Quelle n’était pas mon impatience quand j’appris que les Foo Fighters sortaient un nouvel opus et qu’en plus il serait double ! Voilà maintenant onze ans que la bande à Dave Grohl existe et distille un rock énergique fleurant bon la pop, le hard rock, le grunge et flirte même par moment avec un côté expérimental… Et voilà ils s’essaient enfin au très périlleux test du double album en scindant de surcroît leur compos en deux parties une électrique et l’autre acoustique. C’est là un paris risqué tant on été habitué à avoir des albums mélangeant les deux styles…
C’est donc revenu de ces infidélités avec d’autres groupes et de sa tournée de soutien à John Kerry que Dave se pose enfin et s’octroie du temps pour se remettre au service de son groupe. Et là malgré tout ce qui aurait pu faire que ce nouvel album ne serait qu’un autre (bon) album des Foo, il décide de voir les choses en grand et de se faire plaisir et de faire un cadeau a ses fans par la même occasion. Grand bien lui en fasse nous dirons-nous, mais qu’en est-il exactement au final ?
Alors la première galette, réservée au titres « électriques », débute avec un planant et sombre In Honor avec un riff minimaliste mais qui fait mouche et une voix écorchée qui annonce la suite du morceau plus musclé. Ce disque est du pur Foo tel qu’ont le connaît moins influencés par les Queen Of The Stone Age (bien que quand même présent de part son leader Josh Homme qui accopagnera Dave sur la chanson Razor…) que "One By One" ce qui n’est pas plus mal. On retrouve donc tout ce qui fait les Foo les chansons bien rock comme No Way Back, The Last Song ou Free Me et les chansons plus pop DOA ou Resolve, ils nous offrent en 10 titres du condensé de pur rock avec une facilité déconcertante. Les mélodies font mouche à chaque fois, à croire qu’ils savent exactement ce qui va marcher… Evidemment je ne peux parler de cet album sans aborder le tube Best You qui est un concentré de puissance et d’émotion un vrai bijou ! Mes deux chansons préférées de cet album en plus de celle citée après celle-là sont Free Me pour son ambiance et End Over End pour son côté old school très sympa. C’est donc avec plaisir que l’on retrouve nos petits Foo même si il n’y a pas d’originalité sur cette galette c’est du très bon Foo standard. Bien qu’on ne puisse remettre en question les talents de compositeur du Sieur Grohl qui est vraiment un sacré bonhomme !
C’est donc avec impatience que j’enfourne la deuxième galette dans mon mange disque numérique et là je dois avouer qu’à la première écoute j’ai été vraiment bluffé comme je ne l’avait pas été depuis longtemps ! C’est carrément un autre visage que l’on découvre avec ce disque acoustique, toute une sensibilité et un talent de composition qu’on ne pouvait qu’apercevoir ou deviner sous le déluge de décibels des compos habituelles. La claque est d’autant plus sévère du fait qu’en séparant les deux types de compos en deux disques ont est complètement happé dans l’univers de chaque parties. Autant le 1er disque partait fort autant celui-là débute en douceur avec un très beau Still et se poursuit au gré des ambiances et atmosphères contenues dans les différents titres qui ont vraiment chacun leurs personnalité. Je suis vraiment tombé sous le charme de cette facette de ce groupe que j’avais appris à aimer pour son côté punchy et pas prise de tête. Cet album est l’occasion d’avoir quelques guest de qualité tels que Norah Jones sur le morceau bossa Virginia Moon, John Paul Jones qui joue du piano sur Miracle et de la mandoline sur Another Round et Josh Homme qui accompagne son pote sur Razor. C’est aussi l’occasion pour Dave de rendre hommage à son ami Cobain sur un Friend Of A Friend très joliment réinterprété. Nous avons droit un album très inspiré et surtout plus mélancolique qu’à l’habitude.
Ce double album est vraiment une bonne surprise, varié et touchant. Cela confirme tout le bien que l’on peut penser de ce groupe et par la même occasion prouver que même si il s’attelle à plusieurs projets et qu’il a plusieurs casquettes Mister Grohl peut faire d’excellent albums… chapeau l’artiste ! Vivement la suite…
KlOwN 23/01/2006 avis:  |