
trackliste :
1 - Dogs on a leash
2 - Fin du jeu
3 - The race
4 - Desert song
5 - Sister n'angel
6 - Surfin 70's
7 - Sinner
Line up :
Julien Mangogna (chant, guitares), Guillaume Raynal (batterie), Benoit Guilbaud (basse), Ludovic Fontaine (guitares) | Desert Song… avec un nom comme ça difficile de cacher une affection toute légitime vers la scène Stoner Américaine, Kyuss en tête. Et c'est tant mieux. The Howling, né sur les cendres de Teddy Bear quelque part à Toulouse quitte vite cette ville trop rose pour le désert de bitume parisien. C'est là, à coup de concerts (dans la capitale comme en Angleterre où, comme souvent, les bons groupes français ont vite leurs entrées…) que le cri de loup peaufine ses influences, digère les Opus brûlants des plus grands noms du Stoner, matinée de Grunge et de Hard Rock. En résulte 7 titres admirablement bien produits, directs et sentant ce désert pourtant loin du quotidien de ces Quatre jeunes hommes. Si le Dog On A Leash qui ouvre les débats est 100% dans la veine d'un Kyuss, porté par un riff aussi sensible qu'inspiré, on sent déjà une certaine mélancolie à l'écoute de la musique proposée par The Howling, quelque chose de planant, amené par la voix de Julien Mangogna, une ambiance qui servira de fil conducteur tout au long de ce Ep. Car les 7 titres de Desert Song sont autant de preuves du prisme rock couvert par le répertoire de The Howling, chantant en français sur un très désabusé fin du Jeux, se mettant à un ambiant de veillée mystique avec The Race, interlude très agréable par ce petit arpège, et la complainte qui se met en place, Un Desert Song non sans rappeler les Red Hot Chili Peppers, plus direct, groovy et accessible. S'en suivent pêle-mêle la ballade Pop Sister n'Angel, aux relents Rockabilly, puis Surfin' 70'S qui par son riff et sa base rythmique rappelle le Hard tel que les américains le voyait il y a déjà 30 ans. Simple et efficace avant que Sinner clôture le brûlot sous la forme d'une ballade aussi désabusée que somptueuse.
Bénéficiant d'une identité forte et d'une production impeccable, The Howling dépose aux pieds d'un Stoner jamais vraiment éteint une perle du style, de bonne augure pour la suite des évènements.
Iro22
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