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Down - II - A Bustle In Your Hedgerow - 2002


Genre : Southern Metal
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©Elektra
1Lysergik Funeral Procession
2There's Something On My Side
3The Man That Follows Hell
4Stained Glass Cross
5Ghosts Along The Mississippi
6Learn From This Mistake
7Beautiful Depressed
8Where I'm Going
9Doob Interlude
10New Orleans Is A Dying Whore
11The Seed
12Lies, I Don't Konw What They Say But...
13Flambeaux's Jamming With Slave
14Dog Tired
15Landing On The Mountains Of Me99ido







Avis de la rédaction :
Iro22
KlOwN
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Après avoir longuement tourné pour défendre Reinventing The Steel, devenu malgré lui le chant du signe du combo, Pantera s’octroie une nouvelle pause, à la demande d’Anselmo afin que ce dernier puisse se consacrer à Superjoint Ritual et Down, ses sides projects de luxe. Le groupe acquiesce et prend son mal en patience, permettant ainsi au texan d’entrer en studio avec Down et d’y rester enfermé pendant 28 jours pour composer et enregistrer, dans ce laps de temps plus que court, Down II : A Bustle In Your Headgerow, second opus de la formation.

Alors que NOLA était le fruit d’accumulations d’idées brassées par les musiciens, ce nouvel album est au contraire l’instantané d’un groupe talentueux, ayant mis cœur et tripes dans15 titres d’Heavy Rock pompier, se rapprochant plus que jamais de ce qu’on appelle le Stoner.
Changement notable : Todd Strange ayant décidé d’abandonner la musique pour se consacrer à sa nouvelle vocation de charpentier, c’est Rex Brown, Monsieur 4 cordes de Pantera qui empoigne l’instrument et rejoint le groupe pour en devenir un membre définitif. Composé lors de séances de défonce totale mélangeant substances et Alcool sans limites, l’album, qui tire son nom d’une phrase de Starway To Heaven se veut plus complexe que son illustre prédécesseur. Mois metalique, moins direct, il faudra un peu plus de temps à l’auditeur pour en déceler la vrai richesse, se rapprochant plus du grunge de Soundgarden frelaté à grande rasade de Whisky qu’à du Heavy pur jus.

Si l’ouverture magistral qu’est Lysergik Funeral Procession, dans un esprit totalement Doom a de quoi rassurer les plus septiques, c’est bien le florilège de riffs, engrangée à la pelle au long des quinze titres de l’opus qui resteront à jamais gravé dans les mémoires. Les structures se font complexe et Anselmo suit la cadence, proposant un panel de variations vocales saisissant. Jimmy Bower, en grand batteur apporte encore et toujours ce groove si particulier formant avec Rex Brown une paire rythmique du feu de dieu, puisque ce dernier écrase de son efficacité ce que Todd Strange avait apporté par avant (Anselmo a d’ailleurs déclaré à plusieurs reprise son désir de réenregistrer N.O.L.A. avec Rex Brown afin d’en faire un album parfait). La paire de guitariste Keenan et Windstein fournit un flôt de watts sans discontinuer transcendant des titres tels que The Man That Follows Hell ou The Seed, devenant de véritables pépites rock écrasés sous un son venue des bas-fonds d’un enfer bien terrestre. Le groupe sait aussi calmer le jeu le temps d’un Stained Glasscross au riff sautillant (avec ajout de Melotron et ambiance 70’s assurée), de Where I’m Going, sentant le bayou, avec Banjo s’il vous plait, ou Learn From M y Mistake délicieuse pièce à la sensibilité exacerbée, offrant à Anselmo la possibilité d’exprimer la mélancolie comme jamais depuis Cimetary Gates.
Ce deuxième opus, quoique extrêmement différent de NOLA mérite tout autant sa place au panthéon du rock, et les plus septiques seront définitivement convaincus par l’énorme rock incendiaire - aux accents blues dissimulés sous une avalanche de distorsion - qu’est Ghosts Along The Mississippi pièce essentiel s’il en est de la discographie incroyable du quintet magique.
Fin 2001, l’album alors en boîte, Anselmo déclare ne plus vouloir tourner avec Pantera, soit disant traumatisé par les attentats du 11 septembre 2001, tout en tournant avec Superjoint Ritual. Les frères Abbott, excédés, finissent par dissoudre le groupe, accédant ainsi au désir semi dissimulé de leur chanteur. Enfin tranquille pour mener à bout ses projets, Anselmo plongera sans retenu dans les tournées avec DOWN avant que la drogue, ma paranoïa, les problèmes de santé (au dos principalement) et les déclarations sulfureuses viennent à bout de sa volonté, en faisant un pantin ridicule aux yeux de la sphère Metal. Down tombera en berne et ses protagonistes auront bien du mal à se parler. Une situation délicate qui ne se débloquera que 4 années plus tard lorsque l’assassinat de Dimebag Darrell et l’ouragan Katerina auront réunis dans la même tristesse les membres du groupe, prêt à en découdre de nouveau avec le son magnifique de DOWN. Une rédemption tant attendu qui se nommera Over The Under et consacrera définitivement DOWN comme le groupe le plus essentiel de la décennie, voire plus.

Iro22  09/05/2008    avis



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