Le 2 juin 1986 sortait A Kind Of Magic, perles expérimentale de Queen . Littéralement étrillée à sa sortie par les critiques cet album est jugé trop commercial (et il l’est d’ailleurs…). La faute à ces synthés Omniprésents, la véritable gangrène dans le rock des 80’S.
Cet Album est aussi au deux tiers une réponse à la commande de Russel Mulcahy pour mettre en musique son film (chef d’œuvre à mes yeux) j’ai nommé Highlander.
Le coté B.O. donne à ce disque un rendu décousu, bien moins homogène que n’importe quelle disque de la reine qui compile ici l’ensemble de son savoir faire en 9 chanson (c’est très, très court d’ailleurs) mêlant le gros Hard imparable aux ballades made in Queen et à un Pop-Rock assumé. Les synthés omniprésent, l’arrivé de morceaux sans guitares, de Saxo et de Beat Techno ne présage rien de bon pour ce disque et la carrière du groupe. Mais ce serait sans compter sur l’exceptionnel niveau de composition et musical de nos compères, qui, malgré une volonté affirmé de vendre un max’ leur musique, d’une façon plus que mégalomane et de toucher le plus de personnes possible, offre bel et bien une magnifique galette renfermant quelques uns des meilleurs titres de Queen.
Nous disions donc B.O… A Kind Of Magic, Who Want’s To Live Forever, Gimme Me The Prize, Don’t Lose Your Head et Princes Of The Universe ont été écrit, composé et enregistré pour les besoins d’Highlander, collant complètement à l’atmosphère du film. One Vision atterrira comme thème principal du Film Iron Eagle (dont le fulgurant succès en fait un de vos film de chevet je suppose…). Le groupe comblera donc avec les compos qu’il avait sous le bras pour livrer au plus vite cet album et faire un maximum de ventes. Les USA bouderont (malgré 6 singles outre Atlantique !!) et L’Europe pliera littéralement sous la force du Bijou.
Queen sait que ses meilleurs titres sont de brûlants Hard Rock tout droit sorti de l’abrasive guitare de May et ainsi il n’est pas étonnant que les One Vision (Déflagration atomique pure et simple qui servira d’intro aux concerts de la reine sur la dernière et meilleure tournée du groupe en 1986), Gimme Me The Prize (Monstre de saleté, thème du grand méchant Kurgan dans le film, légèrement parasité par des extrait de films) et Princes Of The Universe (intemporel thème d’Highlander, de tout les immortels, de Christophe Lambert et de tout ce que la terre à fait de plus-meilleur lors de la genèse) soit les véritables forces de l’album. Mais Queen sait que ce n’est pas ces titres qui vont asseoir sa domination dans la musique au sens large et en profite alors pour servie tout chaud les A Kind Of Magic (Je met au défi quiconque de ne pas bouger à l’écoute du groove de Deacon sur ce morceau), Friends Will Be Friends (qui prendra toute sa dimension sur le Live At Wembley 86) et Who Whants To Live Forever (Simplement le meilleur Slow au monde, et de loin, ou Mercury et May se réponde dans une douloureuse complainte en osant cette difficile question : Qui veut vivre éternellement si tout ceux que l’on aime sont amenés à mourir ?), trois morceaux d’exceptions et tout public qui vont enfoncer un peu plus le clou d’or de la célébrité de Queen.
L’album se complète par One Year Of Love, loin d’être exceptionnelle où la guitare de May est remplacé par le plus bucolique des Saxophone, Pain Is Close to Preasure, comme Mercury les aime, Rock à l’ancienne, où sa voix peut faire des miracles sur une rythmique disco répétitive et lassante (Un classique de vos soirées en Bikini Manowar… Mais carrément chiante en dehors !) et Don’t Lose Your Head, versant vers de la New Wave inspirée, assez sombre et bien monté, qui se revelle fort au fil des écoutes. Tout ceci nous donne pas moins de Quatre ambiances distinctes sur un même disque et pas moins de 7 titres pouvant prétendre à n’importe quel best of. Queen est toujours cette machine à tube qu’elle veut être, contre vents et marées.
Ainsi comme souvent avec la Reine chacun peu y trouver son compte, ses chanson, son ambiance, mais, indéniablement il ne peut constituer un album parfait de par sa pluri-orientation musicale et son inévitable manque de cohérence.
Une perle de plus sur le collier discographique de Queen. La tournée qui suivra (le A Kind Of Magic Tour) sera l’apogée Live du groupe, transcendé par un Freddie Mercury qui se sait condamné et qui chantera chaque soir comme si cela devait être le dernier. Un jour qui arriva, le 9 Août 1986 à Knebwort. Les 140 000 personnes présente ce soir là ne savent pas qu’il assistent au dernier concert de Queen et de Freddie Mercury qui décédera des complications d’une infection pulmonaire due à sa contamination par le virus du SIDA le 24 novembre 1991 entourée de Mary Austin (son Ex Femme, meilleure amie et héritière de son empire), John Deacon, Roger Taylor et Brian May.
Iro22 25/05/2006 avis:  |