de me faire frissonner, me font pitié. Quoi que ce pauvre Jonathan Davis essaye pour me faire vibrer ça finit toujours misérablement. Je trouve ça d'une platitude sans bornes. Les guitaristes, on a plusieurs fois essayé de me faire croire qu'ils étaient bons. Je n'exige pas d'un musicien qu'il soit bon, techniquement parlant. Par contre, que l'on prétende qu'il l'est alors que c’est loin d’être le cas m'énerve plus que tout. Et quand c'est pour faire des riffs qui me semblent toujours les mêmes sur une guitare sept cordes sous accordée, je passe mon chemin. Le son de batterie me laisse stoïque, je le trouve bien trop claquant pour la musique, et je comprend mieux d'où vient l'inspiration de Lars Ulrich sur la dernière bouse de son plus en plus minable groupe (vous savez ? Metallica). La basse me semble basique au possible, je laisse tomber. Le reste n'est qu'effets et toutes cette sorte de choses, ce qui nous donne des chansons dont la plupart dépassent allègrement les quatre minutes. Glups... Au revoir ? À jamais.

Essayons maintenant de parler de la musique en elle même. Dès le début, je ris doucement. On cherche à faire travailler mes zygomatiques, sans doute. Pour travailler, ça travaille. Et je ris jaune, devant la pathétique tentative de transmettre un "mal-être" du pauvre petit chanteur qui souffre...Que ce soit dans « Blind » et ses pseudos chuchotements, sur fond de guitares saturées, ou sur « Daddy » où on essaye de nous faire croire au désespoir d'un pauvre grincheux... Et de gémir, gémir comme un gosse auquel on a confisqué sa console, quand on voudrait nous faire croire que le malheur du monde lui tombe dessus...
Et c'est comme ça tout le temps, on alterne, parfois avec des tentatives de Breaks brutaux qui tombent à plat, comme sur « Fake » . Davis aime à montrer qu'il sais faire plein de choses, et prend sa cornemuse (dieux du metal, venez à mon secours...) tel Bon Scott sur « It's A Long Way To The Top If You Wanna Rock'n'Roll »...Avec nettement moins de classe, bien sur. Il serait bon que ‘Jon’, comme ses fans aiment à l'appeler, comprenne que, à vouloir faire plein de choses, on finit par n'en faire aucune bien. Je ne parle même pas des tentatives de rap sur « ball tongue », ou du fait que sur la moitié des morceaux les lignes vocales soient les mêmes (si, si, réécoutez donc TOUTES les parties chant clair de l'album, et en particulier l'enchaînement « faget »/« lies »).

Je crois ici avoir tout dit. Je conseille fortement de faire écouter à n'importe quel dépressif la musique (musique ? J'ai dit musique ? Comme c'est étrange...) du groupe, c'est le fou-rire assuré. Non pas parce qu'il verra qu'il y a pire que lui. Non, tout simplement parce qu'il se rendra compte qu'il y a plus ridicule que lui, et que si il est à ce point supérieur à des gens il n'y a pas lieu de mettre fin à ses jours.

Pour plagier l’une des phrases préférées de mon éminent collègue Burial, je dirais donc que ce groupe, comme toute la vague qui l'accompagne, ‘ne sert à rien’. Quoi que. Ils ont au moins le mérite de permettre au metalhead de ne jamais, jamais oublier ce qu'est le metal. Et de se rassembler, face à la pire chose qu'ait fait la vague neo-Metal : faire croire au monde que le heavy-metal n'est qu une musique pour pseudo dépressifs fans de musique "provocatrice" et "violente". Sur ce, je retourne à mes Iron Maiden, Iced Earth, Manowar, Hammerfall, Kreator et autres Judas Priest. Trve Metal forever, si c'est là notre seul ennemi, nous avons encore de belles années devant nous!

PS : à écouter, pour faire travailler ses abdos en riant, « helmet in the bush » et « daddy »

Torquemada  05/11/2005    avis



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