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Green Day - American Idiot - 2004


Genre : punk-revivalTraductions et paroles :     Sur la Coccinelle Du Net
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©Warner bros
1American idiot
2Jesus of Suburbia
3Holiday
4Boulevard of broken dreams
5Are we the waiting
6St Jimmy
7Give me Novacaine
8She's a rebel
9Extraordinary girl
10Letterbomb
11Wake me up when september ends
12Homecoming
13Whatsername





Avis de la rédaction :
Deadkal
Iro22
Jérôme
KlOwN
Papagallo
Posthuman666
Slamolo
Tagomago
Val
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Qui n' a pas entendu parler de Green day cette année 2005 ou en fin d' année 2004?? 5 nominations aux Grammy Awards, 3 clips ( American Idiot, Bouleveard of Broken dDreams et Holiday ) et un quatrième tout récent de Wake Me Up When September Ends. Qui n' a pas entendu American Idiot, ou encore pire, Boulevard of Broken Dreams qui a été bombardée sur les ondes? Green day c'est l'un des cartons de l'année passée, et qui continue d'ailleurs.

Contrairement à beaucoup d' autres, Green day est resté musicalement très proche de ce que l'on connait d' eux, du Rock très énergique, très engagé, en passant par quelques balades. La recette est toujours aussi efficace.
Les 4 premières chansons de l' album sont tout simplement les 4 meilleures, on y retrouve les 3 clips cités précédemment et Jesus of Suburbia, qui dure la bagatelle de 9 minutes et 8 secondes, mais battue par la suite, en fin d' album par Homecoming qui dure elle 9 minutes et 18 secondes. Ces chansons sont respectivement départagées en 5 chansons. On sent très bien la différence entre chacune d' elles dans Jesus of Suburbia, un peu moins dans Homecoming. Le reste de l' album reste très bon tout de même, par exemple St. Jimmy ou She's a Rebel qui sont excellentes comme Homecoming d' ailleurs, sans oublier le dernier single Wake Me Up When September Ends, une ballade rock magnifique, avec des paroles bien écrites, une mélodie accrocheuse, une des chansons de l'album, c'est sûr!. Avec un clip fort bien réalisé, peut-être un peu long, plus de 7 minutes alors que la chanson approche les 5 minutes.

Green Day a mûri, ça s'entend au parole et à la musique; un bon album, mais le matraquage radio et télé le rend de plus en plus fade avec le temps, il était meilleur à sa sortie que maintenant, du moins plus agréable à écouter, un paradoxe.

Jérôme  09/04/2005    avis


A écouter : Jesus Of Suburbia, Give Me Novocaïne et Wake Me Up When September Ends.

