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Metallica - Black Album - 1991


Genre : Heavy MetalTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net
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©Vertigo
1Enter Sandman
2Sad But True
3Holier Than Thou
4The Unforgiven
5Wherever I May Roam
6Don't Tread On Me
7Through The Never
8Nothing Else Matter
9Of Wolf And Man
10The God That Failed
11My Friend Of Misery
12The Struggle Within





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Quelle galère...je dois vraiment être masochiste...
Pourquoi, me demanderez vous? Pour une simple raison...je m apprète à chroniquer un album que je considère comme plutot bon, mélodique, puissant quand il faut, avec des solis (ça tend à devenir rare, chez les Mets') ... Mais qui est, sans aucun doute, la plus grande trahison jamais faite par un groupe de metal à son public.

Je m'explique. Nous sommes en 1991, le métal change. Le heavy des 80's s'affaiblit, peu à peu les groupes deviennent plus discrets, remplacés par une nouvelle vague...le grunge. Seuls les ténors s'en sortent, et parfois au prix de sacrifices... Outre Atlantique, on se souvient tous de ce qui avait marqué les années métal, à savoir l'apparition de groupes prometteurs, avec en tête Metallica. Jouant d'un thrash-metal bouillant, puissant, mélodique, emmené par une guitare d'une grande technicité, accompagnée par une batterie de toute puissance, et une voix agressive. Les albums mythiques sont pondus, et les hymnes repris en coeur par tous les petits américains (et il y avait de quoi, pour une fois c'était amplement mérité). Après quatre albums piliers, grands succès, les temps changent...et le groupe aussi. Ils se lancent alors dans un heavy-metal sans grande saveur, parfois même formaté FM, un mélange de tout ce qui marche à l'époque
Alors, cet album, qu'y a t-il à lui reprocher? en fait, du point de vue purement musical, pas grand chose, ce n'est pas mauvais, parfois même inspiré, et en tout cas largement écoutable.
On commence par un futur classique, "Enter Sandman", alternant parties calmes et mélodiques, et laissant toujours la part belle a la guitare.
Ensuite vient "Sad but True", qui commence par une intro batterie/guitare assez sympa. Le titre en lui même est plutot lent, basé sur un riff de guitare et la voix habituelle, quoi que plus mélodique que d'habitude, et enfin un solo (ou plutôt 2 breaks séparés, chacuns très courts)
Puis vient "Holier Than Thou". Dès le début, une batterie rapide, une guitare qui suit, assez prometteur... Mais là, la magie n'opère pas à mon goût... Dans le sens où je trouve que la voix n est pas assez rageuse pour un tel riff, trop mélodique, chantante, ce qui gâche un peu le titre, dommage.
On continue, avec la première balade, "The Unforgiven", trop souvent dans l'ombre de "Nothing Else Matter" à mon gout. Lourd, avec une très belle intro dans laquelles les deux guitares se complètent à merveille, puis une alternance des parties guitares saturées et lourdes/guitares légères, avec la voix qui accompagne...une piste que j'aime beaucoup.
"Wherever I may Roam" vient ensuite, avec une intro sonnant mystère, Asie, puis des guitares, lourdes encore, en fait un titre qui ne se démarque pas beaucoup du reste de l'album.
"Don't Tread on Me" commence par des grosse guitares saturées, très lourd, et arrive le chant... Contraste assuré... On dirait presque que James ne sait plus faire de thrash, malgrès quelques parties qui restent agressives, on est loin du départ du groupe...
Puis "Trough The Never". Rapide? oui! La voix? puissante! revoila Metallica, sa voix attaque, est rapide, se marie parfaitement avec la musique... Morceau très accrocheur, un solo très honorable... Du bonheur!
La balade de Metallica...celle que tous acclament, qui est connue de tous, même ceux qui ne connaissent pas le groupe... Là, vraiment, le groupe est plus mélodique (au sens FM du terme) que jamais. Ce morceau reste, sans conteste, l'hymne de l'album, et la preuve que même un père fondateur du thrash peut s'orienter de façon discutable. Ce morceau devrait sans doute être un peu plus objectivement critiqué, mais il a du passer et repasser à la radio à l'époque, et devenir intouchable. Une chose est sur, c'est que, maintenant encore, il reste consicèré comme LA balade de Metallica, celle qui passe comme slow dans les boums d'ados...
Mais enfin, deux balades dans un album des four horsemen? qu'est-ce que ce Blasphème! Rien de mauvais, au niveau musical en tout cas, car les deux sont très différentes, et exellentes, pas de risque de 'Syndrome Scorpions' ici...Mais les scorps n'ont jamais été considèrés comme des maitres du thrash
"Of Wolf and Man" occupe la piste suivante, et c'est...martelé, rapide, saccadé, pas mauvais, pas extraordinaire, un peu gâché par un chant trop passe partout à mon goût.
"The god that Failed" continue l'album, avec l intro habituelle: entrée batterie, guitare, chant, et puis un morceau très peu surprenant...on reprend la configuration générale de l'album.
"My Friend of Misery" vient après, et continue comme son prédécésseur, malgré des parties mélodiques qui auraient pu donner un résultat sortant du lot...au suivant
A savoir le dernier morceau, qui cloture les 12 titres de l'album, assez bien d'ailleurs. Intro assez militaire, avec des roulements puissants, puis un riff rapide et entrainant...pas mal du tout, James fait même un effort pour se déchaîner, ce qu'il réussit plutôt bien.

