©Vertigo

STYLE : metal

DU MÊME ARTISTE :































Metallica - Load - 1996

1Ain't My Bitch
22 X 4
3The House Jack Built
4Until It Sleeps
5King Nothing
6Hero Of A Day
7Bleeding Me
8Cure
9Poor Twisted Me
10Wasting My Hate
11Mama Said
12Thorn Within
13Ronnie
14The Outlaw Torn

      Iro22


05/01/2008    

1991, Metallica est sur le toit du monde Heavy Metal. Le black Album s’est vendu dans des proportions incroyables, réussissant à être 6 fois disque de platine en un an aux états unis. La tournée faramineuse qui a suivi à duré plus de trois ans et a repoussé les limites du genre, voyant les californiens jouer en Asie, provoquant alors des raz de marée humains, décontenançant les autorités locales et causant plusieurs morts. Plus que personne, les Four Horsemen incarnent le genre, adulés en masse ou détestés par les plus élitistes, dont le mépris oscille entre snobisme mal placé et véritable difficulté à voir le groupe qui incarnait le Thrash devenir une machine pour tout le monde. Metallica fédère par centaines de milliers, divise les puristes mais ne laisse personne, non personne indifférent.

Metallica ou l’Heavy Metal Machine.

1996, la trentaine s’est immiscé dans le quotidien du groupe marquant du sceau de l’age sage chacun de ses membres. Certains sont pères, tous sont incroyablement riches et le trip metal Héroïc Fantasy, inspiré par Lovecraft n’est plus vraiment au goût de tout le monde. Comme The Unforgiven l’annonçait sur l’éponyme album tout noir de 1991, Hetzfield aime les westerns, leurs sonorités, et cette musique bien américaine, qui n’avait pour l’instant aucun rapport avec le son Metallica. Après avoir donc overspeedé la NWOBHM, après avoir repoussé les limites de cet univers, complexifié les structures, diversifié les plans puis composé quelques unes des plus belles pièces Heavy Metal - en s’affirmant chef de meute, jusqu’à vendre 40 millions d’albums en 10 ans - Metallica amorce le tournant le plus important dans sa carrière.

Les signes avant-coureurs ne trompent pas :

- 20 avril 1992 : Metallica fait parti des artistes invités au Freddie Mercury Tribute Concert de Wembley, où ils jouent Nothing Else Matters avant que James Hetfield viennent chanter Stone Cold Crazy avec les trois autre membres de Queen.
- Septembre 1995, Metallica se rend à Tuktoyaktuk pour participer à un festival publicitaire organisé par la bière Molton Ice.
- 10 avril 1996 : Metallica, alors en plein enregistrement fait une apparition au MTV Unplugged d’Alice In Chains… Les cheveux courts. Scandale chez les fans. - Le 27 juin de la même année, le groupe participe au Lollapalooza, un festival de musiques alternatives.
- Lars Ulrich se met à porter des sous-vêtements (lui qui ne l’avais jamais fait auparavant), le groupe pose pour Times habillé en mafieux cubains, puis en jean slim, maquillé à l’Eye Liner.

Alternatif… Le mot est lancé… Metallica, qui incarnait alors le thrash pur jus devient l'icône d’un rock graisseux, américain, alternatif... Outrage. Et pourtant… A écouter Load, album dont la pochette repousse les limites de la laideur (c’est une copie de Blood and Sperm, toile faite de sang et de sperme, par Anders Serrano, célèbre pour avoir suspendu un crucifix dans un bocal contenant sa propre urine), on ne peut légitimement que s’incliner devant le talent de composition d’un groupe toujours effervescent. Evidement ce qui frappe le plus reste le tempo, ultra ralenti, une urgence mûrie pour laisser place au groove, au riffs gras et inspiré, donnant un nouveau relief au son de Metallica.
Six singles seront tirés de cet opus (soit autant que pour le Black Album) et le disque se classera aussi bien que le précédent (soit numéro 1 partout) voire mieux (puisque numéro 1 en France aussi !).

Loin des contrées Heavy qu’ils ont contribué à faire avancer, Metallica s’attaque là à quelque chose de plus personnel, comme le prouve les textes de James Hetfield (Cure, Mama Said etc..) ancrés dans la réalité du chanteur. Ses démons enfin en boîte il exprime pour la première fois ce qui le ronge, à commencer par la mort de sa mère et son incurable problème d’alcoolisme. Coté musique, derrière les musclés Ain’t My Bitch, 2X4 ou Bleeding Me, plusieurs mid tempo font le forcing (King Nothing, Hero Of The Day) avant que Mama Said vienne rappeler le talent du groupe en matière de ballade. Seul Ronnie ne convainc pas totalement avec son riff très typé hard (une catégorie qui ne sied pas forcement à Kirk Hammet, dont le solo à cet endroit est difficile à encenser…).
C’est donc un nouveau Metallica qui se présente au public en ce milieu de décennie, fier d’une totale liberté artistique. Les show à guichet fermés qui se succèderont prouve que le public a suivi en masse, ce malgré une désertion totale de la frange la plus ancienne.

