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STYLE : Rock Psychédélique
DU MÊME ARTISTE :

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Grateful Dead - Live/Dead - 1969
| 1 | Dark Star
| | 2 | Saint Stephen
| | 3 | The Eleven
| | 4 | Turn On Your Love Light
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| 5 | Death Don't Have No Mercy
| | 6 | Feedback
| | 7 | And We Bid You Goodnight
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Malgré de terribles efforts fournis par le groupe, les trois premiers albums du Grateful Dead ne rendent pas justice à son talent. Le manque de patience de Jerry Garcia et de ses acolytes, ainsi qu’un déficit évident de discipline ont encombré l’enregistrement de ces disques. Le groupe se révélait également trop ambitieux, essayant de livrer le manifeste psychédélique définitif sans vraiment en avoir le talent, ses capacités de composition demeurant encore assez limitées. Pourtant, le Dead demeurait l’un des groupes californiens les plus réputés, grâce notamment à ses concerts. Véritables célébrations hippies, peintures vivantes d’interminables trips au LSD, les récitals du Grateful Dead sont vus à l’époque comme le summum de l’acid rock. La conséquence de cette double constatation n’est pas difficile à tirer : le groupe devait publier un album live. On peut même dire qu’il aurait dû le faire dès le début de sa carrière, mais peut-être n’était-ce pas sa priorité. Quoiqu’il en soit, plusieurs concerts donnés début 1969 furent soigneusement enregistrés par Owsley Stanley, prophète de l’acide lysergique et ingénieur du son attitré du groupe. Ces représentations, offertes à San Francisco et dans les environs, finissent par paraître durant l’hiver 1969 sous la forme d’un double album, Live/Dead. L’apogée du flower power est déjà passée à cette époque-là, et les sixties s’acheminent à pleine vitesse vers une fin tragique, symbolisée par le festival d’Altamont. Le Grateful Dead assistera, horrifié, à cette terrible transition vers une époque plus mûre et cynique.
Le Mort Reconnaissant, à cette époque, constitue une attraction scénique assez particulière, peu soucieuse des normes. Pas moins de sept musiciens se relaient sur scène, modifiant les morceaux chaque soir, s’échangeant les soli et les improvisations, le tout pour un résultat imprévisible, à la durée parfois colossale. L’un des grands atouts de cette smala déjantée demeure Jerry Garcia, homme d’aspect patelin et rondouillard, mais aussi guitariste flamboyant et passionné. Garcia est mis en valeur dès la première piste de l’album, Black Star, par ailleurs véritable monument du rock psychédélique californien. Alors que la version studio ne dépassait pas les trois minutes, le guitariste emmène le titre bien au-delà des vingt minutes. Son solo, grandiose à tout point de vue, reste une des références de la guitare acide, au même titre que le travail de John Cipollina sur Happy Trails. L’éclat de sa prestation est rehaussée par les interventions de ses camarades : il arrive ainsi fréquemment que les deux guitares ainsi que la basse se lancent, chacune de leur côté, dans de longues improvisations, sans jamais donner une impression de désordre ou de confusion, témoignant de l’extrême solidarité des musiciens et de leur prestance technique.
Le lecteur aura donc compris que le Grateful Dead est irréprochable d’un point de vue purement instrumental. Pourtant, cet album n’est pas exempt de défauts : le premier d’entre eux demeure le chant. Les harmonies vocales du groupe ne sont pas toujours concluantes, et le manque d’un chanteur réellement charismatique se fait parfois cruellement ressentir. Sans doute est-ce pour cela que les passages instrumentaux sont si fréquents dans ce disque. Certaines improvisations se révèlent assez peu inspirées, et certains choix artistiques sont assez contestables. En particulier, l’inclusion d’un morceau de près de huit minutes entièrement composé de bruissements de feedback peut être vue comme une coquetterie anti-commerciale tout à fait dispensable, car ennuyeuse et amusicale. L’originalité des morceaux tient surtout grâce aux multiples soli ajoutés par le groupe ; des titres comme Saint Stephen ou Turn On Your Love Light, épurés de ces disparates éruptions improvisées, se montrent en fin de compte terriblement banals. Pourtant, l’ensemble résonne comme l’achèvement d’un style entier, un style bancal mais très attachant. Il constitue également le premier d’une monstrueuse série d’albums live, le Grateful Dead ayant ensuite publié plusieurs dizaines d’équivalents, produits d’une vie entière passée sur la route et de milliers de concerts célébrant l’amour libre, le voyage intérieur, la paix de l’âme.
| Avis de la Team | | |  | | Ulyssangus |  |
Les internautes ont la parole! : 3 message(s) Laisser un message pierrep 08/10/2009 avis:  Un des "live" majeur de la culture rock. Le problème des voix ne me semble pas pertinent à l'écoute de Death don't have no mercy qui est superbement interprété avec un solo de Jerry absolument monstrueux. Un grand album.
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AtomDoom 06/10/2009 avis:  Superbe Live et jamais ennuyeux. Le tritre "Dark Star" est magnifique - il suffit de fermer les yeux et se concentrer (un peu) et on a l'impression de flotter dans l'espace (non non je n'ai pas fumer le moquette !!) : SUPERBE !!!
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Terry 30/09/2009 avis:  Excellent live ! Un poil trop long, mais très culte !
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