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STYLE : Rock Blues

DU MÊME ARTISTE :




JJ Cale - Roll On - 2009

1Who Knew
2Former Me
3Where The Sun Don't Shine
4Down To Memphis
5Strange Days
6Cherry Street
7Fonda Lin
8Leaving In The Morning
9Oh Mary
10Old Friend
11Roll On
12Bring Down The Curtain

      StarChild


20/02/2009    

2009 ROLL ON ... UN GRAND CRU...

Tandis que certains l’avaient déjà installé sur le rocking chair de ceux qui n’ont plus rien à prouver. Que d’autres l’imaginaient se reposer tranquillement sur son blues. Voici qu’a plus de 70 ans, loin du dépôt de bilan, John W. Cale, dit J.J. Cale, revient sur le devant de l’actualité avec un nouvel album. Il faut dire que lorsque la nouvelle est tombée, c’est d’abord la stupeur qui l’a emporté. Vous savez, cette sensation de chaleur qui vient vous prendre tout le corps et qui vous transforme durant quelques secondes en points de suspension. En effet, pourquoi sortir de sa réserve lorsque l’on a déjà tout écrit et, a fortiori, que l’on est reconnu de son vivant comme une légende ? Difficile question, si l’on s’en réfère à la qualité du disque en présence. Car, encore une fois, au-delà de l’évènement - cela fait cinq ans que son dernier enregistrement solo, To Tulsa And Back, est sorti - c’est le retour de ce style unique, tout en laid back, qui excite inévitablement l’imagination. Toujours enregistré de manière aussi spontanée, Roll On est cependant un disque assez spécial. En ce sens, que s’il signe le retour d’un Cale immédiatement identifiable, plusieurs titres n’hésitent pas à se lancer avec bonheur sur des chemins de traverse inattendus.

Comme à son habitude, pour cette énième balade sur les rives du Tusla Sound, JJ Cale a pratiquement tout géré seul. Et disons le sans détour, avec cette nouvelle communauté de chansons, chacune s’harmonisant avec la suivante, le résultat est à la hauteur de l’attente. Scat sur le beat jazzy de l’efficace Who Knew ou posant sa voix sur le jeu expressif d’un piano à la Paolo Conte, si les premières minutes peuvent dérouter quelque peu, on note immédiatement que l’homme n’a pas changé sur le fond. Aussi, après deux hits en puissance plutôt engageants, c’est presque sans transition que l’on retrouve ce pur mélange de country, de rock et de blues qui fit autant les beaux jours de Naturally que de Troubadour. Imaginez le vent venant se frotter à la surface de l’eau et vous saurez tout de cet album. Ici, l’air est fluide, vibration, guitare. Avec toujours ce petit quelque chose d’intemporel, d’universel, qui fait la différence et que l’on nomme le feeling. En fait, à l’image de Where The Sun Don't Shine, chaque titre à suivre est un modèle de liberté. Une parenthèse esthétique simple en apparence, mais travaillée de telle sorte qu’on en retient que l’émotion. La signature des grands, en somme.

Sans avoir besoin de le passer par le détail, en définitive, hormis Eric Clapton en guest sur Roll On, cet album est l’œuvre d’un solitaire. Non pas celui d’un ermite, comme on aurait tendance à nous le faire croire, mais celui d’un homme tranquille. Plus précisément, celui d’un musicien dont la passion l’amène à aller au-delà du simple talent. Ainsi, plus vert que jamais, inspiré, toujours aussi doué lorsqu’il s’agit de poser son regard sur l’instant qui passe, JJ Cale renouvelle ses gammes pour en faire un millésime.


Avis de la Team
StarChild

Les internautes ont la parole! : 4 message(s)    Laisser un message

StarChild - Destination Rock  21/03/2010    avis

Cher ZVLÖRG, merci pour tes conseils et commentaires avisés.



zvlörg  21/03/2010    avis

Avec une écoute plus approndie, je l'adore encore plus, tout y est, du jazzy Who Knew au blues Former Me en passant par le rock 'n' roll Roll On (revoilà ce bon vieux Clapton) ou la country de Cherry Street. Et en mélangeant tout ça donne quoi? Un Down To Memphis absolument génial et incontestablement le sommet de l'album, avec quand même l'émouvant Leaving In The Morning et sa steel guitar. Si on ajoute quelques bonnes surprises comme les presque funky (toute proportion gardée) on obtient sans hésiter un must de la carrière de JJ Cale, et pourtant il y en a des musts dans sa disographie, d'ailleurs si la team lis encore les commentaires je conseillerais à qui ne l'a pas écouté (ce qui n'inclut pas ce cher Starchild j'imagine) l'album Grasshopper, ainsi que Okie, en plus du Road To Escondido mentionné plus bas


zvlörg  06/01/2010    avis

Rien à dire, la perfection cet album est absolument sublime. Les airs rêveurs et bluesy sont une nouvelle fois au rendez-vous. Cher StarChild merci pour ta chronique, je te conseille The Road To Escondido en duo avec Clapton sorti en 2006, une pure merveille !


baroudeur 73  07/04/2009    avis

Comme un grand cru, cette dernière (?) merveille du lonesome cow-boy de l'Oklaoma, se déguste à petites gorgées. C'est un guitariste de légende. Ceux qui en doutaient peuvent réécouter "Call Me The Breeze" en duo avec Clapton. Histoire de se mettre en appétit... Chapeau Monsieur Cale et bon anniversaire !



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