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KOB - Strafe The Underdogs - 2004


Genre : Heavy Metal

©Anvil / Wagram
1Strafe The Underdogs
2Love To Love
3Reverend Colleen
4Return To The Basics
5Stakeout
6Bad News From Hell
7Last Dawn
8He's Coming
9Better Off Mad
10Bleeding Soul





Avis de la rédaction :
Iro22
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Aïe aïe aïe… Medames (Y en a au moins une…) et Messieurs (une tripoté j’espère) laissez moi vous introduire KOB si vous me le permettez car croyez moi, après une petite écoute, vous ne pourrez plus vous en passer… KOB (nom résultant d’une private Joke connu seule des membres du groupe) est un groupe de Heavy-Metal (selon le therme français...) dément. Dément ? Oui. Etonnant, supérieur, fabuleux, grand, génial, sensationnel, frénétique, formidable, merveilleux épatant, même mon dictionnaire des synonymes ne tarit pas d’éloges à son sujet.
Un groupe qui, par son deuxième album, Strafe The Underdogs, vient de faire chavirer mon cœur, remué mes tripes et sondé mon âme, tout ça en 10 titres Heavy rondement mené. Un album qui vient se placer direct entre les (quelques) Iron Maiden que je possèdes, les Judas Priest et autre Saxon. Kob se place, avec cet album sur les plus hautes marches de la New Wave Of British Heavy Metal à quelques détails près. Des détails lourd de conséquence : KOB est un groupe Français et Strafe The Underdogs est sorti en 2004. Bon… Certes, me direz vous ça fout la merde…
Mouais… Alors qu’à cela ne tienne, Strafe… est à ce moment là le renouveau de la NWOBHM… OK. Je sais ce que vous allez me dire : Nous sommes en 2004, le mouvement est pas prêt de repartir, et surtout en Françe ! Le groupe portant cela presque comme un fardeau, une estampille ‘‘Forcement moins bien car Français’’. FUCK (comme dirait 90% des chanteurs que j’écoute) ! KOB joue un Heavy d’une qualité IN-DE-NIABLE et s’il est français nous ne pouvons qu’en être fier (notre évident coté cocorico !). Je dirais même que KOB, avec cette album, fait une évidente synthèse de tout ce qu’à été le Heavy pendant ces fastes années. Et là vous me dites Aïe… Qui dit Synthèse dit influence marquées, qui dit cela dit pas d’originalité et de nouveauté et là je dis STOP ! KOB s’inspire des plus grands , souffre de quelques évidentes comparaisons avec ces dernier, mais en aucun cas, aucun, il ne doit être cantonné par l’image de ‘‘Tribute Band du Heavy’’

Ceci étant dit (et j’espère acquit !) Rien n’empêche de voir Kob de deux façons, plus ou moins distinctes :

KOB est-il :
- Un Hommage vivant à style passé ?
- Un Putain de groupe de Heavy Made in France, Celui que l’on attendait même pas qui nous mets à Genou quand même ?

Pour moi c’est tout simplement les deux.

Un hommage : OUI ! Indéniablement. Y a des signes qui ne trompent pas : Outre les 10 titres dont un titre éponyme, typique du Hard Heavy, KOB ouvre son disque sur un moteur (d’avion vraisemblablement ) à la manière de Wheels Of Steels en son temps (LE Saxon de 1980), Un Reverend Colleen et son Orgue, sa voix prophétique, ses faux airs d’Ozzy Osbourne, Stakeout s’ouvre sur des Higher, Higher, comme le ferait un Bruce Dickinson, Bad News From Hell et ses cloches de l’enfer, la ballade électrisante (Bleeding Soul) et j’en passe…
Tant les soli, de duels de guitares, de speed et la voix de Stephane Graziani fleurent bon le Heavy que l’on aime tant… Parlons en de sa voix, car, désolé de le répéter, il est saisissant de voir la ressemblance entre cette dernière et celle du Metal God, Monsieur Rob Halford en personne. Déroutant, quelques secondes seulement car l’énergie du Frontman de Kob ne le fait pas souffrir de la comparaison ! Putain non, ça cavale à 200, Galop d’enfer, direction les entrailles du Heavy, ne passez pas par la case acoustique, ne touchez pas 20 000 fans. Non, on peut pas dire que KOB a fait ce disque pour en vendre de stères, car les bonhommes, qui ont bien doublé les 20 ans, et qui, tous travaillent à coté (la dur loi du métal en France), n’écoute pas de nouveautés et n’ont pas sorti ce disque dans l’espoir de remplir Bercy et leurs poches. Non ! La sincérité de la démarche ne peut être mis en doute et la beauté du résultat non plus d’ailleurs.

Car, et c’est là que je voulais en venir, KOB est un sacré pur groupe de Heavy et chaque pistes de ce disque en est la preuve, le sceau, le Label rouge élevé en plein Hair (metal) garanti 100% NWOBHM. Un disque bourré de qualité. Les 10 compos, axés autours du thème de la guerre défilent à nos oreilles, à mi-chemin entre un histoire et un débat philosophique. A ce titre, il est drôle de voir comment ce même thème est traité, si différemment sur la Speed Strafe The Underdog, qui ouvre l’album et la doucette Bleeding Soul, clôturant ce dernier.
Entre les deux titres suscités se dissimulent de véritable perles. Reverend Colleen, définitivement, avec son Orgue saisissant, Bad News From Hell, entêtant comme sait l’être un bon Maiden, Return to The Basic et ses chevauchées de guitares, Bad News from Hell est également un pur titre, dans la veine d’un Maiden des grands albums, entêtant, porté par des guitares survitaminées et un solo doctoral, ce titre de fer est à lui tout seul le garant de la qualité du Groupe. Last Dawn est un titre très dur, les guitares sont lacérante, le chant incisif, l’air orageux, pessimiste, sans aucun doute le morceau le plus noir du disque. Revoilà les cloches sur He’s Coming qui est annonciateur de terribles nouvelles, mais pas pour nous, car la rythmique démoniaque du titre nous transporte dans les plus beaux titres de Saxon. Attention aux expérimentations électrisante de Better Off Mad, bombe de puissance, tout Watt dehors, à grand coup de Tapping et d’effet de vibrato, avant que la batterie ne s’en mêlent méchamment. Le tempo est impossible à suivre, plus qu’une course c’est une poursuite effréné entre la basse et la batterie le long des courbes dessinés par les guitares, quand ces dernières ne décident pas de speeder aussi.
L’album se termine sur une touche d’optimisme, grâce à Bleeding Soul, majestueuse ballade qui apaise les esprits guerriers éveillés par les 9 appels violents sus-proposés. L’accalmie ainsi procurée permet de faire le point sur cette déflagration musicale que le groupe vient de nous offrir.
Je n’y trouve rien de négatif à y redire, vraiment, cet album m’a conquit, de bout en bout, m’offrant les décibels dont j’ai besoin, la force que je recherche, le plaisir qui me convient… En espérant avoir réussi à vous le faire partager…

Et que ceux qui veulent s’arrêter à la pochette (réussi mais qui ressemble plus à celle d’un vieux disque de Ragga) aillent se faire foutre, car KOB c’est pas le contenant, c’est le putain de contenu !

Iro22  28/04/2006    avis



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