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STYLE : Hard Rock


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Wolfmother - Cosmic Egg - 2009

1California Queen
2New Moon Rising
3White Feather
4Sundial
5In The Morning
610.000 Feet
7Cosmic Egg
8Far Away
9Cosmonaut
10Pilgrim
11Eyes Open
12Back Round
13In the Castle
14Caroline
15Phoenix
16Violence of the Sun
Découvrez la playlist Cosmic Egg avec Wolfmother

      Ulyssangus


29/10/2009    

Quatre ans. Quatre ans ont passé depuis l’émergence de la dernière tornade hard rock australienne. Wolfmother, en 2005, avait fédéré en un seul album l’ensemble du public hard, alors en plein désespoir depuis le milieu des années 90 et la paralysie des Guns N’ Roses et l’apathie d’AC/DC. Le trio avait prouvé que le hard rock pouvait connaître un succès planétaire au cœur des années 2000, sans sacrifier aux modes ou au démon de l’opportunisme. Le premier opus des australiens fut justement et dignement fêté aux quatre coins du monde, un monde sillonné durant des mois par un groupe jamais avare de frénésies scéniques. Puis, lentement, les choses semblèrent se déliter. D’innombrables rumeurs couraient sur le groupe, allant de la séparation pure et simple à l’enregistrement d’un nouvel album. Quelques-unes de ces rumeurs allaient s’avérer fondées, semant le désarroi parmi les amateurs de musiques lourdes. En 2008, Chris Ross et Miles Heskett annoncèrent leur départ, laissant Andrew Stockdale seul, prétextant des désaccords irrémédiables concernant la direction musicale à emprunter. Stockdale, après d’interminables instants de flottement, décida de poursuivre l’aventure, réunissant en peu de temps un groupe neuf. Cette fois, l’ambiguïté est levée : le bouillant chanteur et guitariste s’affirme comme le seul maître de l’entité Wolfmother. Pour signifier au monde une telle prétention, il lui manque un manifeste.

Ce manifeste s’appelle Cosmic Egg. Le bruit en frémissait depuis quelques mois : Wolfmother, deuxième du nom, avait commis un album tellement frénétique, tellement flamboyant, que la face du rock pouvait en être bouleversée. Les deux singles annonciateurs, Back Round et New Moon Rising, décuplèrent les attentes du public, légèrement sceptique après une si longue absence. Et enfin, le voici, cet Œuf Cosmique. Que le lecteur soit prévenu : avec ce disque, Wolfmother vient de dépasser son statut d’espoir du rock pour atteindre celui de meneur, de chef de meute… Le dément riff introductif, monstrueux de vélocité et de précision, jetterait le plus audacieux auditeur à bas de son siège. Et ce pauvre auditeur, encore titubant, pantelant, se verrait immédiatement assommé par un break aussi pesant que le plomb en fusion, le renvoyant ainsi à la notion même de rock’n’roll. Oui, Cosmic Egg est de cette espèce-là. Un album d’une classe que l’on ne rencontre que peu souvent. Si Wolmother parvient à publier à nouveau un album de cette trempe, il pourra prétendre au trône suprême, celui du plus grand groupe de rock contemporain, pour l’instant toujours occupé par le monstre bicéphale de The Mars Volta. Mais ce ne sont qu’extrapolations et divinations. Cosmic Egg, lui, est bien réel, et bien là. Il insiste. Il récidive. Et l’on ne peut que l’écouter… Et l’admirer.

La réorganisation stratégique opérée à la diable par Stockdale a profondément influencé le son de ce second album. L’adjonction d’un second guitariste, Aidan Nemeth, a eu en particulier des répercussions stupéfiantes sur le style du combo. Et, comme dans toute bataille, il y eut des gagnants et des perdants. Les vaincus sont sans aucun doute les claviers. Les envolées d’orgue directement héritées de Deep Purple et d’Uriah Heep sont bel et bien révolues, à peines remplacées par quelques discrètes mélodies de piano habilement servies par le bassiste et claviériste Ian Peres. Les vainqueurs sont sans doute aucun les guitares. Tantôt véloces, tantôt rugissantes, les six-cordes sont omniprésentes, rivalisant d’agressivité et d’inventivité dans une course ininterrompue en direction d’un Walhalla rock’n’roll. Stockdale n’a jamais aussi bien chanté : ses feulements sur California Queen en sont la preuve impérieuse. Mais il est une question qui brûle les lèvres de l’auditeur impatient : Cosmic Egg est-il meilleur que l’éponyme ? Oui, cent fois oui. Débarrassé de ses errances juvéniles, Wolfmother vient d’accomplir sa mue, menant désormais sa meute d’une main sûre. Cosmic Egg est, osons le dire, un de ces disques qui rendent foi dans la destinée du rock, maintes fois mise à mal durant les obscurs temps contemporains. Le futur de la musique populaire passe-t-il par Wolfmother ? L’avenir le dira…


Avis de la Team
Iro22
PinkZeppelin
Religionnaire
Roquentin
StarChild
Ulyssangus

Les internautes ont la parole! : 2 message(s)    Laisser un message

chinasky  05/11/2009    avis
Excellent album qui nous rappelle les grandes heures du rock 70's (Led Zep etc..)


Seb  30/10/2009    avis
Excellente chronique ! En concert à Paris en Janvier !



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2084

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