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Anthropia - The Ereyn Chronicles - The Journey of Beginnings - Part 1 - 2006


Genre : Métal Progressif
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©Magna Carta
1Wecome To Ereyn
2Question Of Honour
3Lords Of A World
4Through The Sleeping Seaweed
5Forgotten
6Lion-Snake
7Where The Secret Lie
8The Walk Among The Ruins
9In The Maze Of A Nightmare
10The Desert Of Jewels







Avis de la rédaction :
Starchild
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2006 THE EREYN CHRONICLES - The Journey of Beginnings - Part 1 … INTENSE…

Pays enchanté dans lequel cohabitent heavy métal, courants progressifs, souffles symphoniques et autres explorations ambiantes, The Journey Of Beginnings est un luxe musical dont les notes sont les mots d’une foi inébranlable en un projet à volets multiples : The Ereyn Chronicles. Aventure en drames étranges, concept devant tout à un créateur multi-instrumentiste au profil de raconteur d’histoires, ce disque révèle le rock français à une dimension nouvelle, tant par les chemins de fantaisie qu’il emprunte, que par sa faconde toute personnelle.

Hommage au lyrisme, mais avant tout vibrante création pour qui nos sens sont un édifice à conquérir, les chroniques d’Ereyn sont l’œuvre d’un artiste complet : Hugues Lefebvre. Compositeur, arrangeur, si l’ambitieux personnage assure toutes les parties guitares, basse, claviers et principales lignes de chant, en se délestant toutefois de la section batterie au profit de l’excellent Damien Raynaud, c’est surtout parce que l’homme est habité d’une audace totalement vouée à l'esthétisme musical.

Dans le monde d’Ereyn, si le bestiaire n’est pas très original, en revanche, la musique aime jouer des tours aux schémas convenus. Parfait exemple de cette variété complexe, Through The Sleeping Seaweed évite toute erreur démonstrative pour se lancer dans des défis d’ambiances allant du heavy le plus sombre à l’acoustique le plus lumineux de sobriété. Sans être une expérience auditive, l’album puise dans les ressources de l’extrême pour en extraire toute la sensibilité et c’est sans retenue que l’on se laisse transporter de question d’honneur en secrets mensongers.

Toujours mélodique, même dans les ambiances les plus élaborées, chaque composition ne perd jamais de vue que l’auditeur est également un interlocuteur qu’il est nécessaire de nourrir par des courants différents. Aussi, Hugues Lefebvre n’hésite aucune figures de style, changements de tempo, arpèges de claviers, pour nous éclairer le voyage. Sans perdre de vue sa formation classique, l’aventurier sait également nous embarquer en mélancolie à la moindre alerte. Bien sur, on notera quelques facilités dans ce disque, mais le résultat est d’une telle densité qu’il serait injuste de ne pas saluer cette œuvre mutante.

Diversité des métaux en fondus enchainés ou soudés en corps à corps, avec ce disque en cinémascope, Hugues signe avec Anthropia un pur moment d’intelligence.

Starchild  14/05/2007    avis



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