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Kyuss - Blues For The Red Sun - 1992


Genre : Stoner Rock
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©Elektra
1Thumb
2Green Machine
3Molten Universe
450 Million Years Trip (Downside Up)
5Thong Song
6Apothecaries' Weight
7Caterpillar March
8Freedom Run
9800
10Writhe
11Capsized
12Allen's Wrench
13Mondo Generator
14Yeah





Avis de la rédaction :
Iro22
SiD
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Kyuss - né en 1990, en plein dans les années grunge - est composé de quatre gars de la banlieue populaire de Palm Désert, Californie, au sud du Parc de Joshua Tree. Des garçons talentueux qui, lassés de leur quotidien ''boisson,baise,baston'' (comment peut-on en avoir marre ?!) décident que la rédemption se fera par la musique. Le groupe est Composé initialement de Brant Bjork (batterie), Chris Cockrell (basse), John Garcia (chant) et d'un Certain Josh Homme (Guitare). Après avoir fait leurs premiers concerts dans les clubs de la région, avec un son plutôt Punk, ils souffrent très vite de la comparaison avec Danzig et les Misfits. Extrêmement vexés de ne pas avoir un son à eux, ils décident de créer le Stoner Rock. Sorte de Métal enlevé, plus mélodique. Cela signifie outrepasser la lourdeur de Black Sabbath, de subtiliser à Led Zeppelin leur penchant pour le blues, de saisir au vol le psychédélisme des Pink Floyd à l’aide d’une batterie légère, s’appuyant sur des guitares Puissantes pour soutenir la voix planante et psyché de Garcia pour un résultat unique. Mais Chris Cockrell, dont le niveau de basse (jugé trop faible par ses coéquipiers) et la fâcheuse tendance à passer ses nuits à déterrer des cadavres nuisent au groupe fut vite remplacé par Nick Oliveri, un mec cool et talentueux, selon leur dires. Il est indéniable que la capacité du bonhomme à se procurer de l'herbe à facilité comme jamais son intégration dans le groupe.

Ils partent pour Los Angeles pour tenter de percer dans la jungle Underground du milieu. C’est alors, à force de tourner dans les clubs et de filer des bourres pif à tout va aux groupes qui les accompagnent ou aux représentants des maisons de disque désireux de lisser le son qu’ils produisent, que Kyuss se fait une belle petite réputation. Et leur premier Album, Wretch (litterallement "Malheureux" ou "Misérable") est un échec (commercial) mais à l’avantage de les faire connaître et leur rock d’arriver aux oreilles de Chris Goss, qui dira à Josh Homme que leur son les fait penser à un Black Sabbath Moderne. Après que ce dernier lui rétorqua qu'il n'avait aucune foutre idée de qui pouvait être Black Sabbath, Goss décida de produire cette machine en devenir: Kyuss.
Même si Wretch n’avait pas galvanisé les foules, nos petit Gars allait profiter de l’expérience de leur Manager pour investir le studio de Sound City, quelque mois après un certain Kurt Cobain et Nirvana qui venait d’y enregistrer Nevermind. C’est dans ce studio que sortira Blues For The Red Sun, Album fiévreux, sentant la poussière d’un désert flamboyant, un son lourd et gras, mais d’une fluidité déconcertante.

A La première écoute, il est en effet difficile de faire un rapprochement entre le son de Kyuss et d’un autre groupe de l'époque (Maintenant c'est plus simple, comme tout bon chef de rang qui se respecte, l'influence de Kyuss se ressent sur l'ensemble de la scène Stoner, tels que Master Of Reality, Fu Manchu on Monster Magnet ainsi que dans les différents projets post-Kyuss de ses membres, Hermano et Queen Of The Stone Age en tête de liste!). Il y a un coté blues électrique en effet, proche des Led Zeppelin mais le son bien plus lourd et la voix bien plus planante ne permet pas de dire que Kyuss est un sous Led Zep… Non, la formation californienne livre ici un CD inclassable en pleine vague grunge, Trop Punk pour le Hard, Trop lourd pour le Grunge et trop psychédélique pour le Métal. Dès la première chanson, Thumb, les Guitares, basses, montent petit à petit, servi par la rythmique lourde martelée par Bjork (sympatique Bonhomme au cheveux frisés, typé Hispano, à la frappe pachydermique...), puissamment épaulé par la basse d'Oliveri. La voix de John Garcia se fait tantôt vindicative, tantôt enragée, hurlant comme un affamé, servi par des riffs portant tout la rudesse du désert et la hargne de ce soleil rouge. Un morceau abrasif qui se conclue par des envolées faussement douces et véritablement lancinantes. Lourd et gras certes mais pas lent, comme le prouve Green Machine (Un riff et un refrain innoubliables) ou Allen's Wrench qui sont jouées au taquet sans perdre leur côté plombé. C'est également le cas de 50 Million Year Trip d'une puissance éléphantesque, alchimie parfaite entre la force et la mélodie, solidement scellées avec ce qu'il faut de dangerosité. Dès les premier accords de Thong Song, on rentre en transe grâce à ce son dont seul Kyuss à (avait) le secret. D’abord porté par la voix hurlante de Garcia, on prend par vague successive la déflagration déchirante de la guitare de Homme. Plus qu'un titre, Thong Song porte toute la rage du groupe et, succès aidant celle du public (Demandez à Metallica, qui, ayant le nez fin avait prit le groupe en première partie pour sa tournée, ils ont été obligé de baisser les amplis tant le son du groupe est énorme, de peur de ne pas pouvoir assurer derrière!). Vient ensuite Apothecaries' Weight qui elle aussi envoie du bois. Comme jouée au loin, couverte par la brume tout d'abord, elle explose soudainement, dans une rage rarement entendue, nous emportant les oreilles avant que l'on ne se soit rendu compte de quoi que se soit. Extraordinaire ! Freedom Run est un mauvais trip ou des voix se superposent pour occuper finalement totalement notre boîte crânienne avant que la basse se mette a cogner fort, et que la guitare et la batterie se joignent à elle construisant ensemble une montée des plus machiavéliques.

En bref un bien bel album, d’un groupe sous estimé et peu reconnu de son vivant (en france Kyuss a été clairement oublé!). Il aura fallu attendre les Queen of the stone Age pour que justice soit faite mais grâce à Dave Grohl, qui offrit le CD à Cobain avant l’enregistrement de In Utéro, Le plus bel Hommage fut donc celui de Nirvana qui plaça Blues For The Red Sun comme source d’inspiration Numéro 1 pour leur 3eme Opus !

Iro22  16/09/2005    avis



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