Greenday c’est surement le groupe Punk Rock le plus talentueux de sa génération : Mais la réussite commerciale du groupe n’a pas toujours été au top : C’est réellement l’album Dookie qui les a lancé. ‘‘Profitant’’ involontairement de la chute du mouvement grunge en Avril 1994, date de la mort d’un certain Kurt Cobain, le punk rock devient la nouvelle musique des jeunes, Greenday en tête, qui explose le oreilles des auditeurs avec le single When I Come Around. 10 ans après et quelques albums, compil’ et autres projets officieux ( on les soupçonne de faire partie du groupe masqué the Network mais Greenday n’a jamais confirmé ni infirmé la rumeur.) Le constat Greenday est sans Appel, rien de ce qu’ils n’ont fait depuis n’a la qualité, la fougue et la fraîcheur de Dookie. Billie Joe Amstrong s’est plus ou moins perdu dans des ballades folk, certes de qualité mais loin d’être explosives comme Greenday sait le faire. Nimrod et Warning leurs deux derniers albums en date ont fait des carrières honnêtes et Greenday enregistre leur 8eme album en 2004 dans la même lignée. Hélas, ou plutôt heureusement, un homme se fait passer pour un membre du groupe et dérobe les enregistrements studio du groupe, tout est à refaire, On ne retrouva jamais les enregistrements. Greenday décida de profiter de cette opportunité pour faire quelque chose de différent. Sous l’impulsion de Tré Cool, Fan de Queen ( Un homme de goût ! ) Greenday décida de faire de leur future album un Opéra Rock sur fond de réalité politique, cette dernière étant cher aux Greenday, tous trentenaires et révolté par la politique de Bush ( Il participèrent d’ailleurs à la compilation rock Against Bush vol. 2. ). Il écrivirent et composèrent les 13 chansons du CD à trois et contèrent ainsi l’histoire de JOS ( Jésus Of Suburbia / Jésus de la banlieue ) Un américain moyen travaillant au Seven Eleven ( Sorte de Supérette. ) qui décide de ne pas rester un American Idiot, Alors Jésus of Suburbia quitte son job le 23 février et ère dans cette cité des damnés. Il décide alors de changer son quotidien en prenant des Vacances ( Holiday ). Cette quête de plaisir le conduira aux boulevards des rêves brisés ( Boulevard Of Broken Dreams ) où tout le monde se désintéresse de lui, le laissant seul, dans le froid. Il verse peu à peu dans la démence et la folie, exprimé dans Are We Waiting, lorsqu’il rencontre un autre personnage, St Jimmy, présenté comme un type sur de lui, fonceur, grande gueule qui fascine JOS. Mais on se rend vite compte que St Jimmy et JOS ne font qu’un et que notre Héros est devenu Schizophrène. Pour oublié son mal-être, le double St Jimmy initie JOS aux drogues ( Give Me Novocaïne ) Mais il sera sauvé par l’amour grâce à la rencontre de Whathername ( She’s A Rebel ) une Extraordinary girl. Mais le 18 Août elle lui écrit une lettre de rupture ( Letterbomb ) car JOS est devenu ce qu’il détestait le plus, un américain idiot. Il touche le fond le 10 septembre et espère que des jours meilleurs arriveront ( Wake Me Up When September Ends ). Il reprend sa vie en main et décide de se séparer de son double Saint Jimmy ( The Death Of Saint Jimmy ) et rebrousse chemin, convaincu que la vie n’est pas mieux ailleurs. Il se résigne et reprend son job au Seven Eleven ( East 12th ST. ) Mais penses beaucoup à son amour ( Nobody like You ) malgré la présence à ses cotés d’une amie rebelle ( Rock And Roll Girlfriend ) il n’arrive pas à l’oublier. Finalement JOS accepte sa vie ( We’re Comming Home Again ) mais ses dernières pensées vont tout de même à son amour Whatshername.

Un Opéra Rock Réussi, s’inspirant de leurs vies, transposé en JOS. Musicalement il n’y a rien à redire, on alterne du rock dur et efficace, des ballades, des bijoux de compositions en plusieurs actes etc…

Passons au Track by Track :

