Raz le bol de la violence des gore grind black metal et autres blasphemous brutal death metal ? Besoin d’un peu de calme, de repos ? Ecoutez Circulus, ça guérit tout !
Sortit sous le label Rise Above Records, qui propose un bon nombre de groupes de doom metal de qualité, comme Cathedral ou Grand Magus, Clocks Are Like People est un album plus que surprenant. En effet, la musique de ces sept joyeux lurons tout droit sortis du Moyen-Âge n’a rien de doom, ni même de métal. Michael Tyack et ses compères nous emmènent dans un monde où musique rime avec gaieté, douceur et légèreté des mélodies. Dans tout l’album règne une ambiance fortement médiévale créée par les candides mélopées de flûte et autres instruments venus du temps des châteaux forts et des tournois de chevaliers. Les compositions de Circulus se caractérisent aussi par une forte influence du rock psychédélique anglais des années 60 dans le jeu de guitare notamment, renforcée par la forte présence des synthétiseurs moog.
Les compositions se succèdent, toutes plus gaies les une que les autres et arriveraient au final à arracher un grand sourire au plus suicidaire des dépressifs. Mention spéciale à « To The Fields », une chanson simple mais entraînante et très belle.
Bon, on peut se demander quand cette musique coquebine et léthargique laissera enfin place au dynamisme et à l’énergie mais ça ne vient jamais. Enfin, on ne leur en veut pas.
Il y a bien l’instrumental « Bourée », où l’on distingue un semblant d’activation pouvant s’apparenter à une représentation de troubadours à la table de Messire le Roy en plein XIVè siècle, synthétiseurs en plus. Un titre très joyeux qui invite à la fête.
Cependant, l’aspect assez progressif et recherché du dernier morceau « Reality’s A Fantasy » contraste en quelque sorte avec la gentille naïveté du reste de l’album et offre à nos oreilles un autre aspect de ce que peut être la musique de Circulus.
Clocks Are Like People pourra aisément plaire à presque tout le monde, sous réserve de l’aborder au second degré.
Allez, venez avec moi, bande de brutes, allons danser « Willow Tree » en farandole dans un champ de blé !
Wicket 24/09/2006 avis:  |