Voici le nouveau bébé des Deftones, ils en sont tellement fiers qu’ils ont décidé de le nommer Deftones tout simplement car cet album résumé ce qu’est Deftones.
Alors honnêtement autant les autres albums m’avaient parlé directement à la première écoute j’avais adhéré sans aucune hésitation alors que ce coup-ci après la première écoute j’était un peu décontenancé… Pour la première fois je ne pouvais pas dire direct j’adore mais je ne pouvais pas dire non plus que je détestais cet album… Les principales raisons à cet état de fait sont que d’une part l’album m’a semblé brouillon pas au niveau du son mais plutôt dans la construction des chansons parfois anarchique et de ce fait perturbantes. Alors évidemment il y a quand même des chansons que j’ai apprécié dés la première écoute tels Minerva, Hexagram ou Bloody Cape. Mais il est vrai que dans l’ensemble je n’ai pas autant accroché que je l’aurais voulu.
Mais étant un aficionados de ce groupe, et aimant relevé des défis je ne pouvait me contenter de cette première impression en demi teinte alors j’ai fait ce que je fait avec tout les albums qui sont durs d’accès, je l’ai réécouté plusieurs fois pour bien m’imprégner des compos du groupe et surtout laisser le temps aux ambiances de cet album de faire effet. Et comme bien souvent, plus je l’ai écouté et plus j’ai réussi à appréhender cet album et laisser tous les charmes de cet album agir sur moi. En fait ce disque est une évolution logique du groupe qui continu sa quête d’expérimentations, de travail du son et des ambiances. Mais là où White Pony rompait un peu avec les habitudes du groupe laissant un peu les grosses guitares de côté, là elles sont de retour dans toutes leurs lourdeurs et puissances. Cet album est bien plus violent que le précédent mais garde cette sensibilité propre au groupe et cette sensualité propre à Chino Moreno.
L’album est très homogène et le groupe nous invite à un voyage qui n’est pas sans danger passant de titres doux et mélancoliques (Minerva, Deathblow) à des titres d’une violence inouïe (When Girls Telephone Boys, Bloody Cape ) mais qui reste très prenant de bout en bout du moment qu’on est près à laisser à l’album le temps de se dévoiler.
Encore un album pour lequel j’ai été heureux de revoir mon jugement premier, cet album est un bon album peut être un peu en dessous de White Pony mais au niveau créativité la barre est très haute. . Deftones nous prouve une nouvelle fois leur talent et leur capacité à créer d’excellents albums et surtout qu’ils ne se contentent pas de sortir disques après disques les mêmes compos, la même musique encore et encore. Il est évident qu’ils sont décidés à continuer dans cette voix quoi qu’il arrive et ce n’est pas plus mal. Surtout qu’au vu du projet solo de Chino, l’excellent Team Sleep, le groupe a encore plus d’un tour dans son sac et que Deftones confirmera son statut de groupe culte et novateur.
En résumé un putain de bon disque qui nous plonge dans des ambiances envoûtantes et la minute d’après nous assène une claque par sa violence. Il est quand même important de savoir que plusieurs écoutes sont nécessaires pour vraiment apprécier ces chansons car l’album est complexe.
KlOwN 18/02/2006 avis:  |