American Idiot : Premier Single du CD ( censuré de partout en version radio, une horreur ) s’impose facilement grâce à une rythmique rapide et sans bavure, ça sonne fort et bien, les paroles s’impriment facilement dans les esprits et sont pleines de bon sens, dénonçant l’Amérique de bush : Tout y passe, la télé, les médias, la politique et surtout l’état d’esprit américain, entre hystérie et paranoïa.
Jésus Of Suburbia : Sûrement la meilleur de l’album. Par sa longueur ( plus de 9 minutes ) et sa subdivision en quatre actes et ses paroles, elle est aux antipodes de ce que l’ont peu entendre à la radio mais c’est une chanson… Parfaite ! L’acte I oppose la religion à la vie décadente de notre Jésus de Banlieue. Le crucifix-télévision, les écritures saintes du centre commercial etc… Dans l’acte II, JOS prend en pleine face la misère de ce monde et dans l’acte III, il renie complément ce monde sale et moche, dit n’en avoir rien à faire. L’acte IV se veut plus joyeux au niveau mélodique, guitare sucré et triangle viennent s’installer, JOS commence à devenir fou, il parle seul et sent la folie doucement le gagner. Dans l’acte V il décide simplement de partir.
Holiday : Troisième Extrait du CD. Greenday utilise une nouvelle fois un rythme séducteur et facile pour faire passer des paroles fortes : Cette fois c’est le gouvernator Schwarzeneger qui en prend pour son grade. Cette chanson est le point culminant de la rébellion selon Greenday (entendez les tambours battre a tout rompre un autre protestataire qui a croiser la ligne / il y a un drapeau enroulé autour d’un groupe d'hommes, un gag, un sac de plastique sur un monument ).
Boulevard of Broken Dreams : Deuxieme Single. La Chanson s’enchaîne juste derrière et calme les esprits, amer constat, vie sombre et torturées, fini l’euphorie, la réalité le rattrape, il est seul.
Are We Waiting : Une belle chanson, la voix de B.J. Amstrong est vibrante sur ce titre, JOS quant à lui sombre dans la folie, sur les long accords de guitares, électrisantes.
St Jimmy : Apparition de son double. Il est aux antipodes de JOS. Il est bien dans sa peau, semble tout droit sorti des 70’s, Punk, grande gueule et extraverti, St Jimmy est le Démon de JOS. Musicalement le riff de guitare est très Heavy pour débuter le morceau, ce qui renforce l’idée de 70’s avant de verser dans le 100% Punk.
Give Me Novocaïne : Autre Bijou du disque. JOS ne se supporte plus, ni son corps ni sa tête, il a des migraines et pour se soigner, le ‘‘méchant’’ St Jimmy lui donne des stupéfiants. La rythmique alterne Folk et punk-rock, ce titre est à écouter en particulier ! il pourrait être le 5eme single de l’album sans problème. She’s A Rebel : Un bel hommage, à travers cette chanson qui semble être écrite sur Whatshername, l’amour de JOS, c’est en fait un hommage déguisé à toutes les femmes qui se battent, résistent ou s’assument tout simplement.
Extraordinary Girl : Musicalement peut être la moins intéressante de l’album, elle est aussi une sorte d’hommage aux femmes, mais aux mères particulièrement.
Letterbomb : Dans ce titre qui commence par une voix de femme, JOS se fait lourder, sèchement par Whatsername, qui lui ouvre les yeux sur ce qu’il est devenu : Complaisant dans sa médiocrité, Un américain Idiot. Musicalement c’est un titre énervé qui à mon avis sent un peu le vécu ! ( On nous gratifie d’un hurlement ‘‘métal’’ pas courant chez Greenday en milieu de Chanson ! )
Wake Me Up When September Ends : Un Ballade MA-GI-STRALE !! Encore une chanson à double sens, triple même. JOS y apparaît très mal , déprimé par la perte d’un être cher, son amour. B.J. Amstrong, c’est son père qu’il a perdu en septembre, il y a sept ans de ça en septembre. Depuis ce mois doit vite passer, ressassant trop de souvenirs au chanteur. Le troisième sens est celui des attentats du 11 Septembre 2001, ce texte est la complainte de JOS le 10 Septembre, veille du jour le plus tragique des américains.
Homecoming : Autre chanson divisé en acte, JOS va tout d’abord enterrer son double Saint Jimmy, se soigner donc et stopper sa schizophrénie, puis reprendre son job en super marché, trouver une copine ( Rock And Roll Girlfriend est un hommage de Tré cool à sa femme ! ) puis tout va rentrer dans l’ordre. Musicalement aussi riche que Jésus of Suburbia, on peu noter la présence vocale de Mike Dirnt, le bassiste sur les refrains.
Whatsername : Décidément la seconde partie du CD sera vraiment consacré aux femmes ! Pour clôturer l’album, Greenday nous livre un titre Punk-Rock comme ils savent si bien le faire, Whatsername, le personnage féminin de cette histoire se voit gratifier dune fois de plus d’une chanson à sa gloire donc à celle de toute les femme, Whatshername signifiant ‘‘Quel est Son Nom ?’’ cette femme c’est toute les femmes c’est n’importe qui donc tout le monde. JOS lui nous montre que même s’il a tourné la page avec ses aventures, il n’a pas oublié pour autant la femme qu’il a aimé.