Heureux de cette nouvelle expérience, le groupe sortira l’année d’après Re-Load, composé de chutes de cet album. Le scandale ne fera qu’amplifier, sans entacher la réputation sans bornes du plus grand groupe de metal de tout les temps au grand dame de ceux qui sont restés bloqués en 1986. Mais regretter une époque révolue consiste t’il forcement à vilipender celle qui lui a succédée ?


      Requiem


18/10/2005    

Lorsqu’en 1991 Metallica est sorti, tout le monde a fait le constat que le changement de direction était évident. Cependant, aux yeux de l’opinion publique, le groupe était encore assez heavy pour être metal. Cependant, lorsque l’arrivée imminente du nouvel album se fit sentir après un calme plat de cinq ans (entrecoupé de la sortie d’un somptueux live), tout le monde se demandait quelle direction Metallica allait prendre. Nombreux étaient ceux qui espéraient un retour aux sources afin d’affirmer la puissance du heavy-metal en des heures difficiles (le genre se remet avec difficultés de la vague grunge).

Lorsque Load arrive dans les bacs, c’est la surprise. La pochette est étrange, voire laide, le logo a changé (pourquoiiiiiii ????), le look aussi, les membres du groupes arborent maintenant des fringues de pseudo-mafieux et ont le poil court. Mais bon, évidemment tout ceci est pardonnable. Peut être que le groupe avait envie de proposer une pochette un peu ‘artistique’ afin de toucher un public intellectuel, le changement de logo était compréhensible étant donné que le groupe ne faisait plus vraiment du metal, le look… Ok. Mais comment pardonner LA MUSIQUE ? Comment pardonner le fait que le groupe qui avait écrit un titre comme « metal militia » sur un commando ayant pour mission de convertir les âmes faibles à la puissance du metaaaal ont pu se transformer en une sorte de groupe de rock alternatif vaguement ‘hard’ ? Merde, il y a même un ballade country avec « Mama Said » et le clip qui accompagnait la chanson présentait un James Hetfield moustachu couvert d’un chapeau de cow-boy.

Et puis Kirk Hammet, pourquoi est-ce qu’il n’avait pas de disto ? Et puis James, pourquoi est-ce qu’il chantait bizarrement (cad, mal) ? Et puis Jason Newsteed, pourquoi… Pourquoi ils l’avaient gardé dans le groupe ? Et puis pourquoi est-ce qu’il y avait tellement de chansons remplissage ? Pourquoi ?
Enfin bon, Load était un album faible et son contenu était similaire à la substance étrange représentée sur la pochette. Je sais que certains vont m’accuser de ne pas être ouvert d’esprit etc. etc. mais je sais une chose : JE N’AIME PAS LOAD.


Avis de la Team
Deadkal
Iro22
KlOwN
Religionnaire

Les internautes ont la parole! : 5 message(s)    Laisser un message

MrPixel  20/10/2011    avis

Metallica déçoit énormément avec "Load" ! Beaucoup trop commercial et trop de chansons qui ne servent à rien et beaucoup trop confus entre Heavy Metal et Hard Rock aussi...La moitié des chansons se ressemblent toutes et sont soporifiques c'est chiant au possible et puis on est loin des textes magnifiques de "Master of Puppets" ou "Ride the Lightning" ! Bon cela dit "Ain't my Bitch", "Cure", "Until it Sleeps" et "King Nothing" sont de bonnes chansons mais 4 bonnes chansons sur 14 c'est trop peu !


le_duff  10/06/2009    avis

Je compléterais mon dernier post qu'à ma grande surprise et joie "the outlaw torn" a été joué en live avec maestria. Metallica n'est pas mort et à ce rythme arrivera peut être à donner du sens à ses évolutions. Les partisans jusque-boutistes des groupes qui ne se sont jamais reniés au risque d'offrir un encéphalogramme plat d'évolution musicale à leurs fans y réfléchiront peut être...


