Dernier album de Metallica avec feu Cliff Burton, Master Of Puppets n’est pas un album comme les autres. En effet, au-delà de ce metal décomplexé, de cette exploration de l’âme humaine, ce disque est avant tout une sorte de nouveau continent. Un territoire insolent dont on ne mesure pas immédiatement l’étendue, tant son contenu dépasse par moment les frontières de certains mondes. A son sujet, si parler de mutation s’impose à l’esprit, c’est surtout en le replaçant dans son contexte que ce disque prend toute sa démesure. A l’époque, la concurrence est rude. Tandis que Slayer et Megadeth viennent de propulser la rage et les ténèbres sur des chemins insoupçonnés, certains s’interrogent sur l’avenir. S’interrogent sur les perspectives d’évolution d’un thrash qui, hormis la surenchère, ne laisse rien augurer de nouveau. Cela, les Four Horsemen l’ont bien compris. Aussi, sans qu’il soit question de compromis, ni de céder à l’apaisement, le groupe va imposer un nouvel ordre musical fait de chaos, d’émotion et d’intelligence. Un chaos fondateur en quelque sorte. Le genre d’étincelle de fin de vie et de début de tout, dont l’impact sur l’environnement se manifeste encore aujourd’hui.
Il y a quelques mois, pour lustrer sa fureur suite à un premier album radical, Metallica n’avait pas hésité à introduire quelques subtilités inattendues dans Ride The Lightning. Sur le coup, bien que ces injections n’aient pas fait l’unanimité, ce monument d’angoisse sourde - une pure réussite - avait cependant laissé entrevoir la possibilité d’une autre forme de colère : mieux pensée, plus réfléchie. Ainsi, très attendu, sujet à tous les fantasmes, c’est par la grâce d’un troisième enregistrement surdoué que les américains vont anoblir définitivement leur thrash metal. Car, au-delà d’une nouvelle forme d’écriture, d’une éloquence parfois progressive, Master of Puppets est avant tout un album crucial. Crucial, parce que derrière sa toute puissance, il hisse le tragique, l’émotion à des niveaux inespérés. Cependant, si comme pour son prédécesseur l’aspect mélodique y est renforcé, ce qui en fait un objet rare reste cette faculté d’avoir su canaliser la matière pour gagner en maturité. Musicalement tout d’abord : son titre éponyme en est la démonstration flagrante. Mais aussi grâce des textes mettant en avant les aspects les plus sombres de la nature humaine.
Pour celui qui le rencontre aujourd’hui, disons le sans détour, il y quelque chose de shakespearien dans le monde de Master of Puppets. Aussi, derrière les rythmes survoltés de Battery, la noirceur oppressante de The Thing That Should Not Be, rien d’étonnant à ce qu’on y retrouve l’homme. L’homme submergé par le mal qui l’entoure. Cet homme que l’on voudrait convaincre d’une faute originelle. Au final, on l’aura comprit, le quatuor ne signe pas seulement un album que l’on peut qualifier d’exception - tout a déjà été dit sur l’inévitable Orion, les riffs syncopés de Disposable Heroes, ce bassiste hors norme qu'était Burton - il va beaucoup plus loin. Plus loin que tout autre par ses prises de risques. Plus loin, parce qu’il ose jusqu’à sonder la violence pour y trouver l’origine d’une fracture plus nuancée. D’une manière générale, en autant d’assauts subtils et de colères impétueuses qu’il n’en faut pour le dire, ce qui force le respect dans ce disque se résume en deux mots : autorité et conviction. En quelque sorte, dirons certains, la genèse selon Metallica.
no quarter 23/08/2010 avis: Bon, le trash, le speed-métal, tout ça, c'est pas mon truc. J'ai quand même jeté un coup d'œil à "Master of Puppets" pour voir, histoire d'essayer de me débarrasser de mes préjugés sur le genre.