En conclusion, là où Dookie était l’album de la révélation, American Idiot s’impose comme celui de la consécration ( Ouais je sais un peu facile ! ), de la maturité, par la même occasion comme le meilleur album Punk-Rock de ces 5 dernières années et comme une référence incontournable des années à venir ! Fortement conseillé pour guérir de n’importe quelle maladie ( Il parait qu’un anglais de 11 ans s’est réveillé d’un coma profond parce que sa mère lui a mis cet album… Ca se tente aussi pour les hémorroïdes ! )

Iro22  26/08/2005    avis




Green Day est l'archétype même du groupe que je pouvais pas pifer il y à de ça un an. Leur musique (du punk, ou plutôt du skatepunk, à la Offspring, très orienté teenagers en rollers et jeans dévastés - syndrôme Nirvana/Strokes) me faisait royalement -bip ! - , me laissait de marbre. Je connaissais déjà leur album de 1994, "Dookie" (un disque renommé, un gros carton lors de sa sortie, rien que pour la présence de titres tels que "Basket Case", "Welcome To Paradise", "Long View" et "Burnout") et si j'adorais ce disque lorsque j'avais dans les 13-14 ans (environ deux ans après sa sortie, pour vous donner un ordre d'idée) et étais fan d'Offspring et de punk teenage en général (NOFX, Green Day, Millencollin, Rancid), j'ai vite arrêté d'écouter cette musique. Ca me lassait trop vite, il ne me suffisait que deux ou trois écoutes attentives pour être blasé. Bref, je suis vite passé à autre chose, et le "Americana" de Offspring y fut pour beaucoup, trop commercial et 'foutage de gueule'.

2004. Sortie de "American Idiot", le disque dont je vais parler ici. Sortie des tubes "Holiday", "American Idiot", "Boulevard Of Broken Dreams". Passages sur MTV, M6, FunTV, Passages radio fréquents (RTL2 notamment, seule fréquence radio que j'écoute souvent). J'en ai vite ma claque, même si "Boulevard Of Broken Dreams" me plaît énormément (j'avoue) et même si je reconnais que le Green Day de ces titres ne ressemble plus trop au Green Day de "Dookie" et "Insomniac". Ces gars-là ont mûri, ils font de la musique toujours orientée teens, mais plus 'parlante'. Je ne le savais pas à l'époque de la sortie du disque, ayant attendu deux ans avant de me le payer (une fois tout le binz évaporé, dernier single paru, victoires aux Grammy, couvertures de magazines...), mais "American Idiot" est un album-concept, chose rarissime (si pas inédite) dans la musique punk. OK, l'album semble une belle grosse critique virulente de George W. Bush (le "Connard d'Américain" du titre, on s'en serait douté :) ), mais il parle aussi de la vie d'un certain Jimmy (ou St. Jimmy), alias Jesus Of Suburbia (pour reprendre le titre d'une des meilleurs chansons de l'album, mais ce terme est présent souvent sur l'album). L'Evangile selon St. Jimmy, par Green Day. Un opéra-punk. Porté par des titres époustouflants, je suis forcé de le reconnaitre, trouvant cet album génialissime et ayant plutôt bien changé d'avis à propos de Green Day ("Dookie" me fait encore chier, par contre, on ne se refait pas, je l'ai trop entendu), "American Idiot" est incontestablement un grand disque, et les tubes "Holiday" et "Boulevard Of Broken Dreams" (en fait, ces deux titres sont en fait un seul et unique titre, ils ne sont pas séparés musicalement, ils se suivent) ne sont pas les meilleurs titres. Deux titres ("Jesus Of Suburbia", le deuxième titre, et "Homecoming", le douzième et avant-dernier) durent 9 minutes (avez-vous déjà entendu des titres punk de plus de 4 minutes ? Rarement, hein ?) et sont chacun divisés en 5 parties. Comme chez King Crimson ou Genesis, dites-donc !! Et on parle bien d'un groupe ayant démarré en faisant des titres de 2,20 minutes disant tout en un schéma couplet/refrain/couplet/refrain des plus cons !

En résumé, un album fantastique. Pas un futur résident des classements de 'discothèque idéale' (faut pas exagérer), mais incontestablement, un album valant mieux que tout ce qu'on a pu en dire de mal (comme quoi, il serait trop commercial et ambitieux pour du punk - certes, et alors ?).

Tagomago  15/07/2007    avis



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