En conclusion, un bon album, qui marque le début d'une nouvelle ère pour Metallica, voir la fin d'une autre, la fin du thrash-metal bouillant de rage, remplacé par un metal de qualité FM qui ne survivra pas longtemps, marquant le début de...la déchéance?

Donc, ce que l'on peut lui repprocher est une assez grande monotonie de certain titres, qui ne marquent pas et semblent se répéter sans grande originalité. Les plus sont une durée plutot bonne (62 minutes), de très bonnes compos, des balades sans précédent chez Metallica (et sans suivant non plus d'ailleurs...), des solos très honorables (pour la dernière fois), un bon moment globalement qui vaut au moins la peine d'être écouté, même si il est loin de ses légendaires prédécésseurs, et qu'il marque une rupture du groupe, qui franchis le pas entre l'argent au service de l'art et l'art au service de l'argent...

Torquemada  23/01/2005    avis


Metallica (ou le black album comme il l’est couramment appelé), en voilà un disque surestimé ! Souvent considéré comme le chef-d’œuvre de Metallica (mouarf !) à cause de ses ventes faramineuses, le cinquième album des four horsemen marque la fin des bons albums pour le groupe (et non, je ne pense pas que St Anger remonte la barre) ; J’ai un jour pu lire la phrase suivante dans une chronique d’un fan américain :

« Avec le black album Metallica est passé de ‘je vais dévorer ton âme’ à ‘bouuuuuh je suis dépressif’ … Je croyais que les metalheads étaient supposés péter la gueule des pleurnichards pseudo-dépressif et non pas ETRE des pleurnichards pseudos-dépressifs »

Pour commencer mal, une pochette noire. Le groupe utilisera des explications merdiques sur une sois-disant raison artistique (apporter l’attention sur la musique et gna gna gna), les critiques baiseurs de culs se régaleront tous à l’époque et tout le monde oubliera que le groupe ayant inauguré les pochettes noires dans le metal au milieu des eighties n’était autre que… Spinal Tap, le fameux faux-vrai-groupe parodiant le metal. Au milieu de cet océan de noir, un serpent, mais pas n’importe quel serpent, il s’agit du symbole des révolutionnaires américains du 18e siècle visible aux cotés du « don’t thread on me » sur les drapeaux ; voilà que Metallica (le groupe de ...And Justice For All) se la joue patriotisme maintenant, de pire en pire. A la production, un certain Bob Rock est crédité. Alors là pardonnez-moi de m’offenser mais dans le genre trahison le groupe ne pouvait pas faire pire. En effet, Bob Rock est un producteur connu pour donner un son plat et commercial au possible à la musique et il s’était rendu fameux en produisant le Dr Feelgood de Motley Crüe, la tête de turc favorite de Metallica.

Metallica n’est pas un album mauvais en soit mais je ne pense pas que quiconque ayant headbangé sur l’un des quatre premiers albums de Metalloche puisse dire qu’il y a une évolution ici. Au contraire on pourrait même dire qu’il y a régression. Pas de bonne vieille thrashisation ultra-rapide, pas non plus de solos mémorisables, la longueur des titres est raccourcie au possible… Pas de titre épique et sombre à la « Masters of Puppets » ou à la « Creeping Death » ; pas d’instrumental captivant… Mais le pire c’est que la machine de propagande Metallica se débrouilla à l’époque pour faire passer cette basse attaque commerciale pour un soi-disant coup de maître artistique par un groupe mature. Par exemple, le groupe véhiculera un buzz autour de « Nothing Else Matters » en racontant que c’était la première ballade du groupe, créant ainsi un hit alors que déjà à l’époque de Ride The Lightning le groupe s’était essayé à l’exercice avec la magnifique « Fade To Black ». Les membres de groupe commencèrent aussi à raconter que le black album était le résultat d’un processus de maturité gna gna, musique plus riche gna gna FOUTAISES ! Comment comparer tous les titres de Metallica à « The Call of Ktulu » sur Ride The Lightning qui parvenait à captiver l’auditeur pendant près de dix minutes en restant au simple niveau d’instrumental ? Ou même aux titres de …And Justice For All qui doit être selon moi l’album le plus complexe de Metallica et le plus mélodique pourtant sorti seulement trois ans avant le black album ? NON, le black album est une supercherie créée par la critique trop contente d’avoir trouvé son chouchou et par les médias dont les ventes avaient excité l’attention. Le pire c’est que lorsque les vieux fans outragés commencèrent à critiquer cet album les auditeurs nouvellement acquis ne connaissant rien des premiers albums de Metallica ni du metal se moquèrent en disant « pourquoi vous n’aimez pas le black album ? Parce qu’il y a une mélodie ? ». La plupart des gens que j’ai vu qui considéraient Metallica comme le meilleur album de groupe étaient soit des fans ne connaissant pas grand chose du début de la carrière de Metallica, soit des journalistes de magazines se la jouant métallique. Moi-même je fus dirigé originalement vers ce disque et pendant des années je suis resté fâché avec Metalloche, dégoûté par l’écoute de cet album tant chanté et ce n’est que l’écoute de « From Whom The Bells Tool » qui me réconcilia avec ce groupe. Toute personne connaissant vraiment Metallica vous le dira : n’écoutez pas le black album si vous commencez à écouter Metallica. Si vous connaissez déjà, jetez-y une oreille, il y a quand même des trucs valant quelque chose dessus mais attendez-vous à une déception.

Requiem  07/07/2005    avis



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