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STYLE : Speed Metal

DU MÊME ARTISTE :

Masterplan - MkII - 2007

1Phoenix Rising
2Warriors Cry
3Lost and Gone
4Keep Me Burning
5Take Me Over
6I'm Gonna Win
7Watching The World
8Call The Gipsy
9Trust In You
10Masterplan
11Enemy
12Heart of Darkness

      Jerome


14/02/2007    

MkII, rien à voir avec la fameuse Ford GT40 MkII victorieuse au Mans en 1966, mais c’est le nom du nouvel opus du All-Star Band du Speed Metal qu’est Masterplan. De la formation originale, il ne reste que le talentueux Roland Grapow (bien que le claviériste, Axel Mackenkrott soit là depuis le premier album, mais il était précédé par Janne Wirman, de Children of Bodom), guitariste professionnel de son état, mais également ex-membre d’Helloween (un CV des plus corrects).
Au chant, à la place du talentueux Jørn Lande, parti pour divergences musicales en 2006, Mike DiMeo (ex-Riot notamment), qui a un timbre de voix plus aigu, on y reviendra plus en détail par la suite. Autre arrivée depuis ‘Aeronautics’ (l’album précédent), Mike Terrana aux fûts (ex-Rage) à la place d’Uli Kusch (ex-Helloween). Ces deux nouveaux membres sont américains, et rejoignent trois Allemands, pour un axe germano-américain des plus explosifs !
La mission de MkII paraît tout simplement d’être dans la continuité des compositions du groupe, pour ne pas décevoir les fans de Masterplan, tout en évoluant grâce à un nouveau line-up.

Masterplan démarre sur un instrumental, Phoenix Rising, qui paraît plutôt épique, plutôt doux, alors que vient tout de suite faire front, avec d’emblée, une batterie oppressante, le jeu de jambe de Terrana qui s’adapte aux exigences du genre avec brio. La voix de DiMeo est surprenante, car elle ne change pas réellement la personnalité du groupe, bien que moins grave voire moins virile sur certains passages (pas sur cette chanson d’ailleurs, où il reste dans un registre plutôt classique, il ne prend pas trop de risques). Les soli de Grapow sont en général d’une grande virtuosité, et une fois n’est pas coutume, ils le sont sur cet album, sur « Warriors Cry », bien que l’on parte un peu dans des délires supersoniques pas forcément de très bon goût, ça reste cohérent. Roland atteint un sommet dans une des chansons prévues pour être passée en radio : Lost and Gone, où son jeu est particulièrement habile, propre et majestueux, tout en restant à un niveau de technique exigeant. Notons que la chanson dans son ensemble est une des plus réussies de l’album, courte (moins de trois minutes) mais diablement efficace).
Keeps Me Buning paraît plus pop que « Lost and Gone », d’où son passage prévu sur les ondes radiophoniques, le chant de DiMeo se montre moins puissant, le solo de Grapow se montre plus accrocheur et plus impressionnant, bien que moins intéressant que le précédent, et la batterie.
On remarquera sans peine que Masterplan ne prend aucun risque, en restant globalement dans des styles assez similaires de chansons en chansons, on est très enthousiasmé par une Take Me Over (en dépit d’un solo incroyablement incohérent et plus impressionnant que musical), moins par une I’m Gonna Win, trop pop, trop courte (moins de trois minutes) : et cela se poursuivra tout le long de l’album, avec l’alternance de morceaux plus ou moins Speed, d’autres plus ou moins FM, ce qui peut énerver à la longue. Même remarque pour le jeu de guitare de Roland Grapow, qui frôle parfois le sublime, mais qui fait plus que souvent frôler l’incohérence et le manque d’inspiration, en partant dans des envolées de legato, sweeping et compagnie à une vitesse supersonique. Si l’on apprécie les séances de tapping masturbatoires dont jouissaient les solistes de Hard FM dans les années 80, il se peut que la plupart des soli de l’ami Roland vous intéressent, sinon non, passez votre chemin.

Masterplan ne s’améliore pas, mais ne régresse pas pour autant, le changement de chanteur n’handicape en rien l’avancée de la formation germano-américaine. On reprochera aisément le manque d’inspiration de certaines compositions, le côté pop d’autres, la voix de Mike DiMeo qui peut irriter à certains moments (lorsqu’ils montent trop dans les aigus) ou encore la sous-utilisation du claviériste (ou plutôt, sa mauvaise utilisation, on l’aimerait plus présent à certains moments).
Pour finir, MkII est un bon album, rien de transcendant, on prend un certain plaisir à l’écouter, même si il paraît un peu lent à certains moments pour un groupe de Speed Metal.


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