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Franz Ferdinand - Franz Ferdinand - 2004


Genre : rockTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net

©Domino
1Jacqueline
2Tell her tonight
3Take me out
4The dark of the matinee
5Auf achse
6Creating on you
7This fire
8Darts of pleasure
9Michael
10Come on home
1140 RT





Avis de la rédaction :
Dav
Iro22
Jérôme
NikopOL
Papagallo
Posthuman666
Religionnaire
Ulyssangus
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Les membres de Franz Ferdinand, à la fondation du groupe, sont déjà de vieux routiers du rock. Le guitariste et chanteur Alex Kapranos et le batteur Paul Thomson ont participé à l’aventure de Yummy Fur, groupe indépendant écossais disparu en 1999, après sept années d’existence. En 2002, le duo décide de fonder un nouveau combo, prenant le nom de l’archiduc assassiné en 1914 à Sarajevo, précipitant le début de la première conflagration mondiale. La formation est rapidement complétée par le jeune bassiste Bob Hardy et par le second guitariste Nick McCarthy. Le groupe enregistre rapidement un premier EP, avec l’intention de le publier eux-mêmes. Mais la renommée naissante de Franz Ferdinand attire l’attention du label indépendant Domino Records, qui engage le groupe sans hésiter avant de publier ce premier disque, sous le nom de Darts of Pleasure. Le maxi se fraye un chemin au sein du top 50 britannique tout en étant salué par la critique, et notamment par le tout-puissant New Musical Express. Le quatuor enregistre ensuite son premier album à Malmö, en Suède, avec l’assistance du producteur Tore Johansson. Le premier extrait du disque, le single Take Me Out, parvient à la troisième place des meilleures ventes, préfigurant un succès au-delà de toutes les attentes. La marche vers la gloire de Franz Ferdinand est alors lancée, menant le groupe à la conquête de l’Europe.

L’année 2004 fut l’année de Franz Ferdinand, comme 1995 fut l’année d’Oasis ou 1984 l’année des Smiths : une période de furie ou rien ni personne ne pouvait résister au groupe. Toutes les discothèques et les télévisions du monde entier diffusaient les meilleurs extraits du premier opus du groupe, dans une fièvre quotidienne. Aujourd’hui, cinq ans après ces faits, la passion pour le groupe a presque entièrement disparu. Reste, comme témoin de cette époque, le premier album éponyme. L’incipit de l’album, tout en retenue, mettant en valeur la chaleur vocale d’Alex Kapranos, ne tarde pas à montrer la véritable force du groupe : un rock dansant, fiévreux, à la fois foncièrement britannique et incontestablement universel. Les écossais s’emparent de références datées, en particulier la pop synthétique de la première moitié des années 80, les réactualisent, les métamorphosent pour les conformer au goût du jour. Certaines pistes de l’album sonnent ainsi comme un Duran Duran dont les synthétiseurs auraient été heureusement confisqués et remplacés par des guitares. Le quatuor se place également dans la longue continuité des groupes pop anglais, doté d’une certaine espièglerie insouciante empruntant aussi bien aux Beatles qu’à Blur. La simplicité directe de l’album explique en partie son succès. Franz Ferdinand n’a pour autre but que de faire danser, loin de toute autre prétention.

La batterie ne s’éloigne presque jamais de l’incontournable rythme à quatre temps, rappelant parfois les cadences obsessionnelles du disco. Pourtant, ce rock est plus subtil qu’il n’y paraît au premier abord. Les morceaux regorgent de breaks, de transitions soudaines, avec des structures inattendues, comme le montre le brillant single Take Me Out. L’album, très facile d’accès, foisonne de titres immédiatement assimilables, souvent trépidants, parfois nostalgiques, toujours entraînants. L’un de ses rares défauts est sa brièveté, assez surprenante aux temps du disque compact, mais qui se réfère sans doute aux temps oubliés du vinyle. Les onze chansons s’enchaînent sans véritable temps mort, même si la formule se révèle parfois assez redondante, particulièrement dans la seconde partie de l’album. Franz Ferdinand maîtrise parfaitement son style, un style à la fois sans fioritures et recherché. Son charme ne s’est pas démenti malgré les années, et il est probable que l’album demeurera dans la mémoire collective comme l’archétype du rock britannique des années 2000. Le quatuor maîtrise tellement bien sa formule qu’il jugera bon de ne pas en modifier un iota sur son second effort, You Could Have Been So Much Better, avant d’effectuer un virage particulièrement serré sur son troisième opus, l’audacieux et inégal Tonight.

Ulyssangus  21/05/2009    avis



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