Au début du troisième millénaire, le mythique groupe de Thrash Metal (enfin, plus vraiment Thrash Metal aujourd'hui...) Metallica est semblable à un lépreux agonisant : incapable de produire quoi que ce soit, ses doigts ayant été emportés par la maladie et abandonné de tous à cause des risques d'infections. C'est une suite d'événements infortunés qui a poussé Metallica à une telle chute ; notamment la stagnation créative dont le groupe a fait preuve (si on réfléchit bien, sachant que REload était composé des chutes de studio de Load, le groupe n'a rien écrit de nouveau depuis 1996) et une succession de produits aux buts plus ou moins lucratifs. Ajoutez à celà la décision de traîner Napster au tribunal (ce qui à la base était légitime) et la crédibilité de Metalloche était au plus bas (St Anger n'a pas vraiment fait changer les avis si j'en crois les divers forums Métal et sites spécialisés).
Afin de curer un groupe agonisant de sa maladie, Q-Prime, le management de Metallica décide de proposer à la formation américaine qui vient (pour couvrir le tout) de perdre son bassiste (que personne ne regrette en fin de compte !) de se soumettre à une thérapie en engageant un psychiatre qui a déjà travaillé avec d'autres groupes managés par Q-Prime.
Le mot navrant résume tout à fait le contenu des 141 minutes de film... Comprenez moi bien, on ne s'emmerde pas, c'est de la bonne qualité, rien à
jeter, mais efforcez vous de regarder ce film en oubliant votre vénération pour Kirk, Lars et James et vous découvrirez une palette de personnages franchement pathétiques : la passivité de Kirk Hammet est désolante et il semble incapable de s'imposer, se contentant de rester en arrière ; Lars Ulrich semble plus préoccupé par la construction de sa nouvelle villa, la vente de ses tableaux et son procès avec Napster que par le misérable son de sa batterie (au moins ça donne une réponse aux questions que je me posais après avoir écouté St Anger) ; Jason Newsteed est ingrat et impoli, critiquant le groupe au début du
DVD mais revenant par la suite la queue entre les jambes pour réclamer sa place
de bassiste après l'échec d'Echobrain (il deviendra par la suite le jouet d'Ozzy Osbourne pour quelques mois, mais le parrain du Metal lassé le renverra) ; et pour couvrir le tout, le psy, plutot mégalomane, se verrait
bien eminence noire de Metallica et fait tout ce qu'il peut pour avoir de
l'influence sur la musique du groupe. Le vrai héros du film ? Bob Rock qui,
si il fait un travail minable à la production, sauve les meubles en utilisant son éternelle bonne humeur et son caractère facile pour garder le groupe uni.
Attention, je le redis, Some Kind Of Monster est un excellent rockumentaire
et, à part sur les dernières minutes (la discussion interminable avec le psy) on ne s'emmerde pas une seconde et on évite un plan genre "making of St Anger", on comprend bien mieux pourquoi la composition de l'album a été si longue. Ma scène préférée ? Etant fan de Megadeth, c'est bien sur quand Dave Mustaine se lache sur un Lars Ulrich ressemblant à un écolier pris en train de tricher sur ses tables de multiplications ; ce passage destiné à devenir myhtique révèle bien plus sur la personnalité de Mustaine et présente la bataille Metallica/Megadeth sous un tout nouvel angle, diffèrent de la version popularisée par les médias : Megadeth = méchant jaloux, Metallica = gentils héros.
Requiem 10/05/2005 avis:  |
Voici le film événement, la porte d'entrée pour la vie d'un des plus grands groupe (si ce n'est le plus grand au vu de la qualité de ses membres et la diversité, décriée à tort, de leurs musique) METALLICA!!!
Ce documentaire devait originalement suivre pendant 2 années le retour triomphal de ces monstres sacrés... Mais ce n'est pas ce qui s'est déroulé, on découvre un Metallica fatigué, abimé, plus sùr de lui, sans bassiste et en plus subissant une grave crise interne entre les créateurs de ce mythe.
On découvre donc ce groupe affaibli et on découvre que derriére les apparences se cache un groupe comme tous les autres avec ces dissensions et ses coups de gueules comme dans les petits groupes, et là je sais de quoi je parle pour l'avoir vécu! On découvre aussi que St Anger a été accouché dans la douleur avec un Hetfield au bord du gouffre et un Ulrich prêt à se séparer de lui très très tendu!
C'est donc un doc sans déguisement qu'ils nous offrent là, ils se mettent à nu devant la caméra.
Le doc est très bien filmé et monté c'est un régal!
En plus d'une édition digipack très sympa ce dvd est bourré de bonus!
A posséder que l'on soit fan ou non car c'est un doc sur un monument du rock!
KlOwN 02/05/2005 avis:  |