tracklist :
- Intro/Alcohsonic Days
- Big City Life
- Brain's Land
- Bloody Whiskey
- Doctor Rock (Mötörhead Cover)
- Life
- Schizo Man
- Alien Sex Generator
| Never Drink Without Sonic Element!
Nous voilà prévenus! L’esprit Bière et Rock tel que Mötörhead l’avait instauré il y a des milliers d’années est en plein revival et ce sont des groupes burnés, souvent Side project tels que Chrome Divison, Queen Of The Stone Age, Hermano ou les Spiritual Beggars qui reprennent le flambeau, délaissé par le grand Kyuss juste après que le cirque ait quitté la ville. Ce que l’on appelle désormais Stoner vient dynamiter ce monde métallique qui semble régner sur le prisme Rock depuis les 90 ‘S. Alors où en est la France de ce coté ?! Et bien la résistance s’organise messieurs et les écoutes prolongés de Hard 70’S, De Mötörhead et autres Kyuss ont suscités des vocations Stoniques. Après The Howling, qui s’est trouvé au fil des répet’s une indéniable envie de Stoner, voici Alcohsonic, groupe qui ne se revendique pas forcement du désert mais dont l’esprit, résolument tourné vers les Septante donne à son rock ces relents si particuliers, qu’il est aisé de rapprocher à la scène susnommée.
Dans le grand cirque des influences on retrouve, derrière un Aerosmith omniprésent dans le catalogue de ces musiciens, diverses formations Ricaines, flirtant avec le Rock Sudiste de Grand Funk Railroad, Lynyrd Skynyrd ou Zakk Wylde. Ajoutez-y du Hard 70’S, tel que Led Zeppelin Rory Gallaguer et un gros zeste de Mötörhead et Alcohsonic peut exister.
Après une courte Intro aussi délirante que ce peut, le gros riff d’Alcohsonic Day met en garde l’oreille distraite : Ces petit Gars de Chilly Mazarin, en Essonne, prônent le rock sans prise de tête mais à haute teneur en Hard N Roll. Big City Life, plus déstructurée reste dans la même veine et l’on se prend à se passionner pour nos 4 mousquetaires Alcohliquo-Soniques. Single évident et meilleur étal du talent de nos gaillards, c’est sa version 2007, réenregistré qui éveillera aux oreilles de tous, par le biais du concours TNT de la Grosse Radio, l’évidente qualité musicale du combo. No Brain’s Land est n'est pas en reste, voyant Seb jouer avec les mots comme d'autre avec les femmes, saisissant. Vient l’intermède Bloody Whiskey, ballade sans autre prétention que de faire naître le délire, qui s’impose pourtant comme la meilleure façon de sceller une bonne beuverie entre pote.
Il est toujours agréable d’entendre claquer la basse et fuser la six corde sur la reprise de Docteur Rock de Mötörhead, rappelant s’il en est besoin de l’assise qu’ont Lemmy and Co sur les groupes naissant depuis 2 générations déjà. Très bon choix que ce morceau décapant, remontant la pression tombée au fond du Jack Daniel’s dans le titre précédant.
Coup d’arrêt après les 200 kilomètre/heure du Docteur Rock, Life joue la carte de la mélancolie, autre grand thème musical récurant dans le Stoner, cette ballade rend vraiment bien. Schizo Man monte en puissance et Alien Sex Generator (tiens Bill Clinton?!) nous démonte ce qui nous restait de tympans, sans concession aucune. 8 titres pour une bien bonne démo, puissante, bien balancée qui ravira sans conteste tout les amateurs du genre et peu être un peu plus car quand la qualité est au rendez vous…
Il est aisément identifiable après maintes écoutes que l’album est une double révélation : D’un coté la voix de Seb, chanteur biberonné par les standards du genre, prêt à tout pour trouver à force de travail ce qui risque fort de devenir un organe majeur du style et la guitare un rien psychédélique de Pierre M., gratteux d’exception masquant avec ces riffs sensibles et de premier plan les quelques carences provoqué par l’absence d’une paire rythmique solide, qui sera matérialisé par la suite, avec les recrus de choix que sont Ben et Pierre G, venant apporté un sacré plus de par leur oreille et leur connaissance de l’instrument qu’il pratique.
Après cette envie affiché d’en découdre avec les grands standards d’un Hard graisseux, tel que peux le jouer Américan Dog ou Nashville Pussy, Alcohsonic semble prendre une direction plus complète, tombant avec délice dans les affres Bluesy des prémices du style, enrichissant leur musique des quelques arrangements soniques de rigueur, gardant la décomplexions musicale de Never Drink Without Sonic Element en guise récréation phonique lorsque l’humeur l’exige. Et si le groupe était l’une des choses les plus intéressantes et prometteuses qui soit arrivé au Rock Français depuis… Trop longtemps.
Un groupe à suivre absolument.
Iro22
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