La sortie d’un nouveau Type O est toujours un grand moment. On se demande quelle nouvelle surprise le quartet de Brooklyn nous réserve et on est rarement déçus ! Revenant à leurs premières amours pour nous offrir un album varié, dans la lignée de Bloody Kisses, les Type O Negative frappent un grand coup avec ce Dead Again.
Impossible de parler d’un album des Type O sans faire un tour par le décorum accompagnant l’objet. Pochette ornée de la photo de Raspoutine, rapport d’autopsie de ce dernier, titres écrits en cyrillique et livret qui se déplie en forme de croix où nos quatre compères sont représentés en squelettes dans des cercueils : le ton est donné. Alternant à merveille les morceaux lents et atmosphèriques (à l’instar de la magnifique September Sun, qui n’est pas sans rappeler les grandes heures d’October Rust) et les morceaux plus péchus, limite « punkisant » (comme Dead Again, qui ouvre l’album), la bande à Steele semble particulièrement inspirée. De la superbe Tripping A Blind Man, morceau à tiroirs parfaitement maitrisé, à la très « sabbathienne » An Ode To Locksmiths en passant par la sympathique Halloween In Heaven, les 75 minutes de l’album sont un réel délice.
Les titres se suivent et ne se ressemblent pas, les clins d’œils de Peter Steele abondent (le solo de The Three Things reprenant la mélodie de Hey Jude, les superbes passages aux ambiances « chœurs de l’Armée Rouge ») et les tubes sont nombreux : Halloween In Heaven et son riff d’anthologie, la très alambiquée, mais très réussie, The Profit Of Doom ou encore la magnifique She Burned Me Down, dans laquelle la voix de stentor du géant vert colle parfaitement aux mélodies délivrées par le guitariste Kenny Hickey. Seul reproche que l’on puisse faire au quatuor : la longueur des morceaux. Si les 10 minutes de The Profit Of Doom passent toutes seules, ce n’est pas le cas de These Three Things ou encore de Some Stupid Tommorow qui mériteraient un petit raccourcissement pour devenir plus attractives.
Si Peter Steele se délecte de se faire passer pour mort, son groupe est pourtant bien vivant. Il nous le prouve en donnant un digne successeur à Life Is Killing Me. Mélangeant avec dextérité les ingrédients qui font le style Type O Negative, Dead Again prouve encore une fois la capacité de Peter Steele à écrire des titres complexes et accrocheurs à la fois, garantissant une durée de vie illimité à ses albums. Le Vinnland n’est pas prêt de rendre les armes !
JLH 01/05/2007 avis:  |