Bientôt 40 ans de Black Sabbath pour Tomy Iommi et Geezer Butler, Bientôt 40 ans qu’ils se fadent Ozzy et ses caprices, Iron Man, Paranoïd, War Pigs et tout les tubes de la première période du Sabbath lors des innombrables concerts donné par le quartet. Loin des différentes périodes qu’à connu le groupe, avec ces 5 chanteurs. Loin la période d’Heaven And Hell flamboyant premier album du Mark II, avec le lutin à la voix d’or : Ronnie James DIO. Loin, jusqu’à un anodin Best Of en 2006, où le combo, avec DIO et Appice, est contacté pour composer 3 nouveaux titres qui feront figure de bonus sur ladite galette. Et là, c’est la redécouverte : Les hommes s’entendent à merveille et, loin des pérégrination d’un Madman acoquiné à Zakk Wylde pour ses disques solos, Black Sabbath redécouvre le Metal lourd et sensible comme ils l’ont fait le temps de trois albums. L’envie est là, Black Sabbath existe toujours avec Ozzy aux dernières nouvelles et Iommi est un gentleman : Heaven And Hel est né.
La démarche est claire : Ce Sabbat là mettra en avant les perles trop souvent oubliés de l’autre visage de cette hydre plus que mythologique. Une tournée s’en suit et sa toute première date, dans un Radio City Music-Hall de New York plein à craquer. L’événement est de taille et un CD/DVD live y sera enregistré.
Quel bonheur !!! Tout d’abord cette période, pourtant fertile n’est pas vraiment grandement représenté en live : Le Live Evil date un peu et contient bien trop de titre de la période Ozzy et le Live At The Hammersmith Odeon qui vient de sortir a été tiré en 5000 exemplaires. Juste pour abreuver tout le monde. Alors ce Live du cru 2007 est plus que bienvenu, surtout qu’il présente quatre quinqua dans une forme olympique. Le son est à l’image des gaillards : Sobre et puissants. Impassible dans la perfection. Ne demandez pas à Iommi de se déhancher, mais oubliez les pains… Le Divin gaucher livre ici près de deux heures de sans faute, allié à la frappe enlevée mais précise d’un Appice plus en forme que ne le sera jamais plus Bill Ward, et à la basse énorme de Butler (définitivement le meilleur bassiste de l’histoire du Metal) et la voix ultime de Ronnie James DIO, incroyable à l’age qu’il a.
Ouvrant sur l’intro E5150, fondu avec lancinant After All (The Dead), cet autre Black Sabbath touche au génie, un terme qu’on ne put plus hélas incomber aux prestations du Madman depuis une bonne dizaine d’année déjà. DIO tient le public au creu de ses mains et ce n’est pas la suite, composée de tubes incontrôlables (Children of The Sea, I, Neon knights) ou de perles remisent au goût du jour (The Sign Of The Southern Cross et surtout Computer God, titre dément qui ouvre le second Cd comme il ouvrait Dezumanizer en 1992, avec cette batterie métallurgique…), quand ce n’est pas les nouvelles compos qui font parler la poudre : The Devil Cried est agrémenté d’un solo de batterie tout en finesse, comme Appice sait le faire et Shadow Of The Wind montre un DIO très en voix.
Mais le point d’orgue de ce concert d’exception reste Heaven And Hell, titre rallongé pour atteindre le quart d’heure, puissant et formidablement interprété, un grand moment de live.
Alors bien sûr chacun peut aller de son commentaire, regrettant l’absence de certains titres, à commencer par Ear In The Wall, le troisième titre inédit du Best Of (non joué pour cause de couvre feu à minuit dans la belle ville de New York lorsqu’il s’agit de concert ! Incroyable pour une Gosse Pomme sensée jamais s’éteindre…) ou alors ces messieurs aurait aimé quelques titres de la période Ozzy… Mais ce serait vraiment passer à coté de ce qui restera comme l’un des tout meilleurs témoignages live livré ces 10 dernières années.
Parfait en tout points !
Iro22 08/09/2007 avis:  |