Ce qui me gêne le plus, c'est l'aspect bourrin: la rythmique monolithique est trop imposante et me lasse vite (la batterie...). Mais bon, c'est le genre qui veut ça.
Bon, au contraire d'autres groupes tels que "Nirvana" que je n'aime guère (euphémisme), l'œuvre de Metallica n'est pas outrageusement surestimée (voire même pas surestimée tout court).
Mais j'ai eu mal aux oreilles, et comme je ne suis pas maso, la note s'en ressent: en attendant de revoir la notation à la hausse, j'accorde un pas mal (quelque peu ironique!).
simon 29/10/2008 avis: Un grand classique du métal... et un classique incontournable pour les initiés.
cédric 15/09/2008 avis: Un album que tout fan de heavy metal doit absolument avoir dans sa discothèque
Hendrix junior 19/11/2007 avis: Tout a déjà été dit sur ce disque monstrueux, j'ai juste envie de dire qu'il m'a foutu une sacré claque, j'aime beaucoup me le réécouter de temps en temps. Un album "incontournable", c'est clair.
rain singer 06/11/2007 avis: Je ne suis franchement pas un grand amateur de metal. Je ne perdrais pas mon temps à dire tout le mal que je pense d'Iron Maiden, Black Sabbath ou autres System Of A Down, mais je donne quand-même mon avis sur ce disque qui représente à la fois ce que je reproche au genre et ce que je peux encore y apprécier. Battery et Master Of Puppets sont des monstres, le riff d'Orion est grandiose, mais le reste n'est que "tournage en rond" qui me donne vite la nausée.
Flo 26/08/2007 avis: Pour moi Master Of puppets est énorme, et je trouve les paroles très intelligentes... Ca critique la guerre, la religion... Que du Bonheur =)
julien 21/07/2007 avis: Quelle grande année qu'est cette année 1986: Queen est au sommet de sa gloire et nous livre malheureusement ses derniers concerts mais quels concerts!!!! et Metallica est également à son apogée: comme pour Ride the lightning j'augmente ma note.
-L'intro de Battery est similaire à celle de Fight fire with fire mais encore une fois c'est pour mieux nous surprendre avec double pédale et guitare génialissime
-Le morceau éponyme se trouve à la deuxième piste( Master of puppets) comme Ride the lightning sur Ride the lightning lol( le solo de guitare qui dure près de 40 secondes est dantesque tout comme les 2 ou 3 autres solos de guitare suivants)
- La basse de Burton sur The thing that shouldn't be est mémorable( RIP)
-Welcome home est plus une ballade mais reste dans la veine du speed-métal
- Disposable heroes qui dénonce les jeunes qui s'en vont trop tôt dans les tourments de la guerre est comme les autres chansons de Metallica remarquable( regardez aussi les paroles moi je dis chapeau bas James!!)
-Leper messiah traite de la religion et fait allusion à la mère de James morte alors qu'il n'avait que 17 ans( reprise également dans The god that failed)
- Orion est le second instrumental du groupe( si l'on considère que Anesthesia sur Kill'em all est plus un solo de basse qu'un instrumental, néanmoins demeure un instrumental) avec des références à la musique classique, morceau composé par Burton quel génie...
- Damage inc dont le début a été composé une fois de plus par Burton est tout simplement beau, remarquable et au bout de 1mn05 c'est de nouveau la violence qui prend le dessus.
Voilà un must pour tout fan de speed-métal qui se respecte, même plus qu'un must une référence.
