Alcohsonic c’est la nouvelle sensation Rock dans mon salon.
Cette pointe de Stoner mâtinée de tout ce qu’il faut de rock pour caresser l’auditeur à rebrousse-poil, le groupe possède tout ce qu’il faut pour le séduire à grand coup de riffs décadents et de titres entraînants.
Alcohsonic c’est mon dada, mais ce n’est pas que pour moi.
Avec Never Drink Without Sonic Element, Autoproduit d’une rare qualité, le combo, alors surtout composé de Sébastien Bismuth au chant et à la guitare et de Pierre Monjoin - gratteux ayant posé son cul derrière les fûts pour l’occas’- avait su capté l’essence de leurs influences 70’s et en régurgiter des titres fort en gueule, à l’instar de ce Big City Life, fer de lance sur les supports internets conquis, tels que la grosse radio, premier à croire en leur talent. Un an passe, la famille s’agrandit et Pierre Monjoin reprend sa six cordes pour laisser les fûts à Benjamin et un autre Pierre s’empare de la basse. Alcohsonic est né. Vraiment. Quelques dates, avec Symoriah, The Howling, Loading Data, Leech et surtout le Royal Bubble Orchestra vont former cette jeunesse à la rudesse du live, exercice dont est tiré cet opus, proposé en téléchargement gratuit sur Last FM. 10 titres tout rond c’est le tarif, avec 6 lives électriques furieux et 3 acoustiques, plus le remix de Big City Life, comme le groupe la conçoit à quatre, en 2007.
Tout d'abord un peu d'histoire : Lors de la quatrième édition du TNT (Top des nouveaux Talents organisé par la grosse Radio), Alcohsonic se classe 3ème derrière Blue Paranoia et Bad-In, ce qui leur a permis d'ouvrir la soirée organisé par la Radio au Klub (Paris) le 28 Mai 2007. Une étape importante pour ce groupe qui grimpe sans complexe à force de rock purement brûlant. Enregistré pour l'occasion, la prestation trouve une place de choix sur une galette intitulée Never Drink Without Live Element - Live TNT, pied de nez musical à ces deux années de vie, ce passé augurant le plus radieux des futurs. Six titres (exit les reprises de Dyer Maker et Go ainsi que Alien Sex Generator, qui clôturait le set...) pour ne garder que la Moelle substantifique de ce que Alcohsonic prône. Electrique et rentre dedans, dès Alcohsonic Days (où le groupe est certes encore un peu statique) on sent l'immuable volonté du combo à faire les choses dans les règles d'un art qu'ils maîtrisent mieux que jamais. Juste un morceau pour rentrer dedans et c'est du tout bon : Schyzo Men emboîte le pas et déjà les faits sont marquant : Seb a énormément progressé vocalement et avale le public titre après titre, bien aidé par des musiciens fiers d'être là, trouvant dans le live leur meilleur élément. Tout n'est pas parfait, j'en conviens – La faute à quelques échos sur la voix de Seb - mais la prestation est béton musicalement, laissant même la surprise s'emparer de nous à la découverte de deux nouveaux titres :
- Mojo Driver, futur classique du groupe à n’en pas douter, prend le public à contre pied avec son introduction ronflante débouchant sur un rythme bien funcky. La voix de Seb s’y fait plus bonne que jamais, le plaisir est tel que le refrain, dansant, fera se secouer le public de bien belle manière, surtout pour un groupe d’ouverture. Hymne anti Poseurs, voilà un morceau qui, en live, prend une dimension vraiment plaisante.
- I'm Your Men, plus direct, permet au groupe de tester sa nouvelle orientation musicale. Très blues, avec dans la démarche, tout l’électrisme nécessaire pour enflammer les planches, grâce à ce riff inspiré (la marque de fabrique du groupe je le crains) et un refrain dantesque. Le combo prend un plaisir certain à laisser se mêler leurs instruments, donnant le meilleur de leurs quatre personnalités sur ce titre décousu et terriblement efficace, laissant présager le meilleur pour le live, comme pour l'album qui est en préparation.
The Cathodic Way Of Life est là elle aussi. Déjà présenté et adoré en live (Chez Yvette à Orsay) elle se réaffirme comme mon morceau favori d'Alcohsonic (et dieu sait que le choix est drastique...) grâce notamment à ce duel Basse/Batterie précédent la militaire marche en avant d’un Benjamin jamais à cours de peau sur lesquelles taper. Le public lui exultera sur Big City Life, l'imparable single du groupe, celui qui est en rotation sur la grosse Radio et qui a fait déplacer tout le monde ce soir. Après une introduction Hendrixiène, toute Whaa Whaa dehors, qui ne dupera pas le public, le riff aérien résonne et la salle pète les plombs. Plus rien ne peut atteindre le groupe dès lors si ce n'est les applaudissements fournis d'un public qui ne s'y trompe pas : Alcohsonic a livré là une très belle prestation qui mérite une écoute attentive de la part des nostalgiques des septante, autant que des amateurs d’un rock graisseux et sans concessions.
Et ce n'est pas tout ! En effet ladite performance est agrémentée des versions acoustiques de la grosse Radio d'Alcohsonic Days, The Cathodic Way Of Life et Big City Life, montrant les capacités du groupe à passer dans un registre plus intime, où Seb se fera moins hargneux lors des Alcohsonic Days, Big City Life et The Catodic Way Of Life, trois témoignage du gros Bœuf, tout en finesse, pour découvrir une autre facette de ce groupe, vivant la musique comme le plus sacré des plaisirs.
Bonus supplémentaire et non négligeable puisque la première démo ne sera plus éditée, ce disque se ferme sur le nouveau Mastering de Big City Life(2007), résonnant comme un remerciement à tout ceux qui ont voté pour eux pendant tout ces semaines de concours TNT.
Le début d'une grande aventure musicale qui n'est pas prêt de s'arrêter.
Iro22 13/08/2007 avis:  |