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Yes



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Groupe formé en 1968

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LA GENESE
La véritable naissance de Yes se situe dans la rencontre entre le chanteur Jon Anderson et le bassiste Chris Squire dans un bar de Londres durant l'année 1968. Officiant alors dans deux groupes différents (The Warriors et The Syn), les deux hommes se découvrent rapidement des gouts musicaux communs, notamment une passion pour les groupes aux harmonies vocales des années 60 (Simon & Garfunkel, The Byrds etc.). Ils regrettent cependant le soutien orchestral souvent faible de ce type de formation comparé à la puissance instrumentale d'autres groupes plutôt blues-rock et caractérisés eux par une faiblesse évidente au niveau vocal. Leur idée serait donc tout simplement de combiner des harmonies vocales complexes et assise instrumentale solide.
Pour cela, ils recrutent rapidement le claviériste Tony Kaye (The Federals), le guitariste Peter Banks (The Syn) et le batteur Bill Bruford (Savoy Brown) pour ensuite choisir un nom de groupe volontairement simple.
Après avoir assuré quelques premières parties de renom au Royal Albert Hall (Cream, Janis Joplin), le groupe signe chez Atlantic en 1969 et sort son premier album (Yes) la même année. On y retrouve ces fameuses harmonies vocales promises évoluant sur une musique pop teintée de folk, de classique mais aussi de space rock psychédélique. La section rythmique est d'ores et déjà complexe et atypique grâce à la puissance de jeu de Chris Squire et aux influences jazz de Bill Bruford.
Pour leur plus ambitieux second album (Time and Word) un an plus tard, les musiciens s'entourent pour la première fois d'un orchestre symphonique sur quelques titres. Ceci a pour effet de privilégier davantage les influences classiques et psychédéliques du groupe, sans pour autant surpasser le premier album. Si les premiers pas sont timides en studio, Yes devient en concert une véritable attraction et enchaine les premières parties prestigieuses (The Nice, Iron Butterfly?). Le guitariste Peter Banks quitte pourtant le groupe après l'enregistrement de Time and Word et laisse la place au talentueux Steve Howe.

LA MONTEE EN PUISSANCE
L'arrivée du guitariste Steve Howe correspond au stade décisif du troisième album. Nommé The Yes Album en l'honneur de ce nouveau départ, il inaugure une véritable explosion artistique et le début de l'ère classique de Yes. Le son Yes nait véritablement avec des titres qui n'évoquent alors rien de connu jusque là, comme "Starship Trooper" ou "Perpetual Change", le tout dans une atmosphère textuelle de science fiction chantée de manière très originale. The Yes Album bénéficie d'un succès commercial conséquent qui ouvre la voie vers les Amériques pour une tournée en compagnie de Jethro Tull.
Après le retour des Etats-Unis et une nouvelle tournée avec Ten Years After et le J. Geils Band, Tony Kaye quitte le groupe pour retrouver son pote Peter Banks au sein des Flash. Son remplaçant n'est autre que Rick Wakeman, alors claviériste prometteur du groupe The Strawbs. Cette nouvelle formation de Yes reste pour beaucoup la meilleure et les deux albums qui suivent sont là pour le prouver.

LA GLOIRE
L'année 1972 est l'année Yes par excellence. Ces cinq musiciens parmi les meilleurs et les plus ambitieux de la décennie réussissent à conjuguer leur force et à gérer leurs égos le temps de deux albums fabuleux. Sort tout d'abord Fragile, constitué pour moitié d'oeuvres individuelles impressionnantes tamponnant des titres collectifs éprouvants mais divinement interprétés. Quelques mois plus tard sort son indispensable compagnon Close to the Edge, considéré par beaucoup comme ce que le rock progressif a produit de meilleur. Chacun des cinq musiciens réinvente une manière de jouer de son instrument et, même aujourd'hui, cette musique reste sans équivalent ni possibilité de description fiable. Le succès commercial de ces deux albums dépasse celui des principaux groupes rivaux King Crimson et Emerson, Lake & Palmer, surtout grâce au single explosif "Roundabout". Fragile et Close to the Edge marquent également le début de la collaboration du groupe avec l'artiste Roger Dean dont les productions graphiques (pochettes d'albums, décors de concerts?) contribueront au succès mondial de Yes.