le_duff  14/03/2009    avis

Comme Faby je dirais... Après avoir brisé les codes du rock hérités du rythm 'n blues, Metallica les revisite et les transcende. Le problème c'est la continuité dans l'évolution: Metallica est revenu après une longue tournée triomphale mais n'offre peut être pas assez de clés pour adhérer au virage. Un peu plus de nervosité et de double basse à la batterie et le disque était sans doute le meilleur de leur discographie à mon goût. Quel plaisir toutefois de voir "bleeding me" et "until it sleeps" exhumés en concert sur le World magnetic tour. Pas si étonnant car en collant l'oreille après plusieurs écoutes, les connections entre death magnetic et les expérimentations de Load bien que subtiles sont très réelles.


faby  02/07/2008    avis

Je suis vraiement déçu de voir à quel point cet album, ainsi que Reload, son successeur, aient été ainsi critiqués. Je suis fan de musique, de metal assez hétéroclite (Slayer, Sepultura, Opeth, In Flames, Paradise Lost, Gojira..) mais aussi de rock ,hard rock, blues, funk... Et je peux admetre qu'il faut peut être aimer plusieurs genres pour apprécier Load. Il est certain que par cet album, Metallica a amorcé un virage. Je comprends que le fan de metal ne s'y retrouve pas. On a ici affaire à du heavy rock, voilà la grande différence. Seulement voilà, quand on accepte enfin d'écouter l'album en enlevant ses préjugés, on peut trouver d'immenses qualités, qui sont en dehors des références du metal. Je vais prendre l'exemple de 2 morceaux qui sont pour moi de vrais chefs-d'oeuvre, au même titre (quasiment :) que bien des morceaux d'un Master Of Puppets ou d'un Kill'Em All (et je sais que je pourrai me faire traiter d'hérétique en fondant ces comparaisons, mais j'insiste...) --> UNTIL IT SLEEPS : pas l'ombre d'un doute, Metallica a changé... sous ses dehors simplistes, ce titre est une merveille d'ingéniosité: une introduction superbe, qui sort de nulle part, des arpèges magnifiques, coupés en plein vol a coup de vibrato. Une batterie toute en nuances, un refrain accrocheur ponctué par des riffs bien ficelés. Un solo.. comment dire... complètement simpliste, mais du jamais entendu ailleurs (sonorités, disonnance maitrisée..) moi je dis bravo : ça sonne 'différent'. --> BLEEDING ME. Pour moi, le chef d'oeuvre de l'album. Que dire... une montée en puissance partant d'un enchevêtrement de guitares d'une beauté et d'une mélancolie rares. On note la recherche et la maitrise des sons utilisés. Un riff de refrain lourd et bien groove, bien accentué par la lenteur du tempo. Plus loin vient la cassure dans le morceau. Lourde, très lourde. La batterie s'immisse, un nouveau refrain, et la, un solo à grands renforts de wah d'une efficacité redoutable, qui s'immisse progressivement pour partir sur une cassure de rythme, suivie par tous les instruments dans une apogée grandiose qui donne de véritables frissons tant le morceau semble avoir été travaillé niveau arrangement. La fin redescend pour un final tranquille, qui donne toute la cohérence au morceau. A noter la batterie, qui ne fait pas dans le démonstratif, mais dans la nuance. Conclusion : pas un album de metal, mais un album maitrisé à la perfection dans un nouveau style heavy rock. Il faut apprécier cet album a sa juste valeur et mettre de côté ses préjugés en saluant l'audace.


electrochoc  15/05/2008    avis

Merci beaucoup iro22!!!! j'ai tellement entendu dire que Load était de la merde. J'ai commencé à écouter Metallica avec le Black puis avec Load . Mon frere ainé et ses potes me disaient tous que c'était un album de merde. Puis j'ai découvert Kill'em All, Ride, Master et And Justice. Je me suis alors rendu compte que le style avait en effet changé.J'ai adoré leurs anciens albums, mais je continue à adorer Load avec son sublime Mama Said qui est pour moi leur meilleure ballade ; meilleure que Nothing ou Fade. King of Nothing ou encore Ain't My Bitch sont mes préférées. En fait, je crois que ce qui m'a sauvé, c'est de n'avoir pas tout de suite connu la première période de Metallica. A chaque fois que j'entends quelqu'un, comme mon frère, critiquer Load, son argument c'est: Ha !c'est de la merde, c'est plus comme avant. Et alors, ce n'est pas parce que c'est different que c'est forcement nul. C'est une nouvelle ère, certes différentes, mais pas indigne pour autant.



Nombre de consultations
967

A Découvrir :











































© Tous Droits Réservés - http://www.destination-rock.com ® 2011
Radio partenaire : http://www.lagrosseradio.com/     Nb de visites : rencontres     Compteur :