Pour ce que je disais au début de cette chronique Queen et Metallica devinrent très populaires mais ces deux groupes vécurent une tragédie cette année là:
Pour Metallica la mort de Burton en septembre 1986 ils songeaient à tout arrêter mais poussés par les parents du défunt poursuivèrent l'aventure mais le niveau des albums suivants n'atteignèrent jamais le summum des trois premiers albums à cause de cette mort(ps: tous les textes dans leur intégralité figurant sur cet album sont époustouflants et montrent un certain caractère engagé)
Pour Queen ce n'est pas une tragédie mais 1986 fut leur dernière année de concert car juste après la tournée Magic tour Mercury apprit qu'il était contaminé par le virus du sida et le début de la fin arriva à petits pas( plus aucun concert du groupe à partir de ce moment là).
julien 13/04/2007 avis: Petite remarque à fgf: c'est toi qu'est affligeant et désespérant à souhait car si t'avais pris la peine de regarder la traduction des paroles peut-etre réviserais tu ton jugement et je ne comprends pas pourquoi tu trouves que c'est mauvais musicalement enfin je ne suis pas là pour dire du mal des autres excuse moi mais quand t'entends cet album tu ne peux t'empêcher de penser au génie de ce groupe mais bon après chacun ses opinions j'essaie de respecter mais parfois comme ici je n'y arrive pas.
Sinon le dernier album avec CLIFF BURTON à la basse( eh oui c'est triste);puis une nouvelle fois tous les morceaux sont incroyables: rapidité et violence sont les maitres mots de cet album. Un LARS ULRICH toujours aussi grandiose et magistrale, une basse égale à elle-même, c'est à dire bonne( en particulier sur THE THING THAT SHOULDN'T BE l'un de mes coups de coeur) puis une guitare tellement époustouflante qu'elle vous cloue sur place( voir MASTER OF PUPPETS et la violence de BATTERY).
Mes morceaux préférés sont les trois premières chansons mais le reste est remarquable également: l'instrumental ORION mais qui est à mon goût d'un niveau moins élevé que THE CALL OF KTULU désolé puis la fin de DISPOSABLE HEROES tout simplement impeccable rien à redire.
Quant à LEPER MESSIAH ou encore WELCOME HOME elles égalent les autres.
Bref un must pour les fans de bonne musique violente( en tout cas en live quand les membres du groupe interpretent ou interpreterent les morceaux de cet album on peut voir à quel point ce groupe est plus que mythique)
drummerfromhell 25/03/2007 avis: Personnellement, Master of Puppets est LA piece maitresse de Metallica ! Il a revolutionné le genre avec le fameux "Raining Blood" d'un autre groupe pilier du métal, jai nommé Slayer.
J'ai une pensée particulière pour l'instru "Orion" qui est pour moi la preuve même que Cliff a réalisé de pures merveilles avec Metallica avant son decès arrivé bien trop tôt à mon gout. Ya rien à redire sur cette album: EXCELLENT !
Clash 12/03/2007 avis: Mon second disque préféré du groupe après "Ride The Lightning". Tout aussi pulvérisateur. J'adore "Battery", "Orion" et le morceau-titre. Mais, là aussi, tous sont splendides...54 grandes minutes !
Arthas 21/02/2006 avis: Pfff ça me désole de voir un commentaire pareil sur un album aussi culte que Master of puppets. Si encore les arguments étaient bons ça irait mais là ... on pourrait le mettre sur nimporte quel groupe on ne remarquerait rien.
Enfin bon, venons en à l'album : c'est simple, que ce soit l'intro de Battery, le break de Master of puppets, le solo de Disposable Heroes ou encore la superbe intrumentale Orion, il n'y a que des grands moments. Certains affirmeraient meme qu'il s'agit là le meilleur album de Heavy Metal de tous les temps. Je n'irai pas jusque là, ma culture musicale étant trop étroite pour dire ça. Mais je sais une chose : cet album est un chef d'oeuvre indispensable. Sans doute l'idéal pour se convertir au VRAI métal (je fais allusion aux ptits néo metalleux qui n'y connaissent rien, en particulier les fans de Slip**otte..).
fgf 14/01/2006 avis: J'ai trouvé cet album nul mais vraiment nul. Aucune chanson ne ma fait d'effet. Et après, on me dit que c'est un chef-d'oeuvre.... Quant aux paroles, elles sont affligeantes.