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Down - N.O.L.A. - 1995


Genre : Southern Metal / StonerTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net
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©Elektra
1Temptation's Wings
2Lifer
3Pillars Of Eternity
4Rehab
5Hail The Leaf
6Underneath Everything
7Eyes Of the South
8Jail
9Losing All
10Stone The Crow
11Pray For The Locust
12Swan Song
13Bury Me In Smoke







Avis de la rédaction :
Iro22
KlOwN
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Formidable projet poussiéreux de stars établies de la New Orleans, Down possède assurément l’un des line up les plus bandant de l’histoire de la musique. Imaginez seulement, réunis autours de N.O.L.A, ni plus ni moins que le batteur de Eyehategod (Jimmy Bower), le guitariste de Corrosion of Conformity (Pepper Keenan), le gratteux et le bassiste de l'exceptionnel Crowbar (Kirk Windstein et Todd Strange) et… Phil Anselmo, braillard que l’on ne présente plus, puisqu’il était le frontman de feu Pantera. Un truc énorme donc, concrétisé par ce soufflant premier album en forme de Southern Rock graisseux et metallique, puissamment stoner.

Dissimulé derrière une pochette ne laissant rien trahir, Down (qui porte bien son nom) joue la musique d’un sud incrédule, fleurant bon le whisky frelaté et l’odeur des pneus surdimensionnés des pickups rednecks. Quelque chose d’animal et de franc, d’inhospitalier même, de bien graisseux. 1995, un an après la sortie de Far Beyond Driven, Pantera est énorme aux états unis et même partout dans le monde. Les frères Abbott, entre deux soirées beuveries à défoncer une jeep ou allumer des pétards en pleine tronche de leurs convives, s’acoquinent avec David Allen Coe, chanteur Country avec qui ils finaliseront Rebel Meets Rebel près de 15 ans plus tard (de façon post mortem pour Dimebag bien sûr). Anselmo, qui aimerait se détacher de la machine panthère lui aussi, s’entoure donc de ses amis musiciens, tous talentueux et reconnus dans leurs groupes respectifs, pour accoucher dans la bonne humeur et les effluves de Jack Daniels, d’un album tout simplement splendide.
Dès Temptation Wings, titre ouvrant les hostilités avec une hargne bienvenue, on perçoit à quel cahier des charges doit répondre NoLa : Un son métallique et lourd, hargneux dans la démarche faisant front aux hurlements carnassier d’un Phil Anselmo intraitable.

Chaque titre rivalise de lourdeur et suinte la torride chaleur d’un paysage de désertion, laissant les riffs surgras prendre le contrôle. Lifer , Hail The Leaf ou Undernieth Everything sont autant de raisons de croire en l'existence de dieu même si son fils fume des cigarette sans filtre.
Mais c’est indéniablement lors de la deuxième partie de l’opus que l’animal prend le dessus, impitoyable succession de chansons prêtes à dévorer l’auditoire subjugué.
A commencer par Eyes Of The South, ou les guitares s’insultent pendant une bonne minute avant de laisser exploser la rage d’un groupe de loups décidés à asservir le monde avec ce qui s’impose comme le side project les plus bandants des 90’S.
Bestial de bout en bout, Nola ne s’octroie une pause que sur Jail, délire sous extasies (comme Planet Caravan peut l’être pour le Sabbath et pour Far Beyon Driven qui contenait sa reprise) mais ce n’est qu’un pretexte de luxe pour envoyer Loosin All, dont le riff fait de nouveau un massacre auprès des milliers de formation cherchant une identité Southern de renom. Stone The Crow apporte quand à elle un groove certain, bienvenue dans la lourdeur ambiante de cet album, ouvert aux indomptables complaintes.
Primitif d’un bout à l’autre, Nola sonne comme une déclaration d’amour au Southern Way Of Life, par ses plus rebelles rejetons.
Swan Song et surtout Bury Me In Smoke ferment l’album avec une rude efficacité, aussi redoutables que spontanés.

Down, 4 lettres qui tirent vers le bas, ces bas-fonds de plaisir bruts et sans raisons, juste abrasif de bout en bout. New Orleans LouisianA, NOLA, quatre lettres pour un chef d’œuvre. Rien de ce que touchera Anselmo à partir de là n’aura le quart de cette saveur.
Formé par la boisson, motivé par l’éthylisme qui découle des réunions musicales de Cinq Redneck avinés, cet opus s’impose comme la chose la plus formidable qui soit arrivé aux oreille de cette planète depuis un nombre incalculable de cuites. Si je devais comparer Nola à une boisson, ce serait un Whisky de contrebande, quelque chose de fort et d’imbuvable pour ceux qui n’ont pas baigné un jour dans la cuve amidonnée ou fermente le Malt de ce breuvage des braves. A coté, même un bourbon paraitrait fade.

Iro22  25/07/2007    avis



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