LE DECLIN
Alors au sommet de son art, le groupe entame son inévitable déclin. Bill Bruford part rejoindre King Crimson où il fera des merveilles et son remplaçant Alan White ne sera jamais à sa hauteur? Après une tournée des plus grandioses, immortalisée sur le double live Yessongs (1973), le public attend de pied ferme le prochain album du groupe. Et cette pression sera combattue par le groupe à coup de surenchère progressive?
Tales From Topographic Oceans (1974) est principalement l'initiative du chanteur Jon Anderson et du guitariste Steve Howe. Rick Wakeman semble quant à lui alors davantage préoccupé par le début réussi de sa carrière solo. Ce nouvel album reste à ce jour le meilleur symbole des excès d'un style musical et d'un groupe totalement pris au piège par ses stéréotypes. Les quatre titres de vingt minutes occupant chacun une face de vinyl sont parmi les plus hermétiques du siècle. Une partie du public reste aveuglement séduite tandis que l'autre partie crie à l'arnaque pure et simple. La plupart des clichés du progressif que combattront les hordes de punks quelques années plus tard se trouvent ici, sur les Tales From Topographic Oceans.
Rick Wakeman, qui aura l'honnêteté plus tard de reconnaître le caractère décevant de cet album, quitte le groupe dans la foulée pour se consacrer à sa lucrative carrière solo.

LES REMANIEMENTS
Le suisse Patrick Moraz remplace Rick Wakeman pour l'album suivant Relayer qui sort quelques mois plus tard. Bien que renouant avec une certaine musicalité plus attrayante, il est bien loin d'égaler Close to the Edge auquel il semble pourtant se référer comme pour se rassurer. Débute alors une pause de trois ans bien méritée pour le groupe.
Ces trois années ne seront pas si vides puisque consacrées à des albums solo de tous les membres de Yes. Le meilleur reste celui du bassiste Chris Squire : Fish Out of Water (1975) devant le Olias of Sunhillow (1976) d'un Jon Anderson alors très influencé par Tolkien et le Beginnings (1975) d'un Steve Howe décidemment très virtuose.
La machine Yes se remet toutefois en marche en 1977 aidée par le retour de Rick Wakeman alors dans le creux de la vague en solo. Going for the One (1977) dont la pochette n'est plus dessinée par Roger Dean ne réussit toujours pas à faire oublier les plus grands albums du groupe mais contient certainement une des plus grandes compositions de Yes ("Awaken"). Le plutôt désastreux Tormato qui suit un an plus tard incite Rick Wakeman à quitter une nouvelle fois le groupe, mais cette fois en compagnie de Jon Anderson qui entame alors une collaboration avec Vangelis. Pendant ce temps là, Steve Howe sort son meilleur album solo : The Steve Howe Album (1979).
Les nouveaux arrivants Trevor Horn (chant, guitare) et Geoffrey Downes (claviers) participent en compagnie des membres restant (Howe, Squire, White) à la confection d'un album surprenant de qualité : Drama (1980). C'est toutefois la formation classique du groupe qui est à l'honneur pour la sortie du live Yesshows (1981) plutôt efficace.

LA RESURRECTION
Le départ du guitariste Steve Howe avec Geoffrey Downes en 1981 pour former Asia semble condamner Yes pour de bon. Mais Chris Squire qui reste le seul fondateur encore présent reforme le groupe en recrutant le guitariste sud-africain Trevor Rabin et en rappellant Jon Anderson ainsi que le premier claviériste de Yes Tony Kaye. Ce nouveau Yes reste une des résurrections les plus surprenantes de l'histoire du rock. L'album 90125 (1983) avec son single "Owner of a Lonely Heart" au succès phénoménal relance un groupe d'origine progressive par un surprenant dance-rock où les talents de producteur de Trevor Rabin se révèlent au grand jour. L'album qui suit en 1987 (Big Generator) est grossièrement de même facture avant que les musiciens ne s'éparpillent de nouveau dans de multiples directions tout en assurant des reformations ponctuelles par-ci par-là.
Cet investissement occasionnel d'une grande partie des différents membres de Yes, toute époque confondue, permet au groupe de sortir régulièrement des albums plus ou moins séduisants. Union (1991), Talk (1994) et Open Your Eyes (1997) ne passionnent pas outre mesure tandis que les Keys to Ascension I (1996) et II (1997) sont de véritables réussites par leur concept : des reprises live fidèles de leurs plus grands titres associés à de nouvelles compositions. The Ladder (1999) est gentiment nostalgique tandis que Magnification (2001) marque la première collaboration du groupe avec un orchestre symphonique depuis Time and Word en 1970.

Religionnaire



Discographie

1969 -Yes
1970 -Time and Word
1971 -The Yes Album
1972 -Fragile
1972 -Close to the Edge
1973 -Tales From Topographic Oceans
1973 -Yessongs
1974 -Relayer
1974 -Yesterdays
1977 -Going for the One
1978 -Tormato
1980 -Drama
1980 -Yesshows
1983 -90125
1985 -9012 Live: The Solos
1987 -Big Generator
1989 -(ABWH) Anderson Bruford Wakeman Howe
1991 -Union
1991 -YesYears
1993 -(ABWH) An Evening of Yes Music Plus
1994 -Talk
1996 -Keys to Ascension
1997 -Keys to Ascension Vol. 2
1997 -Open Your Eyes
1999 -The Ladder
2000 -House of Yes?Live From The House of Blues
2001 -Keystudio
2001 -Magnification


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