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Site : http://www.thehowling.org



Présentation :
Hiver 2001, dans un de ces patelins insignifiants qui bordent Toulouse, trois teenagers ravagent les clubs locaux sous le nom de Teddy Bear .
On y retrouve notamment deux fortes figures : Guillaume Raynal, jeune batteur inspiré, et Julien Mangogna, autodidacte et charismatique, dans le rôle d’un frontman inépuisable.
En septembre 2003, à peine âgés de 20 ans mais corps et tripes déjà inextricablement liés à la scène, ces deux inséparables sont « appelés » par les sirènes de la grande ville et s’exilent à Paris guitares sous le bras. En chemin ils deviennent ( une nuit de pleine lune dit-on ) The Howling, littéralement « le Chant du Loup ». Plus qu’un nom, le symbole d’un appel irrépressible, de la voix de l’instinct et de l’inné.
Ils emmènent avec eux leurs compositions taillées dans le rock, le vrai : puisant leur énergie dans les riffs métalliques d’un Paranoid de Black Sabath, comme dans les voix caverneuses de Bertrand Cantat et Mark Lanegan. Aujourd’hui la palette sonore de The Howling s’enrichit encore, bénéficiant désormais des arrangements subtils du guitariste sous influences tooliennes Médéric Bogo et du groove de «funky» Thibault Ara à la basse, issu du jazz et de la soul.
28 Juin 2006 : Rock Live annonce la publication officielle d’un EP 7 titres, "Desert Songs", nommé ainsi comme un clin d’œil aux pères du mouvement stoner : Kyuss et leur album Sky Valley. Derrière la console, on retrouve Lionel Darenne, réputé pour ses multiples collaborations aux côtés de Steve Albini, producteur phare des 90’s (Nirvana, Dionysos) et D2R2 officiant pour le label Sriracha ( Lofofora, Watcha ... ) .
Ce 1er disque salué par les critiques laisse à penser que la suite sera explosive : car c’est avant tout sur les planches que The Howling s’est fait les dents, marquant les esprits par des sets live d’une rare intensité. Pour le groupe : une parenthèse ouverte dans le temps, une catharsis. Pour le public : une expérience scotchante où l’on en vient à croire que tout peut arriver ; ce qui est le cas.
Octobre 2006 : les lads planchent activement sur l’écriture de leur 1er album, faisant la part belle aux hymnes rock débridés et aux ambiances folk feutrées, mêlant habilement la langue de Molière et de Shakespeare dans des textes picturales, intimes et sensuels..

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Avis de la rédaction :

trackliste :
1 - Dogs on a leash
2 - Fin du jeu
3 - The race
4 - Desert song
5 - Sister n'angel
6 - Surfin 70's
7 - Sinner


Line up :
Julien Mangogna (chant, guitares), Guillaume Raynal (batterie), Benoit Guilbaud (basse), Ludovic Fontaine (guitares)

Desert Song… avec un nom comme ça difficile de cacher une affection toute légitime vers la scène Stoner Américaine, Kyuss en tête. Et c'est tant mieux. The Howling, né sur les cendres de Teddy Bear quelque part à Toulouse quitte vite cette ville trop rose pour le désert de bitume parisien. C'est là, à coup de concerts (dans la capitale comme en Angleterre où, comme souvent, les bons groupes français ont vite leurs entrées…) que le cri de loup peaufine ses influences, digère les Opus brûlants des plus grands noms du Stoner, matinée de Grunge et de Hard Rock. En résulte 7 titres admirablement bien produits, directs et sentant ce désert pourtant loin du quotidien de ces Quatre jeunes hommes. Si le Dog On A Leash qui ouvre les débats est 100% dans la veine d'un Kyuss, porté par un riff aussi sensible qu'inspiré, on sent déjà une certaine mélancolie à l'écoute de la musique proposée par The Howling, quelque chose de planant, amené par la voix de Julien Mangogna, une ambiance qui servira de fil conducteur tout au long de ce Ep. Car les 7 titres de Desert Song sont autant de preuves du prisme rock couvert par le répertoire de The Howling, chantant en français sur un très désabusé fin du Jeux, se mettant à un ambiant de veillée mystique avec The Race, interlude très agréable par ce petit arpège, et la complainte qui se met en place, Un Desert Song non sans rappeler les Red Hot Chili Peppers, plus direct, groovy et accessible. S'en suivent pêle-mêle la ballade Pop Sister n'Angel, aux relents Rockabilly, puis Surfin' 70'S qui par son riff et sa base rythmique rappelle le Hard tel que les américains le voyait il y a déjà 30 ans. Simple et efficace avant que Sinner clôture le brûlot sous la forme d'une ballade aussi désabusée que somptueuse.

Bénéficiant d'une identité forte et d'une production impeccable, The Howling dépose aux pieds d'un Stoner jamais vraiment éteint une perle du style, de bonne augure pour la suite des évènements.


